Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

20 janvier 2020

La Jégado, tueuse à l'arsenic

Keraval&Monnerais_Jegado, tueuse a larsenicBande dessinée d’Olivier Keraval (scénario) et Luc Monnerais (dessin).

Hélène Jégado est condamnée à mort pour le meurtre d’une trentaine de personnes. « Cette femme est folle. Elle tue sans raison. » (p. 28) Son jeune avocat, Magloire Dorange, a été impuissant à obtenir sa grâce auprès du jeune prince-président, Louis-Napoléon Bonaparte. La vieille servante bretonne a toujours nié les crimes qui lui étaient reprochés. « Jamais il n’a été question du mal qu’on m’a fait. Il n’y en a que pour les autres. » (p. 37) Bien après que la tête de l’empoisonneuse est tombée, le fougueux Magloire continue de clamer que la Jégado était aussi une victime. Et il réclame justice pour elle et pour le peuple. « Quelle que soit sa forme, je me bats contre l’oppression, pour la République ! » (p. 85) Le nouveau régime semble bien fragile et le neveu de l’empereur déchu n’inspire pas confiance. Entre Rennes et Marseille se monte un complot qui dépasse le simple assassinat et qui appelle à la fin de la peine de mort, inique instrument de justice.

Keraval&Monnerais_Jegado, tueuse a larsenic_1

Jean Teulé avait fait fort avec sa Fleur de tonnerre en peignant un portrait enlevé de la Jégado. Olivier Keraval prend le prétexte du procès de l’empoisonneuse pour emmener le récit plus loin, vers des considérations politiques et sociales qui expliquent, sans excuser, les crimes de la Jégado. On croise un certain Victor Hugo qui affûte déjà ses arguments contre l’échafaud. Les tons sépia et les crayonnés confèrent à cette bande dessinée un charme particulier. L’œuvre interroge les archives pour mieux nourrir la fiction, voire la légende de la tueuse à l’arsenic. Je déplore l’histoire d’amour entre l’avocat et la fille du commissaire qui a arrêté Hélène Jégado : elle tombe comme un cheveu dans le potage et aurait pu empoisonner toute la bande dessinée. Mais dans l’ensemble, l’ouvrage est excellent et a très bien alimenté ma fascination pour la Jégado.

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17 janvier 2020

Les Indes fourbes

Ayroles&Guardino_Indes fourbesBande dessinée d’Alain Ayroles et Juanjo Guardino.

Sous-titre – Une seconde partie de l'histoire de la vie de l'aventurier nommé Don Pablos de Ségovie, vagabond exemplaire et miroir des filous ; inspirée de la première, telle qu’en son temps la narra don Francisco Gomez de Quevedo y Villegas, chevalier de l’ordre de Saint-Jacques et seigneur de Juan Abad.

La bande dessinée s’ouvre une séance de travail de Velázquez quand il peint les Ménines. Ou plutôt, la bande dessinée prend la suite du roman de Francisco Quevedo. « À la fin de ce roman situé en Espagne, le picaro Don Pablos embarque vers l’Amérique – les Indes, comme on disait alors. Quevedo annonce une suite, qu’il n’écrira jamais. » Ou plutôt, la bande dessinée commence par le récit de Pablos, à demi mort, qui raconte comment il a découvert l’Eldorado et ses richesses infinies, en accompagnant Don Diego, hidalgo plein de panache. Il est question de têtes réduites, du terrible rebelle El Tigre, de voyages épuisants, d’esclaves marrons et de bien d’autres choses. Son aventure suscite l’intérêt de l’alguazil et du corregidor. Mais cette histoire est-elle digne de confiance ?

