Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

29 mai 2020

Jérémie-Pêche-à-la-Ligne

Potter_Jeremie peche a la ligneAlbum de Beatrix Potter.

Jérémie est un heureux crapaud dans sa petite maison humide. « Jérémie aimait avoir les pieds mouillés et il n’était jamais enrhumé. » (p. 10) Un matin, il part à la pêche sous la pluie pour préparer le dîner auquel il a convié quelques amis. Mais l’étang lui réserve quelques mésaventures… Finalement, il faudra improviser un repas, mais les amis passeront une excellente soirée !

Vous savez mon affection pour les histoires de lapin écrites et dessinées par Beatrix Potter, mais l’autrice britannique aimait de nombreux autres animaux et s’est plu à inventer des historiettes charmantes pour elle et les enfants de son entourage. Pierre Lapin reste mon préféré, mais je compte bien compléter ma collection de ces adorables petits albums. Petit plus absolument charmant, j’ai retrouvé en Jérémie quelques traits du Mr Crapaud du Vent dans les saules de Kenneth Grahame.

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27 mai 2020

Jack et le Jackalope

Ced_Jack et le JackalopeBande dessinée de Ced et Mino.

Jack est un petit garçon casse-cou et intrépide qui, sous l’œil calme et caustique de sa sœur Suzanne, cherche sans cesse à impressionner son papa. « Tu crois que c’est facile d’être le fils du grand Richie Revolver ? T’es une légende… Je veux juste être un peu comme toi. » (p. 9) En dépit des paroles rassurantes et aimantes de son père, Jack décide de frapper un grand coup en capturant une des créatures légendaires de la jeune Amérique. Non, pas le Sasquatch, un peu trop dangereux, mais le lapin cornu, ce serait parfait ! « Jackalope : farouche, mais mignon. » (p. 10) Jack rencontre Atchoum, une jeune Indienne qui protège la nature, mais manque d’instinct de survie… Auprès d’elle, le gamin apprend à respecter les animaux et ne pas chercher une vaine gloire au détriment d’êtres plus fragiles.

Avec son air de Tom Sawyer, Jack vit une fabuleuse aventure à la poursuite du petit animal à cornes friand de légumes. Il se perd dans une mine abandonnée, rencontre des brigands et se montre un vrai bon copain. Voilà une bande dessinée que les mômes peuvent lire, mais je la conseille plutôt aux adultes qui en saisiront mieux l’humour spirituel et le ton désopilant. OK, le Jackalope est foutrement adorable et c’est lui qui m’a donné envie de lire cette BD, mais je ne m’attendais pas à la cascade de détails hilarants qui truffent les pages, entre références classiques et pop et franche rigolade. Dans ce monde où le bestiaire folklorique nord-américain est tout à fait vivant, on n’a pas trop d’imagination pour les prénoms. Ainsi, dans la petite ville, vous croiserez Billy-Georges, Billy-Gus, Billy-Bob, Billy-Joël, Billy-Billy, etc. Et au détour d’une course dans les bois, vous verrez clouées sur des troncs des affiches de truands à capturer où figure la trogne des auteurs.

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N'est-ce pas que c'est adorablement mignon ???

Point bonus non négligeable, cette bande dessinée est publiée par la maison d’édition qui a publié Le cirque – Journal d’un dompteur de chaises, d’Ileana Surducan. Preuve qu’il faut toujours fouiller dans les catalogues des petits éditeurs, car ils ont des pépites. Celle de Ced et Mino est dotée de longues oreilles : je ne pouvais pas passer à côté !

Challenge Totem

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25 mai 2020

La Louve et autres récits de Sicile

Verga_Louve et autres recits de SicileRecueil de nouvelles de Giovanni Verga.

