Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

21 septembre 2014

Billevesée #142

Trois mois sans parler nourriture ? Mais que se passe-t-il sur ce blog ? Aujourd'hui, retour aux fondamentaux. Parlons bien, parlons bouffe !

J'aime les œufs. Les œufs à la coque. Les œufs brouillés. Les œufs en omelette, surtout norvégienne. Les œufs en chocolat (Hors-sujet, vous dites ?). Les œufs au plat. Les œufs durs. Les œufs mimosa. Les œufs en meurette. Les œufs Bénédicte.

Mais mes préférés, ce sont les œufs mollets. Sur une tranche de pain grillé ou avec une salade de mâche et du roquefort, ce sont de petites merveilles.

Alors, billevesée ?

Billevesee_Oeuf mollet

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Boudoir - Lignes d'affrontement [4] - Permalien [#]
Tags :

19 septembre 2014

Où est mon lapin ?

Watt_Ou est mon lapinAlbum jeunesse de Fiona Watt, illustré par Rachel Wells.

Dans ce petit livre interactif, le jeune lecteur éveille sa sensibilité en caressant/explorant les pages du bout des doigts, à la recherche d’un petit lapin. Est-ce celui-ci ? Non, ses pattes sont trop rugueuses ! Est-ce celui-là ? Non, ses yeux ne sont pas assez brillants ! Est-ce enfin celui-ci ? Oui ! « C’est mon lapin ! Ses oreilles sont si douces. »

Watt_Ou est mon lapin_1

Au fil des quelques pages cartonnées, le petit lecteur rencontre six adorables lapins, de jolies fleurs, des papillons joyeux et des souris facétieuses. J’aime ce genre d’album ludique : son format carré cartonné en fait un objet solide, épais, facile à prendre en main. De la fourrure par ici, de la laine de ce côté ou encore du velours par là, c’est un plaisir de tourner les pages. Bref, comme bébé, je ne me lasse pas de tripoter ce livre-jouet !

Challenge Totem

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [8] - Permalien [#]
Tags :

17 septembre 2014

La petite fille qui aimait Tom Gordon

King_Petite fille qui aimait tom gordonRoman de Stephen King.

Trisha subit une énième dispute entre son frère et sa mère. Cette fois, la dispute a éclaté pendant la sortie hebdomadaire. Pour s’éloigner des cris et soulager un besoin pressé, Trisha quitte le sentier et s’éloigne dans les bois. Quelques pas du mauvais côté et la voilà perdue, seule, à neuf ans, dans une forêt qu’elle ne connaît, avec un maigre casse-croûte et un walkman aux piles déjà vacillantes. Les heures deviennent des jours et Trisha désespère de retrouver le monde. « Si elle avait pleuré, elle ne serait plus arrivée à se persuader qu’elle n’avait pas peur. Si elle avait pleuré, il aurait pu se passer n’importe quoi. » (p. 35) Casquette des Red Sox sur le crâne, sac sur le dos et écouteurs vissés aux oreilles, Trisha n’a que la radio pour se raccrocher à l’espoir, en suivant les matchs de Tom Gordon, son joueur de baseball favori. « Si Tom Gordon leur sauvait la mise, il lui sauverait la mise aussi. » (p. 91) Mais tout cela est loin de suffire quand il s’agit d’éloigner la faim, la soif, les moustiques, la nuit et la Chose, cette créature qui rôde autour de Trisha sans se décider à attaquer. « Les forêts sont pleines de toutes sortes de choses qu’on déteste, de choses dont on a peur, qui vous dégoûtent, qui font tout ce qu’elles peuvent pour vous remplir d’une panique atroce qui vous rend débile. » (p. 34) Qu’adviendra-t-il de Trisha dans ces bois inconnus ?

Stephen King mérite décidément son titre de maître de l’horreur. En partant d’une histoire d’une triste banalité – une petite fille perdue dans les bois –, il crée une atmosphère angoissante en tirant sur des ficelles très simples. Les seuls monstres de l’histoire sortent de l’imagination effrayée de l’enfant et la terreur va croissant avec la faim et la fatigue. Ramenée au niveau de ce qu’une gamine de neuf ans peut endurer, cette expérience déjà effrayante devient franchement traumatisante. « Je ne suis qu’une petite fille, il ne faut pas m’en demander trop. » (p. 232) Et le lecteur qui suit Trisha pas à pas ne peut pas ne pas sursauter à chaque branche qui craque. Comme dans Cujo où un gentil toutou devient un monstre sanguinaire, Stephen King retourne la réalité pour en faire le décor d’un conte macabre. La simplicité du procédé ne doit en aucune façon faire penser que l’histoire est simpliste : je voudrais vous y voir, vous, perdu et démuni dans une forêt à des dizaines de kilomètres du moindre être humain…

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [10] - Permalien [#]

15 septembre 2014

La nuit de l'oracle

Auster_Nuit de loracleRoman de Paul Auster.

