Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

29 juillet 2016

Le hussard sur le toit

Giono_Hussard sur le toitRoman de Jean Giono.

Angelo Pardi est un jeune colonel des hussards. Ce Piémontais est sur le chemin du retour, vers l’Italie, pour rejoindre les combattants de la liberté. Il doit retrouver Giuseppe, son frère de lait, à Manosque afin d’organiser la révolution des carbonari piémontais qui gronde en 1830. Mais dans une fin d’été étouffante, alors que les récoltes sont prêtes pour la moisson, le sud de la France est frappé par le choléra. « Cela est dans l’air. Cet air gras n’est pas naturel. Il y a autre chose là-dedans que le soleil, peut-être une infinité de mouches minuscules qu’on avale en respirant et qui vous donnent des coliques. » (p. 36) Premiers morts, premières paniques, premières fuites. Les cadavres noirs encombrent les rues, les villes se barricadent, les quarantaines sont mises en place et la méfiance s’installe. « J’essaye de me dépêtrer de ce pays infernal, plein de peureux et de courageux, plus terribles les uns que les autres. » (p. 90) Accusé d’avoir empoisonné les fontaines, Angelo se réfugie sur les toits de Manosque. Pendant plusieurs jours, il survit en hauteur, évitant les maisons des morts. « Actuellement, il est préférable de se tenir loin les uns des autres. Je crains la mort qui est dans la veste du passant que je rencontre. Et il craint la mort qui est dans la mienne. » (p. 432) Il rencontre et aide une fascinante jeune femme, Pauline de Théus, qui veut rejoindre le domaine de son époux.

Un texte de Jean Giono, ça fait combattre deux attitudes de gourmet : savourer ou dévorer. L’auteur est un artiste exceptionnel qui, en trois touches, donne vie à un tableau et à un paysage. « L’ombre n’était pas fraîche, mais on s’y sentait délivré d’un poids très cruel sur la nuque. » (p. 57) Dans un roman de Jean Giono, il n’y a pas que les mots : il y a les sons que ces mots supposent. Même les bruits et les fracas deviennent mélodies quand ils passent par le style de l’auteur. « Le charroi des autres tombereaux continuait dans les rues et les ruelles d’alentour. Les cris des femmes, stridents, ou gémissants, le déchirant appel au secours des voix d’hommes éclataient toujours de côté ou d’autre. Ils n’avaient en réponse que le roulement des tombereaux sur les pavés. » (p. 165 & 166) Jean Giono, auteur pastoral, peintre prosaïque, compositeur immense.

J’ai vu le film de Jean-Paul Rappeneau, avec les jeunes Olivier Martinez et Juliette Binoche, quand j’étais très jeune et je m’étais toujours promis de lire le roman. Petit détail loufoque : à l’époque, le chien de la famille s’appelait Hussard et je l’ai longtemps imaginé se promener sur les toits…

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27 juillet 2016

Ô Verlaine !

Teule_O VerlaineRoman de Jean Teulé.

« Ah, il en aura fait du mal à ceux qui l’ont entouré ! Tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à pas être là ! » (p. 10) Paul Verlaine est un vieil homme sans le sou, malade et harcelé par deux amantes rivales qui lui soutirent des poèmes qu’elles revendent ensuite à Vanier, l’éditeur du poète. Même au pire de la déchéance, l’artiste reste superbe, en dépit des attaques narquoises de François Coppée, académicien dont les œuvres s’arrachent. Heureusement, Verlaine compte encore quelques soutiens, notamment le jeune Henri-Albert Cornuty, venu à pied de Béziers pour rencontrer son idole. Un étrange engouement naît autour du vieux poète. « La jeunesse estudiantine séchait les cours de droit et de lettres classiques pour aller vers ce révolté contre les conventions civiles et poétiques. » (p. 141 et 142) Alors que le pauvre Lelian (anagramme de Paul Verlaine) passe de la prison à l’hôpital et de l’hôpital à une pauvre chambre dans un taudis, Henri-Albert protège son maître des mauvaises critiques et des vilaines gens. « En tout cas, depuis que ce gosse est arrivé à Paris… […], vaut mieux ne pas toucher à Verlaine. » (p. 210)