Évidemment, elle ne l’est pas ! Pablos est paresseux, ambitieux, filou, menteur et traître, mais également hautement sympathique. « À force de constance dans la fourbe et d’invention dans la friponnerie, un obscur lève-tard peut y devenir le souverain d’un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais ! » (p. 154) Dans cette bande dessinée, j’ai retrouvé tout le sel des romans picaresques que j’apprécie tant. « J’étais parti de trop bas pour renoncer à m’élever. » (p. 28) Mais il y a plus encore, et notamment des références à des œuvres picturales et littéraires, certaines évidentes, d’autres plus subtiles. Entre autres choses, il est question de lama aux pratiques salivaires étonnantes quand ils sont fâchés. Ce flot de clins d’œil n’est pas étonnant puisqu’Alain Ayroles est aux commandes du scénario et qu’il m’a déjà enchantée par sa maîtrise de l’intertextualité dans la série De cape et de crocs. Quant à Juanjo Guardino, il fait très fort avec des dessins superbes et une palette de couleurs flamboyante, comme dans la série Blacksad. Je suis restée sans voix devant les pages sans texte et devant la magnifique double page sur l’Eldorado.

Les Indes fourbes est une réussite sur tous les plans. Voilà une bande dessinée que j’aurais plaisir à relire très souvent !

 

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15 janvier 2020

Midi pile

Dautremer_Midi pileAlbum de Rébecca Dautremer.

Jacominus Gainsborough a demandé à Douce de le rejoindre à midi pile. Très précisément. Pourvu qu’elle ne soit pas en retard. « Il est seulement 9 h 20 et je t’attends déjà. T’en doutes-tu ? » L’horloge n’arrête pas sa course et l’impatience amoureuse de Jacominus grandit. Il n’admet aucun importun sur le chemin qui mène sa bien-aimée jusqu’à lui. Il a une déclaration importante à lui faire, qui ne peut pas attendre ! Alors il a bien le droit d’être un peu jaloux et injuste, le petit lapin. « Je me souviens de chaque couleur que tu portes, et tu me parais toujours la plus jolie. Aussi ne t’en préoccupe pas trop aujourd’hui. Vois comme l’heure passe et viens ! » Douce sera-t-elle au rendez-vous fixé par Jacominus ?

Avec cet album, l’illustratrice s’est faite dentelière : chaque page est un ouvrage délicat et fragile. Parfois un rien fait toute l’illustration. Parfois la découpe ne tient qu’à un point et pourrait s’envoler. Le lecteur suit le trajet de Douce vers Jacominus et explore tout un paysage en creux, dans ce qui est littéralement un travelling avant dans le livre, en laissant derrière lui les décors et les passants. L’histoire est simple et jolie : l’émerveillement tient surtout à la plongée dans ce remarquable ouvrage de papier. Je retiens la promesse formulée par Rébecca Dautremer en début d’album. « Ce livre qui te fait hausser le sourcil et retenir ton souffle, tu t’apprêtes à le TRAVERSER. […] Bref, si tu traverses avec les yeux ce livre-là, tu pourras t’y réfugier, bien peinard, autant de fois que tu en auras besoin. » Bien rangé dans ma bibliothèque, le livre m’offrira encore de beaux moments, c’est certain !

Challenge Totem

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13 janvier 2020

Monsieur Origami

Ceci_Monsieur OrigamiRoman de Jean-Marc Ceci.

Maître Kurogiku vit depuis quarante ans dans une ruine de Toscane. Ce Japonais exilé par amour fabrique du washi, ce papier traditionnel nippon. « Ce n’est pas pour le vendre qu’il fabrique le washi. C’est pour le plier. » (p. 47) Il cultive l’art de la patience et de la contemplation, comme le veut la philosophie zen. Arrive Casparo qui veut créer une montre qui contiendrait toutes les mesures du temps. « Je passe mon temps à une activité dont personne ne voit l’utilité. C’est sans doute ce que l’on appelle une passion. » (p. 77) Entre le vieux maître et le jeune enthousiaste, il y a la différence majeure entre jouir du temps ou le mesurer, mais aussi la même obsession, celle de trouver le bon moment. « L’homme ne comprend pas le temps. L’homme a inventé sa mesure. Il a enroulé le temps autour d’un cadran, puis il l’a plié. » (p. 101 & 102)

