Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

09 septembre 2010

Harlequinades 2010

RÉÉDITION D'UN BILLET DU 1er AOÛT 2010! Lisez la suite des aventures du Dr Tennant...

L'an dernier, je m'étais amusée comme une folle avec les Harlequinades 2009, organisées par Chiffonnette et Fashion.

Les Harlequinades 2010 ouvrent leurs portes et je m'y engouffre! Je commence par la lecture de La meilleure amie du Dr Dempsey et je vous offrirai une nouvelle harlequinesque de mon cru!

Harlequinades_2010

      

Meilleure_amie_du_Dr_DempseyLa meilleure amie du Dr Dempsey, roman d'Emily Forbes.

Le docteur Dan Dempsey est le chef du service de chirurgie orthopédique du Queen Victoria, l'hôpital pour enfants d'Adélaïde. Il est ravi de retrouver le docteur Abby Jackson, anesthésiste et sa meilleure amie depuis la faculté de médecine, qui revient de Boston après des années d'exil. Mais entre les deux amis, quelque chose a changé. La simple et franche amitié ne semble plus suffire. "On se connaît par coeur, on est le plus souvent sur la même longueur d'onde, et j'ai plus de plaisir à être avec toi qu'avec n'importe qui. Mais personne ne vit d'amitié et d'eau fraîche. [...] Quel dommage, tout de même, que notre relation s'arrête là. Ce serait tellement plus commode d'avoir quelqu'un qui non seulement me trouve drôle, mais qui en plus pourrait combler mes désirs." (p. 17) Les deux docteurs se tournent autour, se renvoient l'éternelle et insoluble question de l'amitié homme-femme, et finissent par se tomber dans les bras. Normal, vous êtes chez Harlequin, Collection Blanche dont le sous-titre n'a rien d'équivoque (Passions et ambitions dans l'univers médical) et justifie tout le jargon médical, parce qu'un peu de charabia scientifico-médicamenteux, c'est trop sexy!

Je ne fantasme pas sur les blouses blanches. Mon truc à moi, c'est plutôt les épaulettes et les galons des militaires. Mais le titre de cet affriolant roman a eu un effet fou sur moi. Les fans sont déjà derrière moi et les autres vont comprendre. Je suis fan/groupie/dingo de Grey's Anatomy. Une série médicale parmi d'autres? Que les crapauds bavent autant qu'ils veulent, moi, blanche colombe, je kiffe/j'adore/j'adhère! Le personnage glamour de cette série, le beau gosse du service, c'est le plus-que-charmant Docteur Sheperd, aussi connu sous le pertinent surnom de Docteur Mamour, incarné par Patrick Dempsey. Rien que pour vous, deux clichés: l'un avec la blouse blanche, l'autre sans!

Docteur_Sheperd_Patrick_Dempsey   Patrick_Dempsey

Bref, un titre de roman plus qu'évocateur. Me voilà donc lisant avec avidité, avec en arrière-plan sur mon imagination débridée la bouille adorable du Docteur Mamour, parce que vous avouerez que le docteur en couverture est tout ce qu'il y a de plus fadasse!

Verdict: bof... Même pas un frémissement humide, rien/nada/que de prout! Biceps musclés et autres abdominaux vigoureux sont bien au rendez-vous, mais à part deux baisers humides, l'auteure nous sert une ellipse digne d'un trou noir au moment le plus torride! On quitte les tourtereaux sur un baiser le samedi soir et on les retrouve le lundi matin, aussi gênés que deux adolescents!

La Collection Blanche, très peu pour moi! Pourtant, il y avait tout le potentiel! Une enfance traumatisée pour la nénette, ce qui permet de sortir un peu de Freud de comptoir, un environnement hospitalier copié sur les meilleures séries médicales, d'Urgences (Geoooooooooooooooorge!!!!) à La clinique de la Forêt-Noire (ou le contraire...), des physiques de rêves et des clins d'oeil moins discrets qu'une mère juive au mariage de son fils unique! Et malgré tout cela, rien de rien, même pas un bout de cuisse dénudée ou une omoplate caressée... Ma libido est en berne. Merci à la Collection Blanche pour avoir fait chuter la température par cet été caniculaire...