La Nedda est une pauvresse courageuse et travailleuse dont la vie de souffrances n’est émaillée que de maigres joies. La Louve ne vit que pour des amours coupables et scandaleuses qui causeront son malheur et celui des siens. La malaria est une menace que tous les paysans italiens connaissent, maladie aussi inévitable que le cours des saisons. « Mais là où est la malaria, c’est une terre bénie de Dieu. » (p. 68) La liberté aux mains de pauvres hommes qui ne l’ont jamais connue débouche sur une émeute aux airs d’ivresse meurtrière.

L’auteur explore quatre figures féminines, deux humaines et deux abstraites, toutes puissamment allégoriques. Dans ces cours récits où les personnages semblent abandonnés par tout et tous, le jugement des hommes est encore plus cruel et impitoyable que celui de Dieu. La vie terrestre offre peu d’espoir et beaucoup de douleurs. La plume de Verga est précise et incisive, même si elle s’attache à entourer d’une tendresse maladroite les personnages.

Je vous laisse avec la description aussi sulfureuse que puissante du personnage qui donne son titre au recueil. « Au village, on l’appelait la Louve parce qu’elle n’était jamais rassasiée – de rien. Les femmes se signaient quand elles la voyaient passer, seule comme une mauvaise chienne, avec cette allure incertaine et soupçonneuse de la louve affamée : elle dévorait leurs fils et leurs maris en un clin d’œil avec ses lèvres rouges, et les entraînait derrière ses jupes rien qu’en les regardant de ces yeux de démon, quand bien même ils auraient été devant l’autel de sainte Agrippine. Heureusement la Louve ne venait jamais à l’église, ni à Pâques, ni à Noël, ni pour entendre la messe, ni pour se confesser – le père Ange de Sainte-Marie de Jésus, un vrai serviteur de Dieu, avait perdu son âme pour elle. » (p. 55)

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20 mai 2020

Les déplumés

J'aime écrire depuis que je suis toute petite. Un grand merci à deux institutrices qui ont félicité mes premières rédactions et m'ont donné le goût des histoires.

J'ai participé à de nombreux concours d'écriture régionaux, scolaires ou nationaux.

En novembre 2015, j'ai même relevé le défi du NaNoWriMo et produit un texte de plus de 50 000 mots !

Entre 2015 et 2017, j'ai intégré un groupe d'écriture à Paris, avec exercices stylistiques et thématiques.

En décembre 2019, j'ai réjoint un cercle d'écriture à Lille. J'y ai retrouvé un certain dynamisme et l'envie de me reprendre de vieux projets.

Quelques mois plus tard, la forme de ce groupe lillois ne répondant pas tout à fait à mes attentes (même si son accueil et sa bienveillance ont été fabuleux), je fonde mon propre cercle d'écriture avec deux autres passionnés, Alexandre et Camille. Ce groupe s'appelle Les déplumés et est la section lilloise du mouvement international Shut up & Write!. Le nom est clair : on se tait et on écrit !

J'ai de nombreux projets d'écriture sur le feu ou dans la tête, et j'espère les mener à bien dans ce cadre amical et émulatif, au sein d'une famille d'écriture bienveillante, mais aussi un peu barrée !

Nous nous réunirons, avec d'autres auteurs chatouillés par la plume, dans des cafés lillois tous les mardis soirs. Si tu me lis, que tu es lillois ou des environs, et que tu as un projet d'écriture, rejoins-nous !!!

Les deplumes

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18 mai 2020

Entre mes lèvres mon clitoris - Confidences d'un organe mystérieux

Hubin&Michel_Entre mes levres mon clitorisEssai d’Alexandra Hubin et Caroline Michel.