Les chapitres sont très courts, fugaces, mais parfaitement finis, comme de délicats pliages de papier. Le roman célèbre l’esthétique de la lenteur et celle de la fulgurance. Il rappelle aussi qu’il y a toujours une histoire plus grande que les individus. Quant au papier, matière plus résistante que l’on croit, il est à la fois le support magnifié de l’histoire et son sujet principal. Lire entre les lignes, c’est aussi déchiffrer les secrets des pliures des origamis. Avec ce premier roman, Jean-Marc Ceci frappe fort, très fort, et il fait battre un peu plus vite le cœur.

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10 janvier 2020

Une rançon

Malouf_RanconRoman de David Malouf.

Pour s’être fâché avec les généraux, Achille a retiré ses Myrmidons du combat, ce qui a permis à Hector de progresser dans les rangs grecs. Pour contrer cette attaque, Patrocle supplie son bouillant ami de lui laisser revêtir son armure et de mener en son nom les Myrmidons contre les Troyens. Et Hector tue Patrocle. Rongé de culpabilité, de chagrin et de colère, Achille tue Hector, puis supplicie son cadavre pendant plusieurs jours. Du haut des remparts de Troie, le vieux roi Priam assiste à la profanation du corps de son fils bien-aimé. Avec un char rempli d’or, il quitte la ville pour rejoindre le camp d’Achille : une rançon contre la dépouille de son enfant. Et pour cela, il est prêt à ne pas exiger en roi, mais à implorer en vieil homme. « [Il] peut aller humblement, en père et en homme, trouver le meurtrier de son fils, et demander qu’au nom et sous le regard des dieux, lui soit remis le corps de son fils mort. Sous peine de voir traîné dans la poussière l’honneur de tous les hommes. » (p. 88)

J’aime les réécritures modernes de mythes antiques, notamment celles qui conservent l’intrigue dans son époque et qui s’attachent à combler des blancs, à expliquer des détails. « Je crois que ce qu’il faut pour toucher ce nœud dans lequel nous sommes tous pris, c’est quelque chose qui n’a jamais encore été fait ni pensé. Quelque chose de nouveau. » (p. 58) David Malouf fait ça avec brio et donne à voir un épisode mythologique comme s’il s’agissait d’une histoire parfaitement inédite. J’avais déjà eu ce sentiment de complète réussite avec L’obscure clarté de l’air de David Vann. Je ne connaissais pas l’auteur australien, mais je vais explorer son œuvre avec plaisir !

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08 janvier 2020

Le bal des folles

Mas_Bal des follesRoman de Victoria Mas.

Hiver 1885. L’hôpital de la Salpêtrière bruisse d’une excitation inhabituelle : le bal de la Mi-Carême approche. Seule occasion de l’année où les femmes internées peuvent s’amuser et côtoyer le monde extérieur. Et le grand Paris se presse à cet événement, impatient de se frotter aux folles que traite le Dr Charcot. Parmi ces femmes rejetées par leurs familles et le monde, il y a Louise, Thérèse et Eugénie. L’une a été violée, l’autre a tué et la dernière voit des esprits. Toutes sont coupables de ne pas être restées dans le moule de la femme respectable forgé par la société patriarcale. « Elles ne sont plus des épouses, des mères ou des adolescentes, elles ne sont pas des femmes qu’on regarde ou qu’on considère, elles ne seront jamais des femmes qu’on désire ou qu’on aime : elles ne sont que des malades. Des folles. Des ratées. » (p. 12)