Jean Teulé s’y entend pour faire revivre les poètes maudits. Après avoir beaucoup apprécié Je, François Villon et Héloise, ouille !, j’ai suivi avec plaisir et émotion les dernières semaines de Paul Verlaine. « C’est le seul génie poétique de cette fin de siècle. Il côtoie de si près le rivage de la poésie qu’il risque à tout moment de tomber dans la musique. » (p. 46) Quelques-uns de ses poèmes émaillent le roman et leur mélodie est inimitable et inoubliable. Si je vous dis « Les sanglots longs des violons de l’automne… », vous répondez ?

Me reste à lire Rainbow pour Rimbaud où Jean Teulé explore le destin de ce poète fulgurant, dont il ne fait que mentionner le nom dans Ô Verlaine !.

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25 juillet 2016

La trilogie de Gormenghast

Trilogie de Merwyn Peake.

Si vous avez suivi mes billets dans la journée, vous avez dû voir que j'ai passé des heures délicieuses et pleines de frissons avec La trilogie de Gormenghast. Retrouvez mes critiques en cliquant sur les couvertures.

Peake_Titus denfer    Peake_Gormenghast    Peake_Titus errant

Avec cette lecture, j'inscris une nouvelle participation au Défi des 1000 de Daniel Fattore : 592 + 653 + 323 = 1568 pages que je vous recommande sans hésiter !

Défi des 1000

J'ai retrouvé le plaisir de la lecture avec la très bonne mini-série produite par la BBC en 2000. Cette adaptation télévisée se concentre sur les deux premiers volumes de la trilogie. Le tout jeune Jonathan Rhys Meyer incarne Finelame et Christopher Lee campe un excellent Craclosse. Visuellement, la BBC a su rendre l'atmosphère baroque, bariolée et décrépite du château rongé de mousses et de lierre, tel que j'avais imaginé les lieux pendant ma lecture. Mention spéciale à Neve McIntosh qui joue le rôle de la jeune Lady Fuchsia et qui a très bien rendu sa solitude excentrique et blessée.

Pas facile de trouver une version de bonne qualité. J'ai déniché les épisodes sur YouTube, en anglais non sous-titré. J'ai bien révisé ma langue de Shakespeare et je constate avec plaisir que je me débrouille encore très bien. Et il me reste dans la tête l'obsédante mélodie du générique...

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La trilogie de Gormenghast : Titus errant

Peake_Titus errantRoman de Mervyn Peake.

Titus a profité de la confusion qui règne à Gormenghast après la terrible inondation pour quitter le château. Finelame est mort, Fuchsia est morte, la menace est morte. Tant pis. Aux orties, son titre de soixante-dix-septième comte d’Enfer ! « Tournant selon son humeur vers le nord, le sud, l’est et l’ouest, il perdit un à un tous ses repères. Disparu l’horizon de sa montagneuse demeure. Disparu le monde déchiqueté de tours. Disparu le lichen gris ; disparu le lierre noir. Disparu le labyrinthe qui alimentait ses rêves. Disparu le rituel qui fut sa nourriture première et son malheur. Disparue l’enfance. Disparue. » (p. 17) Titus veut voir si un ailleurs existe et s’il est possible de vivre ailleurs qu’à Gormenghast. Dans sa poche, il n’a qu’un silex qui lui rappelle d’où il vient. Où va-t-il ? Peu importe. « Il sait seulement qu’il a laissé derrière lui, du côté de l’horizon qui s’éloigne, quelque chose de démesuré. Quelque chose de brutal ; quelque chose de tendre. Quelque chose de mi-réel ; quelque chose de mi-rêvé. La moitié de son cœur. La moitié de lui-même. » (p. 18) Renégat et traître à sa lignée, Titus veut découvrir la vie et le monde, monde qui n’a jamais entendu parler de lui ou de Gormenghast. Après une vie de rituel figé, Titus découvre un pays de progrès plein d’inventions qui le ravissent. Il rencontre Musengroin, propriétaire d’un zoo, et la très belle Junon qui deviendra son amante. Mais dans ce pays où personne ne le connaît, il est vagabond et suspect. Comment expliquer que les lettres écrites à sa mère lui reviennent ? Gormenghast existe-t-il vraiment ? Est-il fou ? Qui est Titus, s’il n’est pas le soixante-dix-septième comte de la lignée d’enfer, héritier de l’éternel château de Gormenghast ? Il lui reste une grande leçon à apprendre : ce qu’il cherche, il le porte en lui depuis toujours. « Sur les jeunes traits de Titus était écrit quelque chose qui n’était pas jeune. Quelque chose d’aussi ancien que les pierres de sa demeure. Quelque chose d’intraitable. » (p. 163)

