Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

24 juin 2018

Potins #25

Jasper Fforde est un auteur britannique né en 1961.

POTIN - Il a longtemps travaillé dans le cinéma.

Lisez : Les aventures de Thursday Next.

Potins_Jasper Fforde

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21 juin 2018

Le mystérieux Mr Kidder

Oates_Mysterieux Mr KidderRoman de Joyce Carol Oates.

L’été de ses 16 ans, Katya garde les enfants de la riche famille Engelhardt à Bayhead Harbor. Sa rencontre avec le vieux et élégant Mr Kidder marque un tournant dans sa jeune existence. Elle trouve auprès du mystérieux vieillard de quoi étancher son besoin d’être vue et reconnue, son désir de susciter l’intérêt et de plaire. « Car Katya avait cette faiblesse : elle voulait désespérément être aimée, même par les personnes qui lui déplaisaient. » (p. 119) Tout cela la change furieusement de son quotidien entre un père absent et une mère alcoolique et accro au jeu. L’attention que lui porte Mr Kidder est délicieuse, également gênante et souvent dérangeante, mais Katya ne peut plus s’en passer. « Ce fut alors qu’elle commença à penser souvent à lui. D’abord avec amusement, même avec dérision, puis avec une intensité de sentiment inexplicable. » (p. 77) Pour plaire au vieil homme, Katya accepte de poser pour qu’il fasse son portrait. Au fil des séances et des échanges, elle comprend enfin ce que Mr Kidder attend d’elle, en quoi consiste la fameuse mission qu’il veut lui confier. « Aucun baiser ne s’oublie ; il demeure dans le souvenir comme dans la chair. » (p. 111)

Il serait réducteur de comparer Katya a Lolita, même si les similitudes sont nombreuses. L’adolescente sait qu’elle détient un pouvoir considérable sur Mr Kidder, mais elle n’en abuse pas, sans cesse effrayée par ce qu’il pourrait entraîner. Son besoin profond n’est pas vénal, mais sentimental. « Elle éprouvait le désir d’être embrassée, enlacée et embrassée, d’être aimée et protégée. Car il n’y a aucune peur aussi primitive que celle de ne pas être aimée, de ne pas être protégée. » (p. 132) Elle est finalement telle qu’elle est décrite dans le titre original : A Fair Maiden. En anglais, l’adjectif fair a plusieurs sens : blonde, belle, honnête. Tout cela, Katya l’est et le reste, en dépit de quelques écarts de conduite. De la relation trouble et troublante qui unit cette très jeune fille et ce vieil homme naît une conclusion sublimée et purifiée de tout vice. Le mystérieux Mr Kidder se situe au croisement du conte de fées, du conte macabre et du conte initiatique. Plus court que d’autres romans très denses de l’autrice, il offre les portraits délicats de deux personnes isolées qui unissent leur solitude en un mélange de tendresse et de soumission/domination où le pouvoir change sans cesse de main.

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19 juin 2018

Challenge Destination PAL : ma PAL 2018

Voyage bien ordonné commence par soi-même : voici ma PAL, déclinée en papier et en numérique. Pas de sélection, j'inscris toute la liste et je verrai ce que ça donne à la fin de l'été ! Je compléterai progressivement en ajoutant les liens vers les livres lus.

Destination PAL

Ma PAL papier

  1. Watership Down, Richard Adams (relecture)
  2. Eova Luciole, Clara Dupont-Monod
  3. Journal d'une femme adultère, Curt Leviant (relecture)

