Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

26 février 2017

Billevesée #270

Le gentilé est le nom donné aux habitants d'un lieu. Par exemple, les Parisiens habitent Paris (facile), les Malgaches habitent Madagascar (plus dur), les Bellecombaises habitent Bellecombe (hihihi) et les Séquano-Dionysiens habitent la Seine-Saint-Denis (à vos souhaits).

Ce mot vient du latin "gentile", neutre de "gentilis", dont le sens est "qui appartient à une nation".

Un rapport avec les gentils tels que les définissent les Juifs ? Eh ben oui, même étymologie ! Pour les Juifs, tous les autres peuples non hébraïques sont étrangers. Un gentil est un non-juif.

Alors, billevesée ?

Billevesee_Gentile gentil

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24 février 2017

Le baron Miaou

Bally_Baron miaouRoman de Nico Bally.

Dans ce roman, vous trouverez :

  • Une jeune fille timide qui se cache sous des masques,
  • Un chat alchimiste immortel, « Le médecin chalchimiste aux multiples talents. » (p. 2)
  • Une enfant frappée par une maladie lunaire,
  • Un dresseur de feux follets,
  • Un incendie qui ravage toute une ville,
  • Des parents indignes,
  • Une roulotte laboratoire qui semble plus grande à l’intérieur,
  • Un voyage jusqu’en Italie et même sur la Lune,
  • Une île secrète et un labyrinthe,
  • Un ermite dans une grotte,
  • Une épée extraordinaire,
  • Des guerres légendaires,
  • Un lapin vert.

Et j’en passe ! Fantasque, poétique, original, sucré comme un bonbon, piquant comme un autre bonbon, ce roman est un vrai plaisir ! D’un abord un peu fier, le baron Miaou se laisse aimer et on voudrait bien l’avoir sous la main, ce matou, pour lui faire quelques gratouilles. « Nous avons devant nous un gros chat habillé comme un gentilhomme, et ça ne nous est pas venu à l’esprit de le papouiller ? » (p. 18) Ce texte parle d’aventures, d’amitié, de loyauté et de courage. Face à l’adversité, on ne compte jamais mieux que sur ses amis, même si l’on pense qu’il faudrait les protéger au lieu de les exposer. En quelque sorte, on a toujours besoin d’un plus petit/fragile/timide que soi ! « J’avais été idiot de penser que ce voyage serait trop dangereux pour vous. Au contraire, c’est sans vous qu’il aurait été dangereux. » (p. 215)

Les citations en exergue de chaque chapitre témoignent d’une culture éclectique, hétéroclite, foisonnante et chamarrée comme certains masques vénitiens. Parlons-en, des masques ! « Ce sont des œuvres d’art, d’ornementation, des objets de cérémonie ou de transformation. » (p. 5) La jeune héroïne le sait fort bien : un masque cache autant qu’il révèle celui qui le porte. S’il modifie les traits, il dévoile l’âme. Masqué qui masquera bien le dernier ! Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on cache, mais ce qu’on laisse voir à ceux qui nous sont proches. Et surtout, ne jamais juger sur l’apparence ! « Moi qui porte justement des masques pour ne pas être jugée à ma tête, je regarderais les autres avec trop d’insistance ? » (p. 105)

Le baron Miaou est un excellent roman pour la jeunesse qui s’étend, c’est bien connu, de 7 à 77 ans, et au-delà ! Un grand bravo pour les dernières pages qui donnent des informations insolites, donc indispensables. Sachez qu’il y a un lapin de jade sur la Lune, eh oui ! Mon conseil : faites découvrir ce joli texte à votre entourage. Ça rendra votre poil soyeux et vos moustaches brillantes. « C’est impossible, mais on va quand même le faire. » (p. 139)

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22 février 2017

Le roi Arthur et ses preux chevaliers

Steinbeck_Roi Arthur et ses preux chevaliersTexte de John Steinbeck.