Il y a dans ce premier roman toute la maladresse à laquelle on peut s’attendre, mais sans les promesses d’une œuvre que j’aurais envie de suivre. Je reproche à ce texte un manque certain d’édition, un style parfois maladroit, mais surtout une chute lapidaire et expédiée. Le roman décrit la triste condition des femmes au 19e siècle, mais sans rien proposer qui serait innovant ou qui éclairerait autrement les balbutiements de la médecine psychiatriques. « Un dépotoir pour toutes celles nuisant à l’ordre public. Un asile pour toutes celles dont la sensibilité ne répondait pas aux attentes. Une prison pour toutes celles coupables d’avoir une opinion. » (p. 24) Les praticiens ne sont que des sadiques en blouse blanche, plus soucieux d’offrir un beau spectacle aux curieux qui affluent dans les salles d’examen que de soigner les pauvres femmes qui ont été confiées à leurs soins. « Depuis toujours, elles étaient les premières concernées par des décisions qu’on prenait sans leur accord. » (p. 67)

Ce ne fut pas une lecture déplaisante, juste vaguement irritante et finalement légèrement décevante.

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06 janvier 2020

Tropique de la violence

Appanah_Tropique de la violenceRoman de Nathacha Appanah.

Mayotte, c’est quoi ?

  • L’île aux parfums, aux ylangs-ylangs et aux flamboyants,
  • Une préfecture et des dispensaires pris d’assaut tous les matins pour obtenir un ticket de rendez-vous,
  • Les fruits et les fleurs qui alourdissent les branches,
  • Des clandestins venus des Comores, de Madagascar ou d’Afrique, attirés par le mirage français,
  • L’eau si claire du plus beau lagon du monde,
  • Les enfants qui vivent seuls dans les rues et la forêt,
  • Des ONG métropolitaines qui pensent pouvoir tout changer.

Et au cœur de cette poudrière sociale baignée de soleil, il y a Marie, femme blanche qui désespère d’être mère et qui se crée une famille avec un enfant donné. « J’aime lui dire qu’il est né dans mon cœur. » (p. 12) Il y a Moïse, l’enfant trouvé qui s’est perdu, une arme à la main. Il y a Bruce, le roi du bidonville de Gaza, aussi cruel qu’il est jeune. « Parce que tu crois que je suis né comme ça, moi, avec l’envie de taper, de mordre, de rentrer dedans. » (p. 26) Il y a Olivier et Stéphane, policier et bénévole, qui ont appris ou doivent encore comprendre qu’ils se battent contre l’inébranlable. « Que personne ne vienne me juger. J’ai profité de toutes les failles de ce pays, de toutes les tares de cette île, de tous ces yeux fermés. Et c’était si facile, croyez-moi. » (p. 12). Même au son d’une chanson de Barbara et des mots d’Henri Bosco, non, Mayotte n’est pas un paradis.

J’ai découvert la plume de Nathacha Appanah avec Le ciel par-dessus le toit : l’histoire blessée de Loup et de Phoenix a profondément marqué ma rentrée littéraire 2019. Avec Tropique de la violence, l’autrice m’a ramenée à Mayotte, île dont je garde un souvenir puissant pour y avoir vécu plusieurs mois. La pauvreté et la colère quotidiennes, je les ai vues. L’embrasement imminent et la crise civile, je les ai vécus, au point que mon employeur de l’époque, en octobre 2011, avait préféré me faire rentrer en métropole, pour ma sécurité. Quel étonnement en arrivant à Paris de ne rien lire des émeutes qui enflammaient le département français que je venais de quitter ! « Mayotte, c’est la France et ça n’intéresse personne. » (p. 73)

Ce puissant roman m’a rappelé l’excellent roman graphique de Charles Masson, Droit du sol. Il m’est toujours étrange de connaître exactement les lieux ou les trajets d’un personnage dans un livre, pour les avoir parcourus comme lui. Dans ce texte de Nathacha Appanah, j’ai vu les ombres qui s’étendent au débarcadère de la barge quand elle accoste à Mamoudzou. J’ai entendu les avions qui décollent de Pamandzi. Comme si j’y étais encore.