Ma PAL numérique

  1. Des vies de papier, Rabih Alameddine
  2. La vie avant, Margaret Atwood
  3. La voleuse d'hommes, Margaret Atwood
  4. Le tueur aveugle, Margaret Atwood
  5. Marquée au corps, Margaret Atwood
  6. Alors vous ne serez plus jamais triste, Baptiste Beaulieu
  7. HHhH, Laurent Binet
  8. L'Aleph, Jorge Luis Borges
  9. Antispéciste, Aymeric Caron
  10. Le prince des marées, Pat Conroy
  11. Dark Matter, Blake Crouch
  12. Confession d'un enfant du siècle, Alfred de Musset
  13. Vernon Subutex 3, Virginie Despentes
  14. Désorientale, Négar Djavadi
  15. Histoire du juif errant, Jean d'Ormesson
  16. La promesse de l'aube, Romain Gary
  17. Les racines du ciel, Romain Gary
  18. Replay, Ken Grimwood
  19. Questions de caractère, Tom Hanks
  20. La femme aux lucioles, Jim Harrison
  21. Nuit, Edgar Hilsenrath
  22. Les particules élémentaires, Michel Houellebecq
  23. Les hirondelles de Kaboul, Yasmina Khadra
  24. Le fléau, Stephen King
  25. Minuit 2, Stephen King
  26. Les yeux dans les arbres, Barbara Kingsolver
  27. Alex, Pierre Lemaitre
  28. Trois jours et une vie, Pierre Lemaitre
  29. Les bienveillantes, Jonathan Littell
  30. Nous rêvions juste de liberté, Henri Loevenbruck
  31. La montagne magique, Thomas Mann
  32. L'histoire de Pi, Yann Martel
  33. Le coeur est un chasseur solitaire, Carson McCullers
  34. Frappe-toi le coeur, Amélie Nothomb
  35. Dahlia noir et rose blanche, Joyce Carol Oates
  36. Étouffements, Joyce Carol Oates
  37. Eux, Joyce Carol Oates
  38. Fleur vénéneuse, Joyce Carol Oates
  39. Folles nuits, Joyce Carol Oates
  40. Maudits, Joyce Carol Oates
  41. Mère disparue, Joyce Carol Oates
  42. Pastorale américaine, Philip Roth
  43. Qui a tué Glenn ?, Leonie Swann
  44. My Absolute Darling, Gabriel Tallent
  45. Je suis né un jour bleu, Daniel Tammett
  46. Guerre et paix, Leon Tolstoï
  47. L'ordre du jour, Éric Vuillard
  48. Cent ans, Herbjorg Wassmo
  49. Ces instants-là, Herbjorg Wassmo

Résultats à la fin de l'été : PAL papier : **/3 --- PAL numérique : **/49

PAL totale : **/52, soit ** % de ma PAL !

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17 juin 2018

Potins #24

Carole-Anne Boisseau est une autrice française.

POTIN - Je n'ai pas trouvé beaucoup d'informations sur cette autrice. En fait, je voulais surtout vous parler (encore) de Lapingouin, ce petit héros que j'aime tant.

Lisez : Les chocozoeufs de Pâques, Ma première nuit chez Tortuchon, Chut, Lapingouin est amoureux..., Raconte-moi quand j'étais né, Mon monde à moi et tous les jolis albums mettant en scène cet adorable personnage.

Potins_Carole-Anne Boisseau

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15 juin 2018

Challenge Destination PAL : édition 2018

C'est reparti, ma Lili !

Les blogueurs à destination de leur PAL sont priés de se présenter au ponton d'embarquement !

Destination PAL

 

Les règles ?

On prend les mêmes et on recommence, et surtout on continue à ne pas se prendre la tête !

Pour participer, communiquez-moi votre PAL dans les commentaires. J’accepte les liens vers des pages de blog ou les GoogleDoc, mais pas les documents Word ou PDF, ni les mails. Vous pouvez présenter toute votre PAL ou seulement une PAL d’été : à vous de fixer votre objectif ! Nous sommes là pour nous amuser, pas pour entrer en compétition avec nous-mêmes ou les autres.