Retiré à la naissance à ses parents, Uther et Igraine, Arthur grandit dans la maison de Sire Hector qu’il croit être son père. Quand il retire l’épée du rocher, le royaume de Bretagne ne peut que reconnaître sa légitimité. Mais le roi Lot et les onze barons du Nord refusent de le considérer comme leur souverain. S’ouvrent alors des années de guerre. Aidé par Merlin dont les déguisements et les tours sont innombrables, Arthur fait valoir ses droits sur son royaume. « Les premières années du règne d’Arthur furent consacrées à restaurer son royaume par la loi, l’ordre et la force des armes. » (p. 45)

Bon, j’arrête là, tout le monde connaît l’histoire d’Arthur et il y a autant de variations du cycle arthurien qu’il y a d’auteurs. On retrouve Guinevere, la Dame du Lac, Morgane la fée, le valeureux Lancelot et tous les autres. Les hommes se percent souvent le cœur à coup d’épée, les demoiselles sont belles et/ou manipulatrices, les malédictions sont nombreuses et le fatum pèse lourdement sur les individus. « Quel nom à mon péché ? […] / La malchance, répondit merlin. Certains l’appellent le destin. » (p. 53) De quête en serment, les preux chevaliers traversent le royaume et vivent des aventures extraordinaires. Les perfides s’opposent aux fidèles et les traîtres sont défaits par les justes. « Pour parvenir à ses fins, le roi avait attaché à sa personne et réuni à sa cour les meilleurs chevaliers ainsi que les plus hardis guerriers du monde. » (p. 196)

Pourquoi John Steinbeck a-t-il écrit cela ? Mystère ! En tout cas, ça change des plaines poussiéreuses de la Californie ! Et j'en profite pour vous conseiller Tortilla Flat ou Des souris et des hommes, mais surtout À l'est d'Éden !

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20 février 2017

Un paquebot dans les arbres

Goby_Paquebot dans les arbresRoman de Valentine Goby.

Dans la famille Blanc, Paulot est le point de mire de tous les regards. Celui de sa femme, Odile, qui partage son homme avec tout le village. Celui de sa fille, Mathilde, qui voudrait que son père l’aime aussi fort qu’il aime Anne, son aînée. Celui de Jacques, le fils tant attendu. Dans son bar à La Roche-Guyon, Le Balto, Paulot est le roi. Il fait bon vivre chez les Blanc et on n’économise pas. La vie est belle et généreuse, sans pingrerie. Quand la tuberculose frappe Paulot, puis Odile, tout ce bonheur s’effondre. Finie la belle amitié dans le village : la tuberculose, c’est la peur, le rejet, la honte. Les parents sont admis au sanatorium d’Aincourt et Mathilde et Jacques envoyés dans des familles d’accueil. « Depuis 1952, la chute est lente et continue, toute joie infectée de mélancolie. Mathilde a beau lutter contre l’image récurrente, tenter d’y substituer des visions de secours, une danse avec jacques, un sourire de Paulot, l’existence lui semble une pièce aux fenêtres murées. » (p. 80) Si Paulot et Odile sont à peu près pris en charge par l’institution, Mathilde refuse la tyrannie des assistantes sociales et se fait émanciper. Cette gamine veut à tout prix préserver la famille. Tous les dimanches, elle va au sanatorium et fait le lien entre ses parents et son petit frère. Étrangement, c’est éclatée que la famille semble la plus soudée et que chaque membre semble enfin se préoccuper des autres, même si Odile fait toujours passer Paulot avant tout le reste. « Ils font l’amour en cachette. Et ils ne mangent que si Mathilde est là. Odile et Paulot sont des enfants. Ça l’attendrit. Ça l’horrifie. » (p. 174) Seule dans la grande maison familiale mise sous scellés, Mathilde a faim et froid, mais elle ne mendie pas. Les regards des voisins se détournent, mais elle reste fière : elle est indépendante et elle est l’âme de cette famille, quitte à s’épuiser dans cette mission qu’elle s’est donnée. « À ceux qui lui diront, plus tard, quand tout sera fini, tu aurais dû demander, petite, elle rétorquera : vous auriez dû voir. » (p. 152) En France, dans les années 1960, on mourrait encore de la tuberculose parce qu’on ne faisait pas confiance aux antibiotiques ou qu’on n’avait pas les moyens de se soigner. « C’est gratuit de savoir que tu es malade, mais pas gratuit de se soigner. » (p. 97) La Sécurité sociale, grande promesse du Conseil de la résistance, ce n’est pas pour les indépendants, les petits commerçants.

Il faut l’avouer, je n’avais aucune envie de lire ce roman. Les avis dithyrambiques sur les blogs et ailleurs n’aidaient pas. Je me méfie toujours quand on crie au génie et qu’on affiche partout que tel livre est un succès de librairie. Snob, moi ? Prudente, plutôt. Mais il serait trop bête que je ne me fasse pas mon propre avis. Et Actes Sud est un éditeur de qualité qui m’a rarement déçue. À la fin de ma lecture, je ne crie pas au chef-d’œuvre, mais je reconnais que c’est un beau roman, avec des passages qui fendent le cœur et quelques très belles phrases.

