Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

26 janvier 2015

Découpé en tranches

Zep_Decoupe en tranchesBande dessinée de Zep.

Pour une génération d’enfants, Zep est avant tout le papa de Titeuf, ce gamin à la longue mèche jaune, version moderne du Petit Nicolas, les gros mots et les jeux vidéo en plus. Mais Zep, avant d’être un auteur, est un homme, un humain, un individu qui s’interroge sur le monde et sur la place qu’il occupe au sein de celui-ci. « C’était donc possible de vivre sur cette planète sans en être le centre. » Sa place, Zep la trouve peu à peu en dessinant ce qui l’entoure, en mettant en images son monde, ses doutes et ses rêves.  « Je dessine pour apprivoiser le monde, pour tenter de le comprendre. »

Alors, Zep, qui est-il ? Un fan de Bob Dylan, un peu guitariste à ses heures. Un papa et un conjoint. Un créateur dont l’arc a plusieurs cordes. Mais quelle est sa légitimité d’artiste, voire d’être humain ? Comme tant d’autres, il se voudrait unique, exceptionnel, sensationnel. À force de patience et de douce résignation, Zep s’accepte pour ce qu’il est et c’est déjà beaucoup.

J’ai beaucoup apprécié cette autobiographie en bulles au ton doux-amer : le texte flirte avec la nostalgie, mais le narrateur reste résolument ouvert au monde. Ainsi découpé en planches, Zep ne m’est que plus sympathique, lui dont les bandes dessinées ont fait rire ma jeune adolescence. J’ai retrouvé dans cet album un peu de la belle gravité de Une histoire d’hommes, premier roman graphique de l’auteur.

Zep_Decoupe en tranches_1

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25 janvier 2015

Billevesée #161

Aujourd'hui, pour être politiquement correct, il faut dire SDF ou sans domicile fixe. Mais pas clochard. Clochard, ce n'est pas un mot poli.

Mais c'est un mot qui m'intrigue. En fouillant un peu, j'ai trouvé plusieurs origines possibles.

Clochard viendrait du verbe "clocher" qui veut dire "boiter" : le SDF boite-t-il forcément ? Ou plutôt, un éclopé avait-il jadis peu de chance de trouver/garder un moyen de subsistance et donc un logement ?

Autre possibilité : quand les marchants avaient rangé leur étal, la cloche sonnait pour signifier la fin du marché. À ce signal, les pauvres et autres affamés venaient chercher les denrées abandonnées par les commerçants.

Dernière supposition : le clochard est celui qui actionnait la pédale qui activait les cloches de Notre-Dame de Paris. Était-ce donc un métier de pauvre ?

Alors, billevesée ?

Billevesee_Clochard

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23 janvier 2015

Encore un mot

Montety_Encore un motRecueil de textes d’Étienne de Montety.

L’auteur est directeur du Figaro littéraire depuis 2006. Dans ce journal, il propose une courte rubrique où, au gré de l’actualité, il choisit un mot et en propose une définition qui, si elle n’est jamais très éloignée de la définition officielle, n’est pas tout à fait conventionnelle pour autant. Jeux de mots, mots d’esprit, références littéraires ou historiques, tout est bon pour travestir un vocable et le rendre plus intelligible tout en soulignant son incroyable complexité. Le miracle de la langue française, en quelque sorte.

Ces pastilles étymologico-loufoques font feu de tout bois et traitent de sujets divers : sport, économie, politique, écologie, people, télévision, cinéma, etc., rien n’échappe à la plume érudite et taquine d’Étienne de Montety. « À l’heure du ministre twitteur, l’édile épistolier doit être salué : Rachida Dati est une femme de lettres. Du moins, elle en adresse. N’étant plus en charge des sceaux, Rachida Dati s’est autorisé la publication d’une lettre non scellée : une lettre ouverte au premier ministre. Et affranchie : celle-ci l’est des convenances politiques. » (p. 73) Je ne lis pas ou peu le Figaro – qui reste pour moi le fameux personnage de Beaumarchais –, appréciant bien peu son ton et ses points de vue. Mais je ne dis jamais non à une pirouette sur le langage, et encore moins à une galipette verbale.

Pour finir, une sélection de définitions.

« Allemand : cousin germain des Français. » (p. 13)

« Anglais : habitant d’une île qui entend le rester. » (p. 15)

« Débarquement : attitude de celui qui débarque complètement à l’Ouest. » (p. 39)

« Radar : gendarme borné d’où vient la lumière. » (p. 108)

À propos de la fermeture de l’entreprise Lejaby  - « Soutien : aide apportée à une marque de sous-vêtement prise à la gorge. » (p. 128)

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21 janvier 2015

Blaze

King_BlazeRoman de Stephen King, publié sous le pseudonyme de Richard Bachman.