Ensuite, il n’y a plus qu’à lire ! À la fin du challenge, vous comparerez votre PAL de départ et votre PAL d’arrivée. Je ne tiendrai pas la liste de vos lectures : moi aussi, je serai en vacances (enfin, non, pas vraiment, mais bon, je n'ai pas que ça à faire...) ! Je vous demande donc de créer un article pour recenser vos lectures estivales et les liens vers vos articles. À la fin du challenge, c’est les liens vers ces articles que je recenserai en bas de cet article. (Oui, c'est le quasi même texte que l'an passé et l'année d'avant... Pourquoi réinventer l'eau chaude ?)

 

Les dates ?

Le challenge commence le 20 juin. Certains d'entre vous sont en congés plus tôt que les autres, autant qu'ils en profitent pour bouquiner ! Il s'achève le 1er septembre, mais comme je suis un capitaine de bord très sympa, vous avez jusqu'au 30 septembre pour me donner le lien vers votre article récapitulatif. Et comme je suis une blogueuse hyper compréhensive, vous pouvez publier les articles de vos lectures estivales jusqu'au 30 octobre.

 

Alors, qui embarque sur mon paquebot ?

 

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12 juin 2018

Les super Méchants - Opération Toutous

Blabey_Super mechants-Operation toutousBD-roman d’Aaron Blabey.

Un grand méchant loup, un fourbe serpent, un piranha vorace et un requin aux dents longues qui se constituent en équipe, ça ne semble pas être l’idée du siècle pour préserver la tranquillité des moutons, des baigneurs et autres innocents. Encore moins si leur devise est « Toujours là pour vous sauver. Même si vous n’avez rien demandé. » (p. 4) Ces super méchants en ont assez qu’on les déteste et d’effrayer tout le monde. Désormais, ils veulent faire les choses bien et venir à la rescousse de ceux qui en ont besoin. Cependant, avec leur dégaine de vrais méchants et leur caractère complètement barré, ces antihéros arriveront-ils à assurer la mission qu’ils ont en vue ?

J’aime les livres pour les enfants (et pour les adultes, vu qu’il paraît que j’en suis une…) qui s’amusent avec la police d’écriture, la casse et la mise en page, surtout quand ça sert à appuyer le discours. Ici, on voit les mots nous crier dessus ou nous faire les gros yeux, et c’est absolument hilarant, comme une forme d’onopatopéisation (oui, j’invente des mots) du récit et des dialogues, d’où l’appellation BD-roman sur la première de couverture. Ce livre est inclassable, mais assurément à mettre sous les yeux des lecteurs de tout âge ! Il est drôle à pleurer ou à hurler à la lune, selon vos préférences. J’ai particulièrement ri à une blague de prout. Parce que j’ai toujours 8 ans au fond de moi, OK !

Blabey_Super mechants-Operation toutous_1    Blabey_Super_mechants_Operation_toutous_2

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10 juin 2018

Potins #23

Jack Kerouac est un auteur américain né en 1922 et décédé en 1969.

POTIN - Né de parents québécois, son prénom est en réalité Jean-Louis et sa famille l'a longtemps surnommé Ti-Jean.

Lisez : Sur la route et Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leurs piscines.

Potins_Jack Kerouac

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08 juin 2018

Les saboteurs de l'ombre - La guerre de secrète de Churchill contre Hitler

Milton_Saboteurs de lombreTexte de Giles Milton.

Quatrième de couverture : Au printemps 1939, une organisation très discrète est fondée à Londres, surnommée « l’armée secrète de Churchill » : elle a pour objectif de détruire la machine de guerre d’Hitler, au moyen d’actes de sabotage spectaculaires. Les opérations de guérilla qui devaient frapper au cœur du Troisième Reich étaient dirigées par six hommes atypiques. Churchill les avait choisis pour leur créativité et leur mépris des convenances. Millis Jefferis et Stuart Macrae s’occupèrent d’organiser les activités et de produire à grande échelle de nouvelles armes secrètes. Cecil Clarke était un ingénieur fou qui avait passé les années 1930 à inventer des caravanes futuristes ; c’est lui qui élabora la bombe destinée à assassiner le favori d’Hitler, Reinhard Heydrich. William Fairbairn était un retraité corpulent à la passion peu commune : il était le spécialiste mondial des techniques d’assassinat sans bruit. Avec son comparse Eric Sykes, il avait pour mission d’entraîner les hommes parachutés derrière les lignes ennemies. Menée par Colin Gubbins, un fringant Écossais, cette organisation fut si efficace qu’elle changea le cours de la guerre. À l’aide de documents d’archives classés Secret Défense jusqu’à ce jour, Giles Milton nous livre avec son humour anglais irrésistible le récit invraisemblable de cette guerre contraire à toutes les règles du vrai gentleman.