La prochaine fois, je miserai sur un fondamental, avec en couverture une plantureuse nana dans les bras d'un grand costaud, tous deux habillés en peaux de bêtes!

Très dur maintenant d'attaquer la suite de ces Harlequinades 2010, à savoir un texte à la sauce Harlequin. Voici les premiers chapitres d'un texte érotico-guimauvo-sentimental dans le monde médical. Bien incapable de décider seule de la suite des aventures des deux tourtereaux qui ont éclos dans mon imagination, j'attends vos suggestions!

Et voici le début de mon premier Harlequin: Maladie d'amour à Inverness.

    

Chapitre 1

            Derrière la baie vitrée de son cottage, le docteur David Tennant contemple l’aube qui se lève sur la lande. La brume accroche quelques écharpes cotonneuses sur les monticules pierreux qui parsèment l’horizon. Les bruyères frémissent sous le vent humide qui remonte de la mer. La journée s’annonce belle et claire.

            David Tennant a peu dormi. Son sommeil a encore été perturbé par le cas difficile du petit Stephen. Le garçon, 7 ans à peine, a une leucémie depuis 2 ans. Plusieurs greffes de moelle osseuse et de nombreuses séances de chimiothérapie n’ont fait que retarder l’inévitable. L’enfant est condamné. Condamné ? Non, David refuse d’accepter ça ! Depuis qu’il est devenu le responsable du service cancérologie de l’hôpital pour enfant d’Inverness, il a vu souffrir et disparaître trop de jeunes patients. Il  a assisté au chagrin bouleversant des parents impuissants. Stephen ne sera pas le prochain. David sait qu’il est sur le point de trouver enfin le remède qui sauvera le garçon et bien d’autres patients après lui.

            Le soleil qui point au loin traverse la vitre et éclaire doucement le torse de David. Une serviette autour des hanches, après une douche rapide, il laisse l’eau sécher sur sa peau et lui procurer quelques frissons revigorants. La trentaine vigoureuse, le docteur Tennant est le type même du bel homme. Il entretient sa carrure athlétique avec des exercices de musculation hebdomadaires, en compagnie de son ami d’enfance Andrew, médecin comme lui. David aime courir de longues heures le long de la côte, savourer les embruns et sentir le sable sous les pieds. David est aussi l’entraîneur de l’équipe junior de football d’Inverness. Il n’est pas rare que de jolies mamans célibataires lui proposent un dîner ou un rendez-vous à la fin des entraînements ou après les matchs. Mais David n’a pas le temps pour ça. Sa carrière passe avant tout.

            Il finit sa tasse de café, passe la main dans ses cheveux bruns encore humides. La semaine promet d’être longue et éreintante, mais il aime se plonger à corps perdu dans son travail. Sauver des vies, sentir l’espoir dans le regard des familles, délivrer les enfants de la douleur, il ne vit que pour ça.

            David Tennant est un membre reconnu et apprécié des cercles associatifs d’Inverness. Il participe aux répétitions de la chorale de la ville. À la fin de la semaine, il sera au milieu des musiciens, portant fièrement sa cornemuse et le kilt hérité de son grand-père. David est très attaché aux valeurs de sa famille. Ses ancêtres étaient les MacTennant, un clan reconnu pour sa clairvoyance et sa générosité. Si le kilt est devenu un élément un peu folklorique de son quotidien, David partage pleinement les nobles valeurs de ses aïeux.