Voilà un final grandiose ! De nombreux contemporains de Merwyn Peake ont estimé que le troisième volume de cette trilogie était inachevé et uniquement composé de bribes plus ou bien assemblées. Il est vrai que le tome final est plus mince que les précédents, mais il est aussi plus fulgurant. Débarrassé de la pesanteur du rituel, Titus peut enfin progresser et agir. Ses journées ne sont plus ralenties ou engluées dans un cérémonial stérile. L’atmosphère poussière et baroque de Gormenghast s’est allégée et le héros évolue dans un monde plus lumineux, aux contours plus nets et plus tranchants. Enfin, Titus d’Enfer se frotte à la vie. Enfin, il fait l’expérience de l’inconnu. Et si ses pas le ramènent vers Gormenghast, il saura faire le bon choix pour son avenir et sa survie.

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La trilogie de Gormenghast : Gormenghast

Peake_GormenghastRoman de Mervyn Peake.

Après l’incendie de la bibliothèque et la mort de Lord Tombal, dévoré par des hiboux, Gormenghast appartient désormais à Titus. Au début de second volume, le jeune comte a vu sa mère sept fois en sept ans et passe ses journées à étudier le rituel dans le collège du château, souvent brimé par ses camarades. « Titus a sept ans. Son monde, Gormenghast. Nourri d’ombres ; sevré dans les linges du rituel : ses oreilles sont vouées aux échos, ses yeux à un labyrinthe de pierre ; pourtant, dans son corps, autre chose – autre chose que cet ombrageux héritage. Car d’abord, et avant tout, il est un enfant. […] Titus le soixante-dix-septième héritier d’une gloire croulante ; une mer d’orties ; un empire de rouille rouge ; les rites imprimés comme des traces de pas enfoncés jusqu’aux chevilles dans la pierre. Gormenghast. » (p. 19) C’est peu dire que cet héritage pèse sur les épaules du jeune comte qui, bien que rompu aux rites, ne rêve que de chevaucher son petit cheval gris et de partir découvrir le monde. De son côté, Finelame continue de tisser sa toile mesquine : il a mis sous sa coupe les vieilles jumelles et prend de plus en plus de responsabilités dans le château. Gormenghast n’a plus de secret pour l’ancien employé des cuisines : il en connaît les souterrains, il s’est aménagé des postes d’observation partout et il monte les habitants du château les uns contre les autres. « Dans le sinistre programme dont il avait fait son avenir, il y avait toujours une pièce ou une autre à découvrir et à insérer dans le grand puzzle de sa vie de prédateur et dans le corps de Gormenghast dont il se nourrissait. » (p. 337) Son ascension n’est plus freinée par le fidèle Craclosse, banni de Gormenghast par la comtesse. Le vieux serviteur, bien que parfaitement acclimaté à la nature, n’est jamais bien loin du château et il est prêt à intervenir pour sauver Gormengahst et secourir le nouveau comte d’Enfer. « Le mal est dans le château. […] Où il est, je n’en sais rien. Mais le mal est là. » (p. 63) Finelame doit cependant prendre garde à Brigantin, le nouveau maître du rituel, qui voit d’un mauvais œil ses manigances. Telle une araignée grise, Finelame tisse sa toile vers le trône. Les années passent, Titus grandit et le château n’en finit pas de décrépir jusqu’aux jours terribles d’une inondation qui semble vouloir engloutir Gormenghast.