« Si la femme peut jouir sans pénétration, elle est définitivement indépendante (quelle horreur !). Alors on a préféré, de tout temps, fermer les yeux sur cet organe. » (p. 22) Heureusement, la recherche – même si elle a pris le temps – a fini par mettre le doigt sur cette partie si sensible et à s’y intéresser vraiment. Rappelons tout de même que la première modélisation 3D du clitoris date de 2005 : gageons que la première représentation en trois dimensions du pénis remonte au moins à l’âge de pierre… Le clitoris est le seul organe du corps humain spécifiquement et uniquement dédié au plaisir. Mais se l’approprier est parfois difficile face à la pression d’une sexualité réussie, qui s’entend souvent comme une sexualité phallocentrée. « En somme, le clitoris n’était pas le grand serviteur du plaisir masculin : si les femmes pouvaient jouir sans pénétration, comment les hommes pouvaient-ils prendre leur pied ? » (p. 30)

La presse féminine est utile sur le sujet, mais elle n’est pas parole d’évangile. Chaque femme est la seule à connaître son corps et ne doit se soumettre à aucune mode. Le mieux est encore d’en parler sereinement, sans honte, avec curiosité et simplicité. Ce livre n’est pas un mode d’emploi unique. Il ne donne aucune règle et n’impose aucune norme. Il rappelle ce qui peut être considéré comme des évidences. Mais souvent, ce qui va sans dire va mieux en le disant !

Il y a autant de jouissances qu’il y a de femmes. La seule vérité est que nous sommes toutes clitoridiennes, car le fameux sacrosaint orgasme vaginal n’est finalement obtenu que par la stimulation interne du clitoris. Donc, Freud, tu es mignon, tu dégages ! Le plaisir s’apprend, s’apprivoise, d’abord seule, puis avec un ou une partenaire. « Ce n’est pas parce que l’orgasme n’est pas une obligation que l’on doit se contenter d’un rapport qui nous plaît moyennement. » (p. 44) Il faut refuser toutes les injonctions à l’orgasme, mais tout simplement vivre le moment, lâcher la pression et s’ouvrir aux sensations. Oui, ça semble très facile à dire… et comme toute chose, la réussite est affaire de pratique. Ça tombe bien, voilà un exercice physique très agréable ! « Le clitoris s’accueille à bras ouverts, sourire aux lèvres, esprit détendu et corps réceptif. » (p. 44)

Le ton est léger, comme celui de la bonne copine avec qui on discute en prenant un verre, mais il est aussi documenté et clair, car ce n’est parce qu’on parle de cul qu’il ne faut pas être sérieux ! Les autrices usent de nombreuses métaphores culinaires pour présenter leurs idées. Je trouve ça parfait : rien de tel pour se mettre en appétit !

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15 mai 2020

Le service des manuscrits

Laurain_Service des manuscritsRoman d’Antoine Laurain.

À peine sortie du coma où l’a plongée un accident d’avion, au retour d’un voyage aux États-Unis pour rencontrer Stephen King, Violaine Lepage reprend le chemin de la maison d’édition où elle dirige le service des manuscrits. « La raison d’être d’un service des manuscrits est de trouver de nouveaux auteurs et de les publier. Cette mission est remplie deux à trois fois l’an. » (p. 20) Parmi les centaines de textes reçus, celui de Camille Désencres, Fleurs de sucre, retient l’attention du service et de Violaine. Mais impossible de savoir qui est l’auteur : il reste inaccessible et invisible, alors même que son roman se place dans la sélection du Goncourt. Tout ce que Violaine arrive à obtenir de lui, c’est un message sibyllin. « Ceux qui doivent mourir vont mourir. Toutes les dettes seront payées. » (p. 43) Et de fait, les événements décrits dans le texte semblent se réaliser, et avoir un lien avec le passé de Violaine.

Vous aussi, poussez la porte du service des manuscrits et venez voir ce qui se trame dans le secret des maisons d’édition ! « Il y a une sorte de radar à mettre en place, un radar qui oscille entre la qualité littéraire et le potentiel commercial. » (p. 84) Mais surtout, voyez comment réalité et fiction se rejoignent pour régler des comptes et lever des voiles lourds sur le passé. Et si vous êtes un lecteur de peu de foi, osez dire que la littérature est sans pouvoir ! « Le livre vit sa propre vie. Tout roman est un traité de magie noire. » (p. 169) Oui, je suis volontairement allusive pour vous laisser entier le plaisir de découvrir l’intrigue finement troussée par Antoine Laurain.