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03 janvier 2020

Mort en lisière

Atwood_Mort en lisiereRecueil de nouvelles de Margaret Atwood.

Dans ces dix nouvelles, vous trouverez :

  • Le souvenir d’un camp d’été sur une île,
  • Une vengeance amoureuse,
  • Un mauvais poète et une vraie poétesse,
  • L’admiration d’une femme pour son amant plus âgé,
  • La disparition d’une adolescente dans un camp d’été,
  • La réussite d’une jeune femme qui irrite son ancien mentor,
  • La décongélation d’un homme mort depuis 150 ans,
  • Des femmes battues et des femmes qui essaient de vivre libres,
  • Trois sœurs et le mari de l’une d’elles,
  • Une journée dans la vie d’un couple d’âge moyen.

Attention, ces histoires ne dispensent pas joie et bonne humeur ! Margaret Atwood présente des vies médiocres, parfois pathétiques, des désillusions amères et des avenirs moroses. Tout passe et tout lasse sous sa plume. Chacun à leur manière, les protagonistes essaient de prendre leur revanche sur le passé, sur la jeunesse qui se défile, sur les espoirs déçus. « Il n’avait pas envie de son corps. Ce qu’il voulait, c’était être transformé par elle en quelque chose qu’il n’était pas. » (p. 101) L’autrice canadienne dépeint à merveille la triste condition humaine, tout en manifestant une tendresse lucide envers ses personnages. En moins grinçant, ce recueil m’a beaucoup rappelé Inhumaines de mon cher Philippe Claudel.

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01 janvier 2020

Bonne année 2020 !

FLOPPY NEW YEAR !

Voeux2019

 

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27 décembre 2019

Mes prix littéraires 2019

Je ne peux pas dire le contraire, je suis chanceuse. Voire privilégiée. Je reçois souvent des livres offerts par des maisons d'édition. Et durant l'automne 2019, j'ai eu le bonheur de participer à deux jurys littéraires.

Le premier était organisé par ma librairie lilloise d'amour, Place Ronde. Je vous ai d'ailleurs déjà présenté la libraire, un petit bout de femme qui déborde d'énergie et de coeur. Le prix était logiquement et joliment intitulé Au coin de la Place Ronde.

Pour lire mes avis sur les 12 titres en lice, cliquez sur les liens. J'ai failli classer les livres par ordre de préférence, mais pour donner à tous les titres une chance d'attirer votre attention, les voici dans le désordre !

Nicolle_Apres la fete Ragougneau_Opus 77 Prudhomme_Par les routes Giraud_Bruit des tuiles

Pourriat_Histoire dAdrian Silencio Duquesnoy_Redoutable veuve Mozart Orengo_Jungles rouges Seyman_Petite conformiste

Benameur_Ceux qui partent Djann_Ouverture a la francaise Labruffe_Chroniques dune station service Appanah_Ciel par dessus le toit

Le lauréat du prix Au coin de la Place Ronde est Le ciel par-dessus le toit ! (Qui était mon favori, alors youpi !)

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Et après Lille, direction Paris ! Au nom de VendrediLecture, association dont je suis la présidente, j'ai lu la sélection du prix Sport Scriptum organisé par la Française des Jeux.

Là encore, les livres sont dans le désordre. Retrouverez-vous celui qui m'a enchantée ?

Hermel_Zidane De Cortanze_Femme qui court Goby_Murene

Wallendorf_Appel Matthieussent_Joueur et son ombre Fottorino_Mes maillots jaunes

Le lauréat du prix Sport Scriptum est Murène !

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Voilà le dernier billet littéraire de 2019. J'avais envie de partager avec vous la joie que j'ai encore et toujours d'être blogueuse, et la chance et la fierté que j'ai que l'on reconnaisse un peu mon avis de lectrice et mon modeste talent de critique littéraire. 

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