Comme dans le premier volume, les morts sont violentes et pleines d’épouvante. Les êtres ne passent pas seulement de vie à trépas, ils se dissolvent dans le néant. Pour les vivants, la situation n’est pas plus douce tant Gormenghast semble être une juxtaposition de solitudes où chacun entretient ses névroses et ses desseins secrets. Après sa rencontre avec la mystérieuse femme oiseau, Titus veut plus que jamais se libérer et il y parvient dans la violence et la souffrance. « Il avait envie de savoir ce qu’il valait. De voyager, non comme un comte, mais comme un étranger n’ayant pour tout abri que son seul nom. » (p. 647) Pauvre Titus, c’est bien ce qui va t’arriver, mais n’oublie pas : partir, c’est trahir Gormenghast.

Avec ce deuxième tome encore plus riche que le premier, j’ai vécu des heures délicieuses entre terreur sourde et émerveillement continu. Les sombres murs de Gormenghast ont de quoi rendre fou, mais il semble tellement passionnant de s’y perdre. Dernier tome dans pas longtemps !

Posté par Lili Galipette à 11:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [2] - Permalien [#]

La trilogie de Gormenghast : Titus d'Enfer

Peake_Titus denferRoman de Mervyn Peake.

Un héritier vient de naître à Gormenghast. Il est le soixante-dix-septième comte de la lignée d’Enfer. « La comtesse venait d’avoir un fils. Était-ce le moment de se montrer raisonnable ? » (p. 33) Pourtant, cette grande nouvelle agite bien peu le château dont rien ne semble pouvoir briser l’éternelle routine. Lord Tombal n’est pas un père comblé et lève à peine le nez de ses livres et de sa profonde mélancolie. Lady Gertrude ne pense qu’à retourner à ses chats blancs et à ses oiseaux. La jeune Lady Fuchsia est bien un peu furieuse de ne plus être fille unique, mais elle oublie vite cette contrariété pour retourner dans son monde imaginaire et son grenier plein de bric-à-brac. Ils ne sont pas nombreux, ceux que cette naissance émeut. Il y a Craclosse, le fidèle et dévoué valet de Lord Tombal. « Craclosse fut saisi d’épouvante par quelque chose dont il ne pouvait encore saisir toute la signification, mais qui le submergeait d’horreur. » (p. 248) Il y a Nannie Glu, vieille femme minuscule qui ne cesse de s’affairer dans le château et qui semble le tenir à bout de bras. Et il y a Finelame, employé ambitieux échappé de l’enfer des cuisines et bien décidé à prendre la place du nouveau-né sur le trône de Gormenghast. En coulisse, l’énorme et écœurant Lenflure, chef cuisinier, semble ourdir un terrible plan. Les vieilles jumelles Cora et Clarice ruminent de poussiéreux rêves de pouvoir. Grisamer, maître du rituel, veille que tout se déroule comme cela s’est toujours déroulé. Car elle est là, la grande malédiction de Gormenghast : la lignée des comtes et le vieux château décrépi sont figés dans un cérémonial sans cesse répété. « On ne savait plus ce que signifiait ce rite, car les archives avaient disparu, mais quoique inintelligible la cérémonie n’en était pas moins sacrée. » (p. 346) Et voilà que Titus, à peine âgé de quelques jours, commet son premier sacrilège envers Gormenghast. Le jeune héritier sera-t-il le sauveur ou le destructeur de la lignée d’Enfer ?