            Sa mère, veuve depuis plusieurs années, est fière de son fils. Enfant unique, il a toujours fait sa joie. Sa seule tristesse est de le voir toujours seul et célibataire, accaparé par un travail exigeant. David sait qu’elle ne rêve que de le voir marié et, pourquoi pas, père de famille, avant de mourir. C’est ce qu’aurait voulu son père, il le sait. Mais il a bien trop de travail. Les femmes l’intéressent, mais il refuse de s’engager. Il invite parfois une collègue ou une infirmière à partager une soirée, mais il les prévient que cela n’ira pas plus loin. Il a conscience d’être le sens d’intérêt de toutes les femmes célibataires de son service. Mais son indépendance lui tient trop à cœur, et il veut être disponible à tout moment pour répondre aux besoins de ses patients. Stephen, précisément, demande toute son attention en ce moment. David balaie toutes ses pensées et achève de s’habiller. Il est temps de rejoindre l’hôpital.

Chapitre 2

            Kate Foster roule tranquillement sur la route qui la conduit à Inverness. Un morceau de jazz joue en sourdine sur l’autoradio et fait glisser ses pensées. Tout en admirant la beauté du paysage qui se découpe devant ses yeux, dans la lumière tremblante d’une aube ensoleillée, Kate pense à son départ de Londres. Après avoir réussi avec brio l’examen d’infirmière, elle a passé trois années éprouvantes à l’hôpital de Londres, au sein d’une équipe chaleureuse mais sous la direction d’une chef tyrannique et injuste. Ses collègues ont démissionné les unes après les autres. À son tour, elle a choisi de quitter cet enfer, de se libérer de la tension de la capitale et de retrouver la sérénité dans une petite ville préservée. L’offre d’emploi de l’hôpital d’Inverness est arrivée à point nommé. Kate n’a pas hésité, elle a bouclé ses affaires en quelques heures, chargé le coffre de son antique coccinelle, une épave qu’elle a ramené de Normandie après des vacances un peu folles, et elle a mis le cap sur l’Écosse, terre de fantômes et de monstres marins.

            En quittant Londres, Kate a aussi quitté James. Des années de relation stérile, meurtries par les mensonges et les infidélités à répétition de James lui ont fait perdre confiance en l’amour. Kate aspire à la solitude. Que cela soit dit, elle ne recherche absolument pas une nouvelle relation. Au contraire, elle veut se consacrer à son bien-être, et partager son temps libre avec les plus démunis.

            Elle a hâte de prendre son poste d’infirmière dans le service de cancérologie de l’hôpital pour enfants. Elle sait qu’elle devra s’endurcir les premiers temps, ne pas monter sa peine devant la douleur des enfants et de leurs proches. Kate est sensible, mais elle s’est promis de ne pas flancher.

            Avant d’aller à l’hôpital, elle a rendez-vous avec sa logeuse, une dame veuve qui loue la chambre de son fils. Au téléphone, Madame Tennant avait l’air charmante et enjouée, et surtout généreuse. Kate sent qu’elle va bien s’entendre avec elle. Retrouver la douceur d’un foyer, même étranger, elle en a besoin après des années de solitude mal accompagnée dans un minuscule appartement du cœur de Londres.

            À l’approche d’Inverness, Kate aperçoit une affiche qui annonce un bal folklorique dans la maison commune d’un des quartiers la ville. Voilà une bonne idée pour occuper son premier samedi soir dans la ville. Il y aura de la cornemuse, un instrument qui la replonge toujours dans ses souvenirs d’enfance. Elle se rappelle des longues heures pendant lesquelles elle écoutait jouer son grand-père maternel. S’installer à Inverness, c’est un peu revenir aux sources de sa famille.

            Le soleil la taquine un peu derrière le pare-brise. Kate descend les lunettes de soleil sur ses yeux. Ses longs cheveux blonds, libérés, glissent sur son front et devant ses oreilles. D’un délicat mouvement de tête, elle les secoue, ravie de les sentir vibrer autour d’elle. Ses patients, les enfants surtout, lui ont souvent fait compliment pour cette chevelure lumineuse et soyeuse. Kate était un peu l’ange qui égayait leur journée. Il lui tarde de retrouver l’atmosphère de l’hôpital. Elle accélère un peu pour retrouver sa logeuse à l’heure convenue.