George est un arnaqueur futé, toujours à l’affut d’un bon coup. Blaze est un géant à l’esprit plutôt lent. Ces deux-là font la paire, vivant d’escroqueries et de combines rarement légales. Et ils rêvent de leur grand coup. Mais voilà, George se fait descendre avant la mise en œuvre du plan qui doit leur rapporter gros. Qu’à cela ne tienne, Blaze fera le coup tout seul. Tout seul ? Pas vraiment. « Maintenant George était mort et Blaze reproduisait la voix de George dans sa tête, lui donnant les bonnes répliques. » (p. 27) Le fameux plan est assez simple : enlever le nourrisson des Gerard, richissime famille du Maine, et exiger une rançon colossale pour ensuite partir vivre à l’aise au soleil. Sans l’aide de George, Blaze l’attardé ne peut pas tout prévoir, même en faisant de son mieux. Et ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que le bébé l’intéresserait bien plus que l’argent.

Référence et hommage non dissimulés au roman de Jon Steinbeck, Des souris et des hommes, ce texte de Stephen King exploite une combinaison de personnages qui a fait son chemin dans la littérature et sur les écrans : entre le petit George et le grand Blaze, il y a connivence, complétude, complémentarité et une once de comique de situation. Mais Blaze est avant tout un héros tragique : alors qu’il aurait pu être brillant, les corrections répétées de son père en ont fait un attardé, à la fois doux et inconscient de sa force. S’il choisit le mauvais chemin, ce n’est pas par méchanceté, c’est plutôt l’effet d’un malheureux hasard. Face à bébé Joe, Blaze révèle finalement sa véritable nature, celle d’un innocent aux mains pleines. Mais hélas pleines d’une progéniture qui n’est pas la sienne. Mené à un rythme effréné, ce texte particulièrement émouvant aborde avec finesse le thème des choses qui passent, sans rien laisser derrière elles.

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19 janvier 2015

Le coup du lapin - Les lapins suicidaires les plus drôles du Royaume-Uni sont de retour !

Riley_Le coup du lapin 2Bande dessinée d’Andy Riley.

 

Adieu monde cruel a bien expliqué le concept : d’adorables petits lapins cherchent sans cesse le meilleur moyen d’en finir. Ils sont patients, déterminés, solidaires et inventifs. Faisant feu de tout bois, montant des machines compliquées ou tirant profit de leur environnement, ces lapins ne manquent pas de ressources ! « Autodestruction enclenchée. Pour annuler, il vous reste cinq minutes. / L’art du jonglage en six minutes. »

Le lecteur prend une bonne dose d’absurde dans la face. Et s’il aime le cinéma, il y trouvera aussi son compte, car nos adorables petits lapins explorent les univers de Doctor Who, d’Alien, de Terminator ou du Seigneur des anneaux. Ne cherchons pas pourquoi ces bestioles qui n’ont même pas l’air déprimé veulent tellement se faire couic. Contentons-nous de rire un grand coup (du lapin) !

Et je préfère de très loin ces lapins suicidaires aux lapins crétins !

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Challenge Totem

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18 janvier 2015

Billevesée #160

L'électricité, voilà une énergie dont nous serions bien en peine de nous passer !

Petit tour d'horizon étymologique ! Cette énergie tire son nom du mot grec êlektron qui signifie ambre jaune. Les Grecs anciens avaient en effet fait une découverte étonnante : en frottant l'ambre jaune, il était possible de générer une légère attraction sur de petits objets légers et parfois même des étincelles !

Alors, billevesée ?

Billevesee_Electricite

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15 janvier 2015

L'honnête tricheuse

Jansson_Honnete tricheuseRoman de Tove Jansson.

Katri Kling ne vit que pour son frère Mats, de dix ans son cadet. Elle a de grands projets pour lui et, grâce à sa grande intelligence et sa parfaite maîtrise des chiffres, elle est convaincue de pouvoir tout obtenir. « On disait de Katri Kling qu’elle ne se préoccupait de rien d’autre que des chiffres et de son frère. » (p. 10) Si tout le village vient prendre conseil auprès d’elle, tout le monde se méfie d’elle. On la dit un peu sorcière, vraiment étrange, totalement différente. « En tout cas, Katri Kling était honnête, il fallait le reconnaître. » (p. 22) Quand Katri commence à fréquenter Anna Aemelin, la vieille dessinatrice recluse dans sa grande maison, personne ne comprend vraiment son objectif. Mais Katri, elle, sait ce qu’elle veut – offrir un bateau à son frère – et c’est en remettant de l’ordre dans les comptes et les affaires d’Anna qu’elle arrivera à ses fins. « Prendre l’argent d’un autre n’est excusable que quand on peut le faire fructifier et le rendre en un partage équitable. » (p. 64)