Quelle délicieuse étrangeté dans l’atmosphère de ce roman qui oscille entre gothique et baroque ! Les couloirs sombres et labyrinthiques semblent abriter à la fois la pire des menaces ou la plus folle des extravagances. Les pièces dissimulent des arbres, des bibliothèques gigantesques et des prisons dont on ne peut pas s’échapper, sauf par la fenêtre. Le lierre et la mousse montent à l’assaut des pierres depuis des siècles et personne ne s’étonne de la vieillesse des lieux. Serré dans l’ombre du château, le village abrite des silhouettes informes qui n’existent que par la grâce de Gormenghast et qui participent chaque année à la grande cérémonie des sculptures, autre rite insensé qui perdure depuis le premier comte d’Enfer. Il est donc temps que les choses changent. Nourrisson encore innocent, Titus porte en lui les germes de la nouveauté, pour le pire et le meilleur. « Le cycle de douze mois était achevé, et Titus venait d’entrer dans sa seconde année – une année qui, à peine entamée, allait être le théâtre d’un déchaînement de violence dans l’air empoisonné de Gormenghast. » (p. 480)

J’ai été subjuguée par ce roman étrange et irréel. Et je suis convaincue qu’il doit être savoureux de le lire en anglais pour profiter des noms originaux des personnages qui, traduits, correspondent déjà parfaitement au caractère des protagonistes. La suite, très vite !

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24 juillet 2016

Billevesée #239

Prenons l'expression "au fur et à mesure" qui signifie "progressivement" ou "à proportion".

Prenons maintenant le mot "fur" : en ancien français, il signifie "proportion".

Il est singulier de constater que ce mot est parvenu jusqu'à nous grâce à l'expression "au fur et à mesure", figé dans cet ensemble lexical : ce terme n'est jamais utilisé seul dans le langage courant.

Alors, billevesée ?

Billevesee_Au fur et a mesure

Essayons donc d'illustrer ça !

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22 juillet 2016

L'Ogre de Mouflette Papillon

Bonniol_Ogre de mouflette papillonAlbum de Magali Bonniol.

Mouflette Papillon ne peut pas se coucher parce qu’un gros ogre très triste est assis sur son lit. « Il n’arrête pas de pleurer. C’est embêtant un ogre qui pleure : il y a des flaques par terre, et l’oreiller de Mouflette est tout trempé. » Alors Mouflette réconforte ce pauvre ogre.

Ici, les monstres ne font pas peur aux enfants à l'heure du coucher et ce sont ces derniers qui mènent la danse. Petite magicienne en pyjama rouge, Mouflette Papillon redonne le sourire à son nouvel ami et chacun se retrouve dans son lit pour passer une bonne nuit.

Cet album est très réussi et j’apprécie particulièrement sa présentation : un texte très court sur la page de gauche, une illustration pleine page à droite. En mettant en regard l’histoire et l’image, le jeune lecteur peut suivre le récit sans difficulté.

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21 juillet 2016

Piou Piou

Sato_Piou piouAlbum de Wakiko Sato et Eigore Fritamata.

Petit Poussin se promène dans les bois et échange des bruits d’animaux. De piou piou en waf waf, Poussin a finalement bien de la chance d’échapper au chat glouton. Et de retour à la ferme, il ne sait plus quoi dire à sa maman. « Non d’un petit bonhomme ! Tu as perdu ta langue ??? »

Drôle de promenade que celle de ce petit poussin. Je me demande ce qu’il serait advenu s’il avait rencontré un humain… Aurait-il appris une phrase ? Les dessins sont simples et charmants, parfaits pour un album de première lecture.

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20 juillet 2016

Tous les deux

VSarah_Tous les deuxAlbum de Sarah V. et Stibane.

Papa ours et sa fille sont très complices. Ils se promènent ensemble et racontent des histoires. Tous les jours, Papa accompagne sa fille à l’école. C’est chouette, l’école. « Mais juste avant d’aller dans les rangs, je cours lui faire un gros bisou, parce qu’une journée sans lui, c’est long. » À l’école, il y a Simon, un nouveau. Et Papa, compréhensif, laisse sa petite fille jouer avec son nouvel ami.

Adorable histoire sur l’affection unique unit père et fille. J’ai la chance d’avoir un papa génial que j’aime beaucoup. Les ours de cette histoire, ronds et tous bruns, sont charmants. De vraies peluches !

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