    

   

La suite sera selon vos désirs... J'attends vos suggestions! Celui ou celle qui laissera le commentaire qui m'inspirera le plus gagnera un petit quelque chose. Vous devinez quoi? Le livre d'Emily Forbes qui est en fait un double exemplaire, avec un autre texte que je n'ai pas lu et ne lirai pas... Là aussi, vous devinez pourquoi...

 

C'est le commentaire de Clara qui se rapprochait le plus de mes envies et qui m'a le plus séduite! Voici donc la gagnante du livre d'Emily Forbes! Et voici bien entendu la suite de cette palpipante histoire d'amour dans les Highlands.

 

Ne riez pas, mais j'ai écrit cette histoire au son du sketche L'hôpital, des Inconnus, dont voici la vidéo... Second degré oblige!

   

Chapitre 3

Le cottage devant lequel Kate gare sa voiture est certes petit, mais la barrière blanche qui le sépare de la route abrite un adorable petit jardin fleuri d’hortensias et de roses. Avant même de sonner, Kate sait qu’elle se sentira chez elle derrière les murs de pierre et les rideaux de dentelle blanche qui habillent les fenêtres.

La porte s’ouvre sur une toute petite vieille dame. Un grand sourire et des yeux bleus pétillants inaugurent le meilleur des accueils.

-       Vous devez être Kate, n’est-ce pas ? demande l’adorable grand-mère d’une voix douce mais enjouée. Je suis Mrs Tennant, mais vous pouvez m’appeler Grace. Quelle drôle de petite voiture vous avez ! On ne vous nourrissait pas à Londres ? Vous avez bien besoin de vous remplumer ma jolie. Entrez donc, ne restez pas sur le perron. Vous viderez votre coffre après un bon thé et des scones. Je viens d’en sortir tout un plat du four. Asseyez-vous pendant que je vais à la cuisine.

Devant ce déluge de mots, Kate ne peut que réprimer un sourire et suivre la vieille dame. La jeune femme apprécie en un clin d’œil le charme un peu désuet qui se dégage de l’intérieur propre et chaleureux du salon dans lequel elle vient d’entrer. Son regard est immédiatement attiré par l’imposante cheminée en pierre qui occupe tout un mur de la pièce. Il ne fait pas assez froid pour allumer un feu, mais des bûches attendent sur l’âtre nettoyé que quelqu’un les allume. Sur le manteau de la cheminée, une photo finit de retenir les yeux de Kate. Cet homme ! C’est lui ! Exactement le prince de l’histoire que lui lisait son père quand elle était enfant ! Les mêmes yeux bleus, les mêmes cheveux bruns, la même force dans tout le corps ! Quelle surprise de voir le héros de son enfance ainsi représenté sur une photographie ! Kate en retomberait presque aussi amoureuse que quand elle avait huit ans.

-       C’est mon fils, David. Il est médecin à l’hôpital. Vous le croiserez certainement. Il s’occupe des malheureux enfants touchés par le cancer.

Ainsi, les contes de fées peuvent devenir réalité, pense Kate. Plus que tout, elle souhaite être à l’hôpital pour croiser le beau docteur. Toute à ses pensées, elle met un moment à comprendre que son hôtesse n’a pas cessé de lui parler. Vaguement, elle entend parler d’une kermesse le samedi suivant, de cornemuse. Elle décide d’abréger la visite le plus courtoisement possible.

-       Grace, votre accueil me touche profondément. Mais je voudrais passer à l’hôpital avant la fin de la journée pour connaître mes horaires et me familiariser avec les lieux. Je serai de retour pour le dîner et nous aurons tout le temps de faire connaissance.

-       Vous êtes aussi pressée que peut l’être David. Son métier, il n’y a que cela qui compte pour lui ! Toujours à courir vers l’hôpital pour sauver le monde ! Je ne vous retiens pas mon enfant, je reconnais en vous la passion qui anime mon garçon. Je vous garderai une assiette au chaud si vous rentrez tard.

-       Merci Grace. À plus tard.