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19 février 2017

Billevesée #269

Pour ceux qui ne le savent pas, je rappelle que je suis un peu fan-gaga-mordue-addict aux lapins. PARCE QUE C'EST MIGNON, VOILÀ !

Je m'intéresse à la bestiole sous tous ses aspects et j'aime les expressions. Ça tombe bien, il y a en une qui me permet de parler de l'animal.

Poser un lapin, mais de quoi ça s'agit ??? C'est dimanche, j'ai la flemme. Je laisse causer le wiktionnaire.

L’origine de l’utilisation du mot lapin remonte à l’Antiquité, cet animal étant symbole de fécondité. Son absence signifie donc la pauvreté. À la fin du XIXe siècle, poser un lapin signifie « ne pas rétribuer les faveurs d’une fille », ou plus généralement partir sans payer. Le sens a petit à petit dérivé vers celui de « abandonner un rendez-vous sans avertir la personne avec qui le rendez-vous a été fixé. »

Alors, billevesée ?

Billevesee_Poser un lapin

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17 février 2017

La brèche

Labreche_BrecheRoman de Marie-Sissi Labrèche.

La narratrice a 26 ans. Elle est folle amoureuse de son professeur de littérature, Tchéky K. Il est marié, il a des enfants, un gros ventre, une vie tranquille. Mais il succombe à cette jeune étudiante de 30 ans sa cadette. « Professionnellement, il est mon prof de littérature, physiquement, il est mon amant, symboliquement, il est mon père. » (p. 24) Elle le veut tout entier et ne peut pas l’avoir. Elle crache sa rage, sa colère vibrante et sa logorrhée est autant amoureuse qu’haineuse. « Cette histoire est trop grosse pour moi, c’est une histoire au-dessus de mes moyens, alors pour m’aider, pour me fortifier, me rassurer, j’écris l’histoire de ma relation avec mon prof de littérature. » (p. 22) La jeune femme veut à être à quelqu’un et posséder quelqu’un, se sentir exister et compter pour quelqu’un. « Je ne suis pas capable d’oublier de m’asseoir perpétuellement sur mes manques en espérant qu’ils s’étoufferont. » (p. 68) Une boule d’angoisse dans le ventre, la jeune femme surnage tant que bien que mal et ses cris de douleur se confondent avec ses cris d’amour. « Je suis si fatiguée que ma vie ait l’air d’un film de cul avec du sexe triste. » (p. 56)

Énorme claque ! Je découvre une voix et une plume étonnantes, vibrantes, hurlantes. Le roman est court, fulgurant. Il est parsemé de chansons qui collent à l’atmosphère, qui sont répétitives et lancinantes. Sans aucun doute, je vais continuer à lire Marie-Sissi Labrèche !

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15 février 2017

Les Buddenbrook : Le déclin d’une famille

Mann_BuddenbrookRoman de Thomas Mann.

Quatrième de couverture : Les Buddenbrook, premier roman de Thomas Mann, devenu l’un des classiques de la littérature allemande, retrace l’effondrement progressif d’une grande famille de la Hanse au XIXe siècle, de Johann, le solide fondateur de la dynastie, à Hanno, le frêle musicien qui s’éteint, quarante ans plus tard, dans un pavillon de la banlieue de Lübeck. Le style, tout en nuances, où l’émotion se teinte de connivence et d’ironie, d’affinités et de détachement, traduit parfaitement la relation que l’auteur entretient avec la réalité et accentue subtilement la transcription du lent processus de décadence. Les Buddenbrook ou le grand livre de la dégénérescence.

Je voudrais vous y voir, vous, à résumer ce pavé mieux que ne le fait la quatrième de couverture. Chez les Buddenbrook, grande famille de négociants, on se marie, on se reproduit, on fait des affaires, on perd de l’argent, on en regagne un peu, on divorce et on voit la gloire familiale s’éteindre en quatre générations. La grande affaire est de faire prospérer la fortune pour établir les fils et doter les filles, sans léser personne. Hélas, même si le gâteau est gros, il n’en reste pas beaucoup quand tout le monde demande sa part, voire se ressert. Dans le grand livre qui se transmet de père en fils se déroule l’histoire quotidienne de la famille, avec les grands événements et les revers. La revue journalière prend alors des airs de légende pour celui qui la lit des années après son écriture. « Tout cela serait lu par les membres futurs de la famille avec la même piété qu’elle éprouvait à suivre maintenant les événements passés. » (p. 169) Pas de destin individuel chez les Buddenbrook, pas plus que de personnage principal dans ce roman. Chaque protagoniste s’articule aux autres et forme une chaîne « C’est précisément en tant qu’anneau de cette chaîne qu’elle avait aussi cette haute mission, si lourde de responsabilité, de collaborer par l’action et la volonté à l’histoire de sa famille. » (p. 169) Mais de la chaîne au monstre, il n’y a qu’un pas. L’entité Buddenbrook est une hydre aux multiples visages et dont certains membres sont affaiblis ou malades.