Il serait bien vain et même présomptueux de prétendre résumer par moi-même un épisode véridique de l’Histoire. Voilà pourquoi je vous renvoie à la quatrième de couverture qui est très bien faite. Colin Gubbins n’avait pas l’approbation de ses supérieurs, mais c’est en partie grâce à ses méthodes de guérilla que la guerre de 39-45 a été remportée par les Alliés. « Après deux ans de guerre, le gouvernement britannique et ses serviteurs apprenaient enfin à se conduire comme des mal élevés. » (p. 175) Dans son bureau secret situé dans Baker Street, à deux pas de la maison de Winston Churchill, il a pensé la guerre différemment pour donner l’avantage à l’Angleterre et aux ennemis du nazisme. « Dans l’armée régulière, on avait très peu l’expérience de cette guerre souvent indigne de gentlemen. » (p. 29) Grâce à l’équipe exceptionnelle qu’il a rassemblée, il a élaboré des opérations de sabotage d’envergure, souvent extrêmement audacieuses, menées en Afrique, en Grèce, en Norvège ou encore en France. Giles Milton présente dans le détail leur préparation, ce qui les rend très visuelles, voire cinématographiques. Le livret iconographique présent au milieu de l’ouvrage illustre intelligemment le propos et donne envie de se perdre dans des kilomètres d’archives.

Les portraits des membres de l’équipe d’élite de Colin Gubbins sont passionnants. Nous sommes en présence de personnes extraordinaires, peu communes parce que visionnaires ou faisant montre d’une morale peu acceptable, et pourtant positive. « Il allait avoir besoin d’un petit groupe d’experts qui l’aiderait à trouver où frapper pour mieux enrayer la machine de guerre d’Hitler. Des experts qu’il avait peu de chances de trouver dans l’armée régulière. Gubbins devait dénicher des mauvais garçons, des loups solitaires, des excentriques sachant penser en dehors du cadre et aimant l’action. » (p. 35) Mais il n’est pas question que d’hommes dans cet ouvrage. Joan Bright et Margaret Jackson ont été deux assistantes indispensables au travail de Colin Gubbins, des femmes travaillant sans relâche à l’effort de guerre jusqu’à l’armistice.

La réussite de ces opérations, de cette stratégie novatrice et de cette guerre irrégulière était la façon de Colin Gubbins de servir son pays au plus fort de la guerre, mais également de prendre une revanche sur sa hiérarchie militaire en prouvant sa valeur de soldat. « Après l’attentat contre Heydrich, Colin Gubbins comprit quel puissant avantage il avait sur les nazis. Si tous les coups étaient permis, la guerre devenait un jeu, un jeu à haut risque, mais qui ne manquait pas d’attrait. En plaçant bien ses cartes, il cesserait d’être un sous-fifre mal-aimé pour devenir maître de la stratégie. » (p. 229) Ce portrait d’homme déterminé ferait un excellent biopic au cinéma. J’ai été saisie par le sang-froid de Gubbins, l’inventivité de ses hommes et la témérité de cette brigade secrète. À noter que les techniques et les technologies développées par ces saboteurs ont été saluées par tous pendant la guerre, et même par certains officiers de l’armée allemande qui en faisait pourtant les frais.

J’avais déjà apprécié la plume de Giles Milton dans son roman Le nez d’Edward Trencom qui parle de fromage, entre autres choses. Ici, son style enlevé et entraînant fait dévorer sans effort les quelque 400 pages de ce document historique.