Kate reprend son manteau et sort vers sa voiture. Une fois derrière le volant, elle songe que la vie sera douce chez Grace. Encore plus douce si elle peut croiser son fils. « Faites que je ne tombe pas amoureuse d’un homme d’après une photo », soupire-t-elle.

Chapitre 4

            David Tennant est épuisé. Après une journée à soigner ses petits patients et à poursuivre ses recherches sur le traitement qui sauverait Stephen, il a enfin trouvé un traitement qui peut sauver l’enfant. À présent, il aspire à un petit somme. Il se dirige vers la salle de repos, espérant dormir quelques heures avant de reprendre son service. Il ne peut pas se permettre, vue l’urgence de la situation, de rentrer chez lui et de profiter du confort de son lit.

            Il dépose son biper à côté de son oreille, prêt à répondre au moindre appel et s’endormit rapidement.

            À peine quelques minutes plus tard, une main mal avisée allume la lumière. David enfouit la tête sous la couverture en grognant :

-       Éteignez et sortez d’ici ! Et vous pourriez frapper avant d’entrer !

Kate, mortifiée de n’avoir toujours pas trouvé le bureau des infirmières claque la porte après avoir marmonné une excuse bien peu sincère. Quel que soit le bonhomme qui dort dans cette pièce, elle n’a aucune envie de faire sa connaissance ! Un si déplaisant personnage aux manières si brusques ne mérite pas beaucoup d’attention.

Un panonceau lui indique enfin le chemin vers le bureau des infirmières. Une femme, que Kate identifie immédiatement comme la responsable, se tient derrière la vitre. La gorge serrée, Kate appréhende de rencontrer une personne aussi odieuse que son ancienne chef. Elle toque doucement et pousse la porte.

-       Entrez ! Vous devez être Kate Foster ! Je suis Betsy Kanes, la chef des infirmières.

Décidément, tout le monde semble être au courant de mon arrivée, pense Kate.

-       Oui, bonjour. Je viens d’arriver. Je voulais connaître les horaires et me présenter.

-       Bienvenue parmi nous Kate. Je suis certaine que nous allons bien nous entendre, surtout si vous êtes moins fainéante que l’infirmière qui vous précédait. Cette Kelly ne pensait qu’à faire de l’œil à tous les médecins du service. Je ne veux pas de ça dans mon équipe ! Vous êtes ici pour les patients ! Les histoires à l’eau-de-rose restent à l’entrée et si possible, loin de l’entrée ! Les histoires d’amour, c’est comme les peaux de bananes, il y a toujours quelqu’un de maladroit pour glisser dessus !

Les paroles directes et strictes de Betsy contrastent avec ses yeux pétillants et son grand sourire. Sous un fouillis de boucles blondes et de grosses lunettes en écailles, Kate décèle une personnalité rude mais attachante. Quel soulagement !

Kate sourit à Betsy et lui demande quand elle peut commencer. Après un coup d’œil au planning des infirmières, Betsy lui propose de faire sa première semaine sur les horaires de nuit, jusqu’au vendredi. Le samedi sera son jour de repos et elle reprendra le dimanche en horaire de jour pour une semaine.

Pour Kate, ça ne veut dire qu’une chose : elle va manger un plat réchauffé.

Chapitre 5

David décide de passer embrasser sa mère avant de se rendre à la dernière soirée de préparation du bal folklorique. Il trouve sa mère dans le salon, un ouvrage sur les genoux, le regard perdu dans la contemplation de la cheminée.

-       Bonjour Maman ! Comment vas-tu ?

-       Oh David, je suis tellement contente que tu sois là. Si tu étais arrivé vingt minutes plus tôt, je t’aurais présenté Kate. C’est la jeune femme qui occupe ta chambre. Elle est infirmière à l’hôpital. Tu l’as sans doute déjà croisée. Elle est charmante, toujours polie et très discrète. Je ne l’entends jamais rentrer au petit matin. Elle a bien du courage pour faire toutes les gardes de nuit depuis lundi.