J’ai beaucoup apprécié les débuts du livre, autour des aspirations des auteurs en mal de publication. Sans doute parce que – hem hem – je m’y retrouve un peu ! C’est écrit avec beaucoup d’intelligence, mais aussi un ton assez vachard parfaitement délicieux ! « Deux millions de Français rêvent d’être publiés, si l’on en croit les sondages parus ces dernières années. La plupart rêvent d’un livre qu’ils n’écriront jamais. […] Tous ces livres fantômes formant une sorte de matière gazeuse qui entoure la littérature comme la couche d’ozone la terre. » (p. 12 &13) Je découvre Antoine Laurain avec ce roman et j’ai très envie de me frotter au reste de son œuvre.

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13 mai 2020

Challenge Destination PAL : édition 2020

Le confinement n'en finit pas de finir et risque même de recommencer. Les livres nous ont été de précieux compagnons d'immobilisation forcée pendant ces longues semaines. Votre PAL a sans doute considérablement diminué, mais sait-on jamais, il reste peut-être des Everest insoupçonnés dans vos bibliothèques physiques et numériques...

Prêts pour la septième édition du challenge Destination PAL ?

Destination PAL

Les règles ?

On prend les mêmes et on recommence, et surtout on continue à ne pas se prendre la tête !

Pour participer, communiquez-moi votre PAL dans les commentaires. J’accepte les liens vers des pages de blog ou les GoogleDoc, mais pas les documents Word ou PDF, ni les mails. Vous pouvez présenter toute votre PAL ou seulement une PAL spécifique : à vous de fixer votre objectif ! Nous sommes là pour nous amuser, pas pour entrer en compétition avec nous-mêmes ou les autres.

Ensuite, il n’y a plus qu’à lire ! À la fin du challenge, vous comparez votre PAL de départ et votre PAL d’arrivée. Je ne tiendrai pas la liste de vos lectures : moi aussi, je serai en vacances (enfin, non, pas vraiment, mais bon, je n'ai pas que ça à faire...) ! Je vous demande donc de créer un article pour recenser vos lectures estivales et les liens vers vos articles. À la fin du challenge, c’est les liens vers ces articles que je recenserai en bas de cet article. C'est dingue, hein, les consignes ne changent pas d'une année à l'autre...

Les dates ?

Le challenge commence le 1er juin. Certains d'entre vous seront en congés plus tôt que les autres ou encore plus ou moins en confinement : autant qu'ils en profitent pour bouquiner ! Retour au camp de base le 5 septembre, mais comme je suis une guide de haute montagne très sympa, vous avez jusqu'au 30 septembre pour me donner le lien vers votre article récapitulatif. Et comme je suis une blogueuse hyper compréhensive, vous pouvez publier les articles de vos lectures estivales jusqu'au 30 octobre. Et de toute façon, je n'irai pas vérifier pour vous gronder...

On attaque nos PAL par la face Nord ou la face Sud ?

Les participants ?

  • Moi (comme toujours...) : ma PAL de départ - ma PAL d'arrivée

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11 mai 2020

Croire aux fauves

Martin_Croire aux fauvesRécit de Nastassja Martin.