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05 juin 2018

King Kong théorie

Despentes_King Kong TheorieTexte de Virginie Despentes.

La libération de la femme et la révolution sexuelle ne sont qu’un pas. Pour Virginie Despentes, il reste bien des combats à mener pour que cesse enfin la domination masculine. « Souffrir, et ne rien pouvoir faire d’autre. C’est Damoclès entre les cuisses. » (p. 30) En dépit des évolutions, le corps collectif, la société et l’État restent encore oppressifs et donnent trop peu la parole aux femmes. L’autrice revendique le droit de parler du viol, de dire le mot et de s’en relever : aucune femme, jamais, ne devrait avoir honte d’avoir été violée, ni faire de cet évènement une remise en cause négative de sa féminité. « Cachez vos plaies, Mesdames, elles pourraient gêner le tortionnaire. Être une victime digne. C’est-à-dire qui sait se taire. La parole toujours confisquée. Dangereuse, on l’aura compris. Dérangeant le repos de qui ? » (p. 73) De même, la prostitution et le porno ne doivent plus être considérés comme des activités soumettant ou diminuant la femme, mais comme des manifestations de leur « empowerment ». Chaque chapitre s’achève par un extrait d’un livre parlant de femme, de féminité ou de féminisme : c’est toute une bibliographie qu’il me tarde d’explorer.

La conclusion se veut un plaidoyer bienveillant pour que les femmes et les hommes se libèrent des carcans qu’on leur a imposés et pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes. Cependant, je ne suis pas d’accord avec toutes les généralités que présente l’autrice en se fondant sur son expérience. Je n’ai pas vécu ce qu’elle a traversé, mais j’ai eu ma part d’agressions physiques et verbales. Comme Virginie Despentes le professe, je garde la tête haute, mais je ne vois pas en l’homme un agresseur potentiel. Je ne mets pas le pied dehors en m’attendant à chaque instant à être plus ou moins malmenée par la population masculine. Avoir une telle défiance envers une moitié de l’humanité ne s’accorde pas avec ma vision très optimiste – d’aucuns diraient Bisounours – du monde et de l’espèce humaine. J’ai déjà exprimé cette position en parlant du roman de Naomi Alderman, Le pouvoir. J’en profite pour vous recommander un autre texte parlant de l’injonction de la féminité, l’excellent Beauté fatale de Mona Chollet. Et je vous laisse avec quelques extraits du texte de Virginie Despentes.

« C’est en tant que prolotte de la féminité que je parle, que j’ai parlé hier et que je recommence aujourd’hui. » (p. 7)

« La figure de la looseuse de la féminité m’est plus que sympathique, elle m’est essentielle. » (p. 8)

« C’est tout de même épatant, et pour le moins moderne, un dominant qui vient chialer que le dominé n’y met pas assez du sien… » (p. 11)

« Il faut, de toute façon, que les femmes se sentent en échec. Quoi qu’elles entreprennent, on doit pouvoir démontrer qu’elles s’y sont mal prises. » (p. 15)

« Après plusieurs années de bonne, loyale et sincère investigation, j’en ai quand même déduit que la féminité, c’est la putasserie, l’art de la servilité. » (p. 76)

« Car, finalement, nous ne sommes pas les plus terrorisées, ni les plus désarmées, ni les plus entravées. Le sexe de l’endurance, du courage, de la résistance, a toujours été le nôtre. Pas qu’on ait eu le choix, de toute façon. » (p. 86)

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03 juin 2018

Potins #22

Marguerite Yourcenar est une autrice française née en 1903 et décédée en 1987.

POTIN - Élue en 1980 à l'Académie française, elle est la preière femme à intégrer cette institution.

Lisez Nouvelles orientales, et si vous ne devez en choisir qu'une, que ce soit "Notre-Dame-des-Hirondelles".

Potins_Marguerite Yourcenar

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