-       Le travail des infirmières est très important. Le dévouement est une des qualités que j’apprécie le plus dans leur profession. Je ne doute pas que Kate soit une bonne infirmière. Mais parlons un peu de toi. Tu ne m’as pas dit comment tu vas. Je te trouve l’air un peu fatigué

-       Ce n’est rien. Tu sais, à mon âge, il est parfois difficile de trouver le sommeil. Et j’ai veillé un peu tard hier soir. J’ai regardé nos albums photos. Ton père me manque et c’est toujours un apaisement de revoir les images du passé.

-       Tu ne devrais pas autant t’appesantir sur le passé Maman. Tu as encore de belles années devant toi.

-       Tu devrais peut-être penser à te marier et à me faire des petits-enfants. Je t’assure que je me sentirais bien plus alerte si je pouvais m’occuper de quelques gamins.

La vieille dame lançe un regard plein de malice à son fils. Elle pose sa main parcheminée sur le bras vigoureux de David et plonge ses yeux dans les siens :

-       Il y a tellement de jeunes femmes qui te rendraient heureux.

-       Je n’ai pas le temps pour ça Maman, tu le sais bien. Maintenant que j’ai trouvé le remède au cancer qui ronge mes patients, il faut que je sois auprès d’eux pour observer l’avancée de la guérison. Je n’ai pas le temps pour une femme.

-       Une femme te soutiendrait, t’écouterait, te permettrait de te retirer de l’hôpital pour y revenir avec davantage de force et d’assurance. Demain, je te présenterai Kate. Elle est vraiment jolie et ça ne te demandera pas beaucoup d’efforts de discuter un peu avec elle.

-       Cette fameuse Kate est peut-être la plus jolie fille d’Inverness, mais il en faudra plus pour m’attacher. Bon, il est temps que je file à la répétition. Fais attention à toi Maman. À demain.

-       À demain mon garçon, soupira Grace en regardant la porte se fermer sur la belle silhouette de son fils.

Chapitre 6

      

            Dans la salle de repos des infirmières, Kate achève de remplir les fiches des patients qu’elle avait visités dans la nuit. Après une cinquième nuit de garde, elle a retrouvé l’habitude de travailler à des horaires décalés, d’aller se coucher quand la ville se lève. La seule chose qui la dérange est qu’elle voit très peu Grace. Sa logeuse se lève une heure après qu’elle soit revenue de l’hôpital. Kate dort toute la journée et ne se lève que pour avaler un morceau avant de repartir travailler.

            Mais la semaine a été riche en rencontres. Betsy lui a présenté toutes les infirmières du service et les médecins. Elle n’a pas encore rencontré le directeur du service, mais Betsy n’a pas voulu lui parler de lui. D’après elle, c’est un homme très occupé et très investi dans son travail, qu’il vaut mieux ne pas déranger.

            Au détour d’un couloir, Kate a reconnu un soir la voix de l’individu qui l’avait si mal accueillie en salle de repos, le soir de son arrivée. Peu encline à faire preuve d’amabilité, elle avait tourné les talons, bien décidée à ne plus s’aplatir devant quelqu’un. L’expérience de Londres avait porté ses fruits.

            En quelques jours, Kate s’est liée d’affection avec un jeune garçon, Stephen. L’enfant a sept ans et il lutte contre la leucémie depuis plusieurs années. Bien que très affaibli par les soins et les traitements, Stephen garde courage. Kate entre dans la chambre du garçon, qui comme toujours quand il la voit, affiche un grand sourire. Kate est son infirmière préférée.

-       Bonjour Stephen, as-tu bien dormi ? Je venais te saluer avant de rentrer chez moi.

-       Bonjour Kate. J’ai eu quelques cauchemars, mais j’ai mieux dormi que mercredi.

Cette nuit-là, le garçon a fait une réaction très allergique et très inquiétante au nouveau médicament. Kate n’a pas quitté sa chambre, surveillant ses constantes et son état très régulièrement.

-       Je suis contente que tu te sentes mieux. Je vois sur ton dossier que ton médecin passera te voir dans la matinée.