L’écrivain Sidney Orr relève d’une longue maladie. Alors qu’il pensait ne plus pouvoir écrire, il retrouve l’inspiration grâce à un carnet bleu. « Ces carnets sont très sympathiques, mais ils peuvent aussi être cruels et tu dois prendre garde à ne pas t’y perdre. » (p.53) Il commence à écrire l’histoire de Nick Bowen, personnage qui a trouvé le manuscrit de Sylvia Maxwell, La nuit de l’oracle. Absorbé par son nouveau roman, Sidney a l’impression que les frontières entre réalité et imagination deviennent poreuses. « C’était un lieu illusoire qui appartenait à ma tête, et où je me trouvais aussi. Dans ces deux lieux en même temps. Dans l’appartement et dans l’histoire. Dans l’histoire dans l’appartement que j’écrivais encore dans ma tête. » (p. 39) Alors que les mots lui reviennent enfin, il doit faire face à des difficultés d’ordre privé. Très amoureux de son épouse Grace, il a le sentiment que celle-ci lui échappe et il n’a que son imagination pour combler les blancs. « Depuis que j’ai acheté ce carnet, tout se déglingue. Je ne pourrais plus dire si c’est moi qui me sers du carnet ou le carnet qui se sert de moi. » (p. 166 & 167)

Les longues notes de bas de page de Sidney Orr sont des explications, des souvenirs et des justifications qui finissent par constituer une histoire parallèle à celle qu’il raconte. Dans ce roman, Paul Auster propose en fait une multitude d’histoires : il y a l’histoire racontée par Sidney Orr et ses interminables digressions en bas de page, le roman que celui-ci écrit et le manuscrit La nuit de l’oracle – texte que l’on aurait furieusement envie de lire tant il semble obséder le personnage créé par Sidney Orr. À la fois histoires gigognes et histoires en maillons, chacune dépendant de l’autre, ces textes se contaminent les uns les autres et entraînent le lecteur dans un labyrinthe narratif tout à fait étourdissant. Sans aucun doute, La nuit de l’oracle est le meilleur roman de Paul Auster que j’ai lu jusqu’à présent.

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [4] - Permalien [#]

14 septembre 2014

Billevesée #142

Le jeu de dominos est un des plus vieux du monde. Une forme de celui-ci aurait été trouvée dans la tombe de Toutankhamon. Et en parlant de tombes...

Le domino est un jeu familial traditionnel de l'île de la Réunion, les habitants disputant d'ailleurs des parties lors des veillées funéraires. Pourquoi ? Aucune idée ! Une tradition, c'est une tradition !

Alors, billevesée ?

Billevesée_Domino

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Boudoir - Lignes d'affrontement [6] - Permalien [#]
Tags :


12 septembre 2014

La formule préférée du professeur

Ogawa_Formule preferee du professeurRoman de Yoko Ogawa.

La narratrice est la nouvelle aide-ménagère d’un vieux professeur de mathématiques qui n’aime pas les carottes et dont la mémoire ne dure pas plus de quatre-vingts minutes. Ainsi, tous les jours, elle doit refaire connaissance avec son employeur. Pour le vieil homme, toute chose est bonne à être mise en chiffres. « Les nombres étaient la main droite qu’il tendait vers l’autre pour une poignée demain, en même temps qu’ils lui servaient de manteau pour se protéger. » (p. 17) Au fil des semaines, la narratrice et son jeune fils se rapprochent du professeur et tissent de profonds liens d’amitié. Le vieil homme partage avec passion son amour pour les mathématiques et l’enfant aime apprendre auprès de cet adulte qui ne ressemble à aucun autre. « Une autre merveille de l’enseignement du professeur était l’utilisation généreuse qu’il faisait de l’expression ne pas savoir. Ne pas savoir n’était pas honteux, car cela permettait d’aller dans une autre direction à la recherche de la vérité. » (p. 91) Si le vieux bonhomme perd la tête, il ne perd jamais le compte et les formules mathématiques lui sont un précieux fil d’Ariane dans un monde qu’il ne comprend pas toujours.