Face à cette dynastie qui dégénère jusqu’à l’extinction, on pense forcément à Zola et à son naturalisme atavique. C’est avec grand plaisir que j’ai suivi le déclin des Buddenbrook et retrouvé la plume cynique et très réaliste de Thomas Mann. Plusieurs miniséries et téléfilms ont été tirés de ce premier roman de Thomas Mann. Je pars à leur recherche pour retrouver encore un peu cette impressionnante famille. Je vous conseille La mort à Venise de cet auteur.

Je vous laisse avec quelques morceaux choisis.

« Un homme n’est pas forcément stupide parce qu’il pleure sur votre indifférence à son égard. » (p. 153)

« Quelque chose de nouveau, d’étranger, d’extraordinaire paraissait s’est installé ici, un secret que chacun lisait dans les yeux d’autrui : la pensée de la mort s’était introduite et planait, muette dans les vastes pièces. » (p. 67)

« Elle se sentait dominée par la destinée de sa famille. » (p. 114)

« La faillite… C’était plus horrible que la mort, c’était le scandale, l’écroulement, la ruine, l’opprobre, la honte, le désespoir et la misère… » (p. 225)

« N’y a-t-il de honte et de scandale dans la vie que lorsque les choses s’ébruitent et se colportent ? Ah ! non ! Le scandale secret qui vous ronge et dévore en silence l’estime que l’on a de soi-même est un scandale bien pire. » (p. 391)

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13 février 2017

Le carnet magique de Norbert Dragonneau

Collectif_Carnet magique de norbert dragonneauAlbum collectif.

Dans son carnet qui ne le quitte jamais, le magizoologiste Norbert Dragonneau note toutes les informations importantes concernant les créatures magiques qu’il sauve et dont il s’occupe. Dans ce carnet-ci, vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! Plans à déployer, étiquette à retourner, papiers à déplier, cartes à sortir de leur pochette ne sont que quelques-unes des merveilles de cet ouvrage ! Ce livre-jeu, entre carte au trésor et album de tournage, est comme la valise de Norbert : tout est plus grand à l’intérieur et les cachettes sont nombreuses. « À créatures extraordinaires, hébergement exceptionnel. Norbert garde ses bêtes dans sa valise magique, laquelle offre à chaque créature toute la place dont elle a besoin, mais également son habitat d’origine. » (p. 42)

Collectif_Carnet magique de norbert dragonneau_2  Collectif_Carnet magique de norbert dragonneau_3

Oui, je sais, mes photos sont floues... Je n'ai pas trouvé la formule magique pour réparer ça.

Agrémenté de nombreux dessins préparatoires, de photos de tournage et d’anecdotes qui sont appelés « faits fantastiques », cet album montre que la magie est double. Elle est présente dans cette fabuleuse histoire de sorciers et de créatures fantastiques, mais aussi grâce à la caméra et aux effets spéciaux. C’est la magie du septième art ! « Le film se déroule à New York, mais le tournage a eu lieu principalement en Angleterre, où des décors avec les gratte-ciels et les rues de la ville ont été créés en studio. » (p. 20)

Collectif_Carnet magique de norbert dragonneau_4  Collectif_Carnet magique de norbert dragonneau_5

Coucou Niffleur ! Repose doucement cette montre à gousset. Et pas touche aux baguettes !

Ce beau livre à la superbe couverture nous fait retrouver les attachants personnages de ce film extraordinaire. « Comme souvent dans l’œuvre de J. K. Rowling, l’histoire centrale des Animaux fantastiques repose sur une équipe de compagnons improbables qui traversent de rudes et sombres épreuves et deviennent de fidèles amis. » (p. 13) Allez, avouez, vous avez envie de le voir/revoir ! Pas grave, le carnet vous est ouvert, vous avez de la chance !

Collectif_Carnet magique de norbert dragonneau_1

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12 février 2017

Billevesée #268

Un peu d'autopromo ou de promo pour les copains...