« Je me demande un instant si l’ours va revenir, pour m’achever, ou pour que je l’achève, moi – ou bien pour que nous mourrions tous les deux dans une ultime étreinte. » (p. 5) Attaquée par un ours quelque part au milieu du Kamtchatka, l’autrice est une miraculée. « Lui sans moi, moi sans lui, arriver à survivre malgré ce qui a été perdu dans le corps de l’autre ; arriver à vivre avec ce qui y a été déposé. » (p. 5) Des jours d’hôpital, d’abord en Russie, puis en France, pour retrouver visage humain. Tout le monde la dévisage. D’abord parce qu’elle a changé physiquement, mais surtout parce qu’elle a survécu et qu’elle semble différente. Cette nouvelle identité, Nastassja doit l’apprivoiser. « Je suis en train de devenir quelque chose que j’ignore ; ça parle à travers moi. » (p. 22) Et pour guérir complètement, l’anthropologue française retourne en Russie, là où a commencé sa métamorphose après sa puissante étreinte avec l’animal.

Dans ce récit court et incisif, l’autrice évoque une certaine relation au monde. Elle présence ce dernier dans une vision où l’homme n’est pas central, mais connecté, sous réserve qu’il se donne la peine de s’ouvrir à l’altérité. « Je me dis qu’il vaut mieux que j’accepte mon inadéquation, que je m’arrime à mon mystère. » (p. 39) Il est question d’animisme et de souffrance des écosystèmes. À l’image de son corps supplicié par la mâchoire du fauve, Nastassja Martin présente la nature en proie aux activités humaines. Et elle invite l’homme à plus de tempérance et de respect envers ce qu’il ne comprend pas, mais cherche pourtant à dominer. « Je dis qu’il y a quelque chose d’invisible, qui pousse nos vies vers l’inattendu. » (p. 67)

J’ai lu ce roman d’une traite, fascinée par la clarté du propos de l’autrice. Et avec l’envie puissance de rererelire L'ours, histoire d’un roi déchu, de Michel Pastoureau…

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08 mai 2020

Lili est En Marge

Si vous ne connaissez pas le site En Marge, vous ratez quelque chose de fabuleux. Le thème général, c'est "N'importe quoi, mais sérieusement" : ça annonce la couleur !

Le site est tenu par deux mecs qui aiment l'histoire et la rigolade. C'est donc plein de sujets passionnants et de bons mots. L'un des rédacteurs est Jean-Christophe Piot, voisin lillois et compagnon d'arsouillage dont je vous recommande l'excellent Avec un grand H - Chroniques historiques.

2020-05-08

Et graaaaaande nouvelle : je vais commettre des articles sur ce site, de façon plus ou moins mensuelle !

RDV à 10 heures pour ma première bafouille... Venez !

La liste de mes articles (que j'essaierai de tenir à jour...) :

 

 

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06 mai 2020

Usagi Yojimbo - 7

Sakai_Usagi Yojimbo 7Bande dessinée de Stan Sakaï.

Miyamoto Usagi a donc repris son chemin, ne pouvant rester dans le village de son enfance. Il fait la connaissance de la jolie Kitsuné, aussi charmante que fieffée voleuse, et règle un vieux différend avec un parieur. Respectant toujours le bushido, code d’honneur des samouraïs, il porte secours à la veuve d’un seigneur et aide le fantôme d’un général à trouver le repos grâce à la cérémonie rituelle du seppuku, suicide d’honneur des guerriers. Avec le même courage qu’au combat, il affronte les démons du Japon médiéval. « Je n’ai pas survécu à la bataille pour finir dans la soupe d’une sorcière ! » (p. 69) Et sa route croise à nouveau celle de Gen, chasseur de primes dont le passé est bien plus honorable qu’il ne le laissait entendre. Entre ces deux-là, c’est l’amitié vache, de celles qui durent longtemps. « Au fond, t’es qu’un cœur tendre, Gen ! / Dis-le encore une fois et je fais un nœud de tes oreilles ! » (p. 174)

Rassurez-vous, il n’arrive rien aux douces oreilles de mon cher Miyamoto ! J’ai toujours autant de plaisir à parcourir le Japon en sa compagnie et à le suivre dans ses braves aventures ! Il me reste plus de 20 tomes à découvrir et j’ai bien hâte que les librairies rouvrent pour passer une grosse commande auprès de ma libraire préférée !

Challenge Totem

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