-       David est trop chouette ! Il me raconte toujours des blagues !

-       David ?

-       Mon docteur. Le docteur Tennant. C’est lui qui s’occupe de moi. C’est le responsable du service. J’en ai de la chance !

Le docteur Tennant ! Le fils de Grace ! C’est lui le responsable du service ! Et dire qu’elle ne l’a encore jamais rencontré. Maintenant qu’elle sait qu’il s’occupe de son patient préféré, Kate ne peut s’empêcher de se sentir attirée par un homme qu’elle n’a pourtant jamais vu !

-       Je suis certaine que le docteur Tennant est un médecin formidable.

-       Oui, il a promis de me guérir. Et il l’a fait ! Même si le traitement est plus dur à supporter que les autres, je sais que je vais guérir maintenant ! Il m’a dit que, quand je pourrais sortir, il m’apprendra à jouer de la cornemuse comme lui !

-       Voilà un beau projet ! Je dois partir Stephen. Je serai de retour dimanche matin. Repose-toi et prends des forces. Tu passes plusieurs examens lundi.

-       Je n’ai pas peur ! J’ai tellement essayé de machines que ce sont elles qui ont peur de moi !

-       Tu es très courageux. À lundi Stephen.

Kate referme doucement la porte et part d’un pas léger vers la sortie. Inexplicablement, elle se sent liée au docteur Tennant, à David. « Je loge chez sa mère, dans sa chambre et il traite Stephen. Il faut que je le rencontre ! » pense-t-elle.

Chapitre 7

Inverness bruit d’excitation. Tous les ans, la soirée cornemuse rassemble la ville autour de talentueux musiciens et d’un bal très animé.

Kate, bien décidée à profiter de sa première journée de repos, a passé une jolie robe d’été, fleurie et décolletée. Ses cheveux laissés libres dansent dans son dos. Kate quitte la maison de Grace en compagnie de sa logeuse. Les deux femmes discutent comme deux amies de longue date. Entre elles, une affection immédiate a rapidement remplacé les simples rapports de bon voisinage. Kate retrouve en Grace la douceur d’une mère et Grace place en la jeune femme de grands espoirs. Elle est persuadée qu’elle est celle qui convient à David. Il ne lui reste qu’à en convaincre les deux intéressés.

Dans la foule, Kate entend soudain résonner la voix désagréable du malotru qui lui avait fait quitter précipitamment la salle de repos. Elle décide d’aller regarder les stands qui proposent des objets faits par des artisans locaux. Mais Grace retient son bras et lui dit :

-       Ah le voilà. Kate, venez avec moi, je vais vous présenter mon fils David !

Au nom de l’homme qui fait secrètement battre son cœur, Kate décide de passer outre la crainte de faire une mauvaise rencontre. Et elle se retrouve soudain face à l’homme du portrait, l’homme des contes de son enfance.

-       Kate, voici mon fils David. David, voici Kate, la jeune femme dont je t’ai tant parlé. Je vous laisse faire connaissance. Je vois Mrs McFlammish qui m’appelle. Amusez-vous jeunes gens.

Grace Tennant se faufile dans la foule et disparaît en quelques instants. Kate reste subjuguée devant David. Pas de doute, elle est déjà amoureuse de lui !

-       Ravi de vous rencontrer Kate. Ma mère ne tarit pas d’éloge sur vous. Il paraît que vous êtes la locataire idéale.

Cette voix ! Kate n’en revient pas ! C’est celle de cet homme si brutal ! Comment est-ce possible ? L’homme de ses rêves est le même que celui qui s’est si mal adressé à elle !

-       Kate ? Vous vous sentez bien ?

La jeune femme se ressaisit et répond avec aigreur :

-       Je vais très bien docteur Tennant. Je déplore simplement que le directeur du service dans lequel je travaille soit aussi l’homme qui rabroue si brutalement les personnes qui ont le malheur de se tromper de pièce.

Devant l’air abasourdi de David, qui ne s’attendait pas à tant de virulence dans un premier échange, Kate poursuit :

-       