Ce court roman déborde de tendresse et d’émotion. Le style de Yoko Ogawa est très poétique et gracieux et, sous sa plume, les chiffres ont leur propre lyrisme : on se prend à lire les formules mathématiques avec le même souffle qu’il faut pour déclamer un bel alexandrin. Si au détour d’une page, vous prenez un papier et un crayon pour reproduire la démonstration du vieux professeur, pas de doute, vous êtes conquis. Et si vous recommencez le même exercice, c’est que vous avez compris la beauté des mathématiques. « Ce n’est pas parce qu’on donne la bonne réponse qu’un exercice est terminé. » (p. 71) Il n’est nul besoin d’avoir faire Math Sup pour se frotter avec ces formules : il faut juste aimer les jeux d’esprit et vouloir découvrir les secrets des chiffres. « On attrape les mathématiques avec l’intuition. » (p. 31) La formule préférée du professeur nous parle de mémoire, de transmission, d’héritage, de baseball et de la famille que l’on se crée pour lutter contre la solitude.

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [10] - Permalien [#]

10 septembre 2014

Le livre du magicien - 8 tours de magie avec tous les trucs

IMGManuel de magie.

Mon Challenge Totem ne serait pas complet sans un lapin de magicien ! Abracadabra, j’en sors un de mon sac à main. Je ne porte jamais de chapeau, ça décoiffe.

Notre professeur est un lapin portant haut-de-forme et cape de magicien. Baguette à la main à la patte, il nous apprend à manipuler des cartes et des objets du quotidien, mais surtout, évidemment, à distraire l’attention du public pour faire opérer la magie ! « Avant de les réaliser devant un public, prends soin de t’entraîner. Après, tu pourras deviner les pensées des autres, lire à travers leurs yeux, faire apparaître ou disparaître des objets et plein d’autres choses encore… » Pas question de vous donner mes trucs, mais maintenant que le lapin magicien m’a donné mon diplôme, je vais faire sensation dans les soirées. Enfin, uniquement si on m’invite à des goûters d’anniversaire.

Challenge Totem

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [9] - Permalien [#]
Tags :

08 septembre 2014

Goat Mountain

Vann_Goat MountainRoman de David Vann.

Depuis plusieurs années, un jeune garçon accompagne son père, son grand-père et un ami de la famille lors de l’ouverture de la chasse. L’année de ses onze ans, il aura enfin le droit de tirer son premier cerf. Mais alors que son père l’invite à observer un braconnier dans le viseur de son arme, le garçon commet l’impensable et n’en ressent aucune honte. « Chacun de nous ressentant une sorte d’élan. Aucune action anodine. Chacun de nos pas, un nouveau pas vers une fin. Je le savais depuis que j’étais en mesure d’avoir des souvenirs. » (p. 15) La chasse continue, encombrée d’un cadavre, et les trois hommes s’affrontent, chacun avec sa propre idée de ce qu’il faut faire. Le père peut-il encore protéger le fils face à un aïeul qui cite des règles immémoriales et contre un troisième homme qui pense aux conséquences sociales de l’acte de mort. « Tu es mon fils. Je suis ici pour t’aider. J’essaie de comprendre ce que tu peux bien être, et j’essaie de t’empêcher de le devenir. » (p. 209) Ce sombre récit est porté par l’enfant devenu adulte, comme une introspection a posteriori, probablement trop tardive, mais néanmoins nécessaire. Sur les terres familiales de Goat Mountain, le garçon a tout appris de la vie en apprenant la mort, au cours d’une initiation brutale et sauvage.

Attention, texte dense et étouffant ! Impurs présentait déjà une jeune personne flirtant avec trop de plaisir avec la violence et la mort. Sukkwan Island  et Désolations montraient les violences que l’on s’inflige au sein des familles. Avec Goat Mountain, la boucle est refermée, ainsi que l’annonce l’auteur en postface. « Ce roman consume les derniers éléments qui, à l’origine, m’ont poussé à écrire : les récits sur ma famille et sa violence. Il revient également sur mes ancêtres cherokees, et leurs interrogations lorsqu’ils furent mis face à l’idée de Jésus. » (p. 249) Sur une terre nord-américaine qui a bien changé depuis la découverte du Nouveau Monde, les récits de la Bible se mêlent au folklore américain et ce mélange culturel interroge l’être humain. « Je me fiche bien de Jésus, mais l’Ancien Testament est un recueil d’histoires d’un temps ancestral, des ombres ataviques parmi lesquelles j’erre sans cesse dans l’espoir d’y trouver une confirmation. » (p. 86) En faisant de l’enfant un tueur naturel, le texte questionne le rapport de l’homme à la mort et au meurtre. « Ce qui est instinctif porte soudain le poids d’une conséquence, notre nature animale trahie par la conscience. » (p. 150) Le narrateur est obsédé par la figure de Caïn, le premier assassin dont l’offrande refusée a été remplacée par un sacrifice païen. Les réflexions métaphysiques et religieuses du narrateur sont finalement profondément humaines : dans un monde et une civilisation en décrépitude, sur des terres vidées de leurs grands troupeaux, l’homme expérimente l’enfer de son vivant, toujours en quête de réponse et de sens. « Dans ce que nous considérons comme inviolable, quelle quantité n’est qu’aléatoire, sans aucun fondement ? » (p. 112)