Depuis 2011, je fais partie de l'équipe VendrediLecture. Depuis 2013, je suis secrétaire de l'association.

VendrediLecture, quoi qu'est-ce ?

C'est un IMMENSE PROJET POUR DOMINER LE MONDE !

Tous les vendredis, les internautes sont invités à partager leur lecture du jour sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Instagram, Google +.

Plaisir du partage, plaisir de la rencontre.

Vous en serez vendredi prochain ?

Alors, billevesée ?

 

Billevesee_Vendredilecture

 

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11 février 2017

Le monde des sorciers de J.K. Rowling – La magie du cinéma / Volume 1 : Héros extraordinaires et lieux fantastiques

Revenson_Monde des sorciers de JK Rowling_Heros extraordinaires et lieux fantastiquesAlbum de Jody Revenson.

Cet ouvrage porte très bien son titre. De photos en dessins, de croquis entre informations, on en apprend un peu plus sur le tournage des films adaptés des œuvres de J.K. Rowling : Harry Potter et Les animaux fantastiques révèlent leurs secrets. Ce livre offre de nombreux trésors à découvrir ! Il y a plusieurs planches d’autocollants, des cachettes à ouvrir, des roues à tourner, des feuillets à déplier, etc. Vous n’en avez pas assez avec les informations sur les costumes, le travail des acteurs, le maquillage et les décors ? Un extrait, peut-être, pour vous allécher. Vous avez en tête la salle de classe du professeur Rogue ? Voilà une info qui va ravir les amoureux du détail ! « Pour Harry Potter à l’école des sorciers, cinq cents flacons ont été créés et étiquetés par les graphistes du film. Quand Harry Potter et le prince de sang-mêlé a été tourné, il y en avait plus d’un millier. » (p. 58) Vous aussi, vous avez ouvert de grands yeux devant les scènes tournées dans le Chemin de Traverse ? Vous aussi, vous aimeriez chiner dans les boutiques et examiner tous les objets ? Remerciez les décorateurs ! « Pour remplir les boutiques du Chemin de Traverse, Stephenie McMillan et ses décorateurs ont écumé les magasins d’antiquités, les salles de vente et les marchés aux puces, en ville et à la campagne, sans jamais révéler pourquoi il leur fallait tous ces pots, ces livres, ces cages à oiseaux. Une accessoiriste achetant un grand nombre de balais a expliqué à un vendeur qu’elle avait beaucoup de ménage à faire ! » (p. 43)

Revenson_Monde des sorciers de JK Rowling_Heros extraordinaires et lieux fantastiques_1   Revenson_Monde des sorciers de JK Rowling_Heros extraordinaires et lieux fantastiques_2

Une belle planche d'autocollants et, sous mon gros doigt, le couvercle de la valise de Jakob Kowalski qui se soulève !

En parcourant les pages de ce très bel album, on se dit finalement que ce n’est pas sorcier : si ces films sont si réussis, c’est grâce à la magie du cinéma. Moldus et Non-Maj’ n’ont pas besoin de baguette magique quand ils ont une caméra ! « Le monde magique est ancré dans le monde moldu, il a sa source dans notre réalité. » (p. 22)

Revenson_Monde des sorciers de JK Rowling_Heros extraordinaires et lieux fantastiques_3   Revenson_Monde des sorciers de JK Rowling_Heros extraordinaires et lieux fantastiques_4

Entrez dans la maison des Weasley et retrouvez les personnages que vous avez aimé ou aimé détester !

C’est avec plaisir que j’ai replongé dans cet univers dont je ne me lasse pas, sans être pour autant une fan acharnée. Bon, c’est vrai, j’ai lu tous les livres d’une traite en dix jours. C’est vrai, je regarde souvent les films. C’est vrai, je me suis jetée sur Harry Potter et l’enfant maudit quand il est sorti. C’est vrai, je n’aurais manqué pour rien au monde le film Les animaux fantastiques. C’est vrai, j’ai assisté avec ma petite sœur et un plaisir non dissimulé à la projection en cinéconcert de Harry Potter à l’école des sorciers, en décembre 2016 à la salle Pleyel. C’est vrai, je prévois déjà d’assister à la projection en cinéconcert du deuxième film. C’est vrai, je fredonne le thème des films sous ma douche. Pas une fan acharnée ? Hum… définition à revoir !

Un zeugma se balade dans cet article, l’as-tu vu ? (J’essaie de cacher des trucs à trouver dans ma chronique, mais ça a moins de classe que les surprises de cet album…)

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