Que voilà un étrange et fascinant récit, fait de personnages qui ne se comprennent pas dans un univers pris dans le froid et la neige. Quel monde entre Anna qui dessine les sous-bois et des lapins fleuris et Katri qui voit toutes les mesquineries et toutes les tromperies ! Et pourtant, en un sens, ces deux femmes se trouvent et se rejoignent, chacune insufflant à l’autre ce qui lui manque, un peu de méfiance pour l’une et un peu de mansuétude pour l’autre. Katri est de loin le personnage le plus fascinant : ne manifestant aucune émotion, n’étant attachée qu’à son frère, elle est peu accessible, retranchée derrière une muraille de chiffres et de calculs. Son inaltérable honnêteté et sa capacité à révéler les travers de chacun rendent ceux qui la côtoient profondément méfiants et finalement cruellement malheureux. Katri a la capacité d’ôter les illusions en arrachant sans vergogne les voiles et les masques. Quand vient le moment où, à son tour, elle doit montrer son vrai visage, on s’attendrait presque à entendre résonner un rire antique, celui de l’ironie dramatique.

Premier texte que je découvre de Tove Jansson, certainement pas le dernier ! Et c’est avec un certain plaisir que je vais rouvrir mon édition du Hobbit de J. R. R. Tolkien, ouvrage qu’elle a illustré !

Lecture commune avec Cynthia, qui m'a offert ce très bon roman.

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13 janvier 2015

Qui dira la souffrance d'Aragon ?

Guegan_Qui dira la souffrance dAragonRoman de Gérard Guégan.

En 1952, Louis Aragon, poète reconnu et admiré, a 55 ans. Étienne Mahé, émissaire du Kominform, en 28. « Aragon est un égoïste. Mahé déteste les égoïstes. Ce sont des planches pourries. Sas doute, mais Mahé ne peut qu’aimer Aragon et être malheureux. » (p. 243) Ils se croisent alors qu’un procès d’importance se prépare au sein du parti du communiste : Tillon et Marty seraient des traîtres et Jeannette Thorez, la femme de Maurice, malade et retenu en Russie, n’est pas la dernière à le dire. Pour Aragon et Mahé, ce procès politique offre une courte semaine de passion, mais ces amours clandestines tiennent dans une parenthèse amoureuse close avant le premier baiser. « La vraie question, ce n’est pas de savoir si c’est un coup de foudre, la vraie question, c’est de se demander s’il y aura un lendemain. J’ai envie de te répondre que oui, mais, tu le sais, nous sommes des clandestins et nous sommes condamnés à le rester. » (p. 141) Clandestins, Aragon et Mahé le sont aux yeux du parti qui apprécie les invertis encore moins que les traîtres. « L’histoire d’un temps, et d’un parti, où le reniement de soi était souvent le prix à payer pour échapper à l’exclusion. » (p. 9) Clandestins, ils le sont aussi aux yeux d’Elsa qui, si elle n’a aucune preuve, sait que son mari, dans l’intimité, n’est pas tout à fait sien.

En six jours, moins de temps qu’il n’en faut pour construire un monde, Aragon et Mahé se livrent à la passion, méprisant pour quelques heures la tyrannie du parti et les regards de la société. Pédéraste flamboyant, à l’image d’un Oscar Wilde, Aragon a tout de même un ruban à la patte : Elsa, croqueuse d’hommes par jalousie, couche avec tous ceux qu’elle espère ainsi soustraire à Louis et lui rappelle qu’il aurait mauvais compte de la quitter. L’idylle avec Mahé est alors une nouvelle blessure à porter au tableau d’honneur d’Aragon le surréaliste, d’Aragon le résistant.

Gérard Guégan imagine la passion éphémère entre les deux hommes comme on jouerait à un jeu d’enfant : on dirait qu’Aragon et Mahé auraient une histoire d’amour… Peu importe que ce soit vrai : la force du texte est de faire d’Aragon un personnage, lui qui en a tant créé. Et Paris devient la scène d’une pièce qui hésite entre le vaudeville et le drame. S’il est certain que Mahé n’a pu entrer que par la petite porte, la souffrance d’Aragon a très certainement quitté les planches par la grande, celle que l’on ouvre sur la littérature.

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12 janvier 2015

Soumission

Houellebecq_SoumissionRoman de Michel Houellebecq.