Dans ce roman, David Vann fait montre d’un style extrêmement percutant, où les phrases ne manquent pas leur cible. Avec une économie de mots et une écriture resserrée qui sait tout dire en ne nommant pas tout, l’auteur porte son texte à un degré de précision que n’avaient pas ses précédents romans. Fluide et obsédante, la narration place le lecteur en lieu et place de l’action : il est impossible d’être un simple spectateur, de ne pas sentir le sang, de ne pas entendre les chairs se déchirer et les cœurs battre au rythme fou des pulsations cosmiques. Et ce constat du narrateur peut devenir celui du lecteur, s’il se laisse prendre au piège du texte. « Une partie de moi-même n’aspirait qu’à tuer, constamment et indéfiniment. » (p. 21)

Profondément ancré dans le courant du nature writing, ce roman époustouflant pourrait également s’inscrire dans ce que j’ai déjà appelé l’human nature writing, l’homme étant sans cesse exclu et partie prenante de la nature. Goat Mountain est un récit âpre, barbare et infanticide : lecteurs qui entrez ici, abandonnez toute innocence.

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [7] - Permalien [#]

07 septembre 2014

Billevesée #141

Le cimetière civil du Père-Lachaise, situé dans le 20e arrondissement de Paris, est le plus grand cimetière intra-muros de la capitale et le cimetière le plus visité au monde.

Mais qui était donc le Père-Lachaise ? Il s'agit de François d'Aix de la Chaise, surnommé le Père La Chaise, qui fut le confesseur du roi Louis XIV. Le cimetière porte son nom, car il fut implanté sur des terrains qui lui appartenait.

Alors, billevesée ?

Billevesee_Pere Lachaise

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Boudoir - Lignes d'affrontement [8] - Permalien [#]
Tags :

05 septembre 2014

Silo - Origines

Howey_Silo originesRoman de Hugh Howey.

Comment l’humanité a-t-elle fini par habiter sous terre, dans d’immenses silos autosuffisants ? Tout est parti d’un soi-disant projet immobilier dirigé par le député Donald Keene. « C’est ce qu’on appelle un bâtiment au-cas-où. » (p. 28) Au cas où quoi ? C’est là le grand secret. « Tu as certainement retenu le meilleur moyen de garder un secret. […] Le déni. » (p. 23) On parle déjà de cryogénisation, de nanobiotiques, de pilules qui effacent les souvenirs et de guerre inévitable. Des décennies plus tard, Troy est tiré d’un très long sommeil et se retrouve en charge d’une importante mission. « Il avait étudié en vue de diriger un silo, mais pas celui qui supervisait tous les autres. » (p. 45) Dans un autre silo, Jimmy se retrouve brusquement seul et doit apprendre vivre ainsi. « Jimmy découvrit une nouvelle Règle du Monde : l’homme n’était pas fait pour vivre seul. Jour après jour, son quotidien le lui confirmait. Il fit cette découverte, mais il l’oublia aussitôt, car il n’y avait personne avec lui pour la lui rappeler. Il parlait avec les machines à la place. Elles lui répondaient, en faisant cliqueter leur gorge de métal, que l’homme n’était pas fait pour vivre du tout. » (p. 443) Il y a l’homme qui voit venir l’horreur et l’homme qui doit en protéger les conséquences tout en dissimulant les causes. « Expliquez-moi en quoi la solution n’est pas pire que le problème. » (p. 266) Pour survivre, l’humanité doit oublier, mais certains hommes ont la lourde responsabilité de se souvenir. « Les mensonges […] étaient ce qu’ils entretenaient ici dans le silo 1, dans cet asile embrumé par les pilules curieusement en charge de la survie de l’humanité. » (p. 69)

Après un premier tome magistral qui l’a fait entrer d’un bond dans la cour des grands auteurs de science-fiction et de dystopie, Hugh Howey offre un préquel parfaitement maîtrisé à Silo. Partant des origines de la catastrophe, il renoue avec des personnages de son premier volume, à une époque où on ne les connaissait pas encore. Le mélange de violence, d’insurrection, de survie, de secret, de politique et de pouvoir est toujours aussi savoureux. D’autant plus qu’il est agrémenté d’un ingrédient de choix. « L’espoir. C’est de ça qu’il s’agissait. De l’espoir et de ses dangers. » (p. 450) Vivement le dernier volume de cette trilogie !

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [7] - Permalien [#]


Fin »