François est un professeur d’université spécialiste de Joris-Karl Huysmans. Sa carrière semble toute tracée, comme sa vie personnelle : rien de palpitant à l’horizon, quelques vagues exaltations qui se feront de plus en plus rares. « Tout ce que je voyais c’est qu’une fois de plus je me retrouvais seul, avec un désir de vivre qui s’amenuisait, et de nombreux tracas en perspective. » (p. 196) À l’instar de Des Esseintes, le protagoniste du roman À rebours, François souffre de taedium vitae, un tenace dégoût de vivre qu’alimentent une absence de projet et une solitude aigre. Ce qui va bouleverser son existence viendra de l’extérieur. « Que l’histoire politique puisse jouer un rôle dans ma propre vie continuait à me déconcerter, et à me répugner un peu. » (p. 116) En 2022, après un deuxième quinquennat désastreux, le président socialiste doit laisser sa place, mais la configuration politique est surprenante : qui remplacera le président sortant, la candidate du Front national ou le candidat de la Fraternité musulmane ? Alors que la politique française est sur le point de changer de visage et d’orientation, François s’interroge sur la possibilité d’une conversion religieuse, empruntant le même cheminement que Joris-Karl Huysmans décrivit dans son roman En route.

Soumission est une fable d’anticipation, une extrapolation politique, économique et sociale. Mais ce qu’il faut retenir, c’est la fable, la fabula des Latins, cette narration qui invente en racontant. Faut-il prêter foi aux prédictions les plus pessimismes ? L’angélisme doit-il céder le pas au pragmatisme ? Est-il possible de n’avoir aucune idée politique ? « Je me sentais aussi politisé qu’une serviette de toilette. » (p. 50) Ces questions ne sont pas le sujet et si elles le sont, je refuse d’en débattre et d’alimenter de creuses arguties. Certes, Michel Houellebecq joue avec les peurs et les névroses de la société : il brosse un tableau alarmant d’une France en déréliction face à un Islam conquérant qui gagne du terrain grâce à son intelligence politique plutôt qu’en raison de son agressivité activiste. Certes, il place son récit dans un contexte sombre : l’actualité des derniers jours va dans son sens et l’Europe est une poudrière où se heurtent le multiculturalisme et les rassemblements identitaires.

Mais je prends Soumission pour ce qu’il est, un roman, un texte d’invention. François est un antihéros de très bonne facture qui se désintéresse des changements de son temps, ou plutôt qui se laisse porter par eux. Il a bien quelques réflexions lucides sur la situation, mais il revient sans cesse sur sa propre condition, sa minable existence et sa triste angoisse de la solitude. Si le nouveau système politique peut lui offrir enfin un foyer, pourquoi le refuser ? « L’amour chez l’homme n’est rien d’autre que la reconnaissance pour le plaisir donné. » (p. 39) François se soumet, c’est indéniable, mais il se soumet à ses névroses plutôt qu’au nouvel ordre instauré. Parce qu’avant la société, il y a l’individu et que ce dernier est doté d’une considérable force d’inertie.

Je finis sur une citation qui illustre parfaitement mon rapport à Joris-Karl Huysmans – et j’applaudis furieusement l’idée de Houellebecq de faire publier cet auteur en Pléiade : il est grand temps ! – et à d’autres auteurs chouchous comme Émile Zola. Et ne me dites pas que le premier a tout fait pour s’éloigner du second. « Huysmans, c’était ma thèse, était resté jusqu’au bout un naturaliste, soucieux d’incorporer le parler réel du peuple à son œuvre. » (p. 31) La citation finale, donc, est la suivante : « Un livre qu’on aime, c’est avant tout un livre dont on aime l’auteur, qu’on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées. » (p. 14) Je n’aime pas Michel Houellebecq, je n’aime pas tous ses textes, mais Soumission m’a tenue en haleine pendant quelques heures. Si j’ai lu ce texte, ce n’est pas pour Houellebecq, c’est pour Huysmans. En fermant l’ouvrage du premier, j’ai plus que jamais envie de continuer à lire les textes du second.

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11 janvier 2015

Billevesée #159

Dimanche dernier se célébrait l'Épiphanie, la rencontre des Rois mages et de l'enfant Jésus, les premiers reconnaissant le second comme le fils de Dieu et le Messie.

En termes culinaires et commerciaux, l'Épiphanie se traduit par une galette, très souvent fourrée de frangipane. (Je n'aime pas beaucoup la frangipane, mais c'est un détail.)

Cette préparation à base d'amandes (Et pourtant, j'aime les amandes !) et de crème patissière (Voilà pourquoi je n'aime pas la frangipane.) partage son nom avec un cocktail composé de noix de coco, de nectar de banane, de sirop de fraise et de jus de fruits de la passion.

Alors, billevesée ?

Billevesee_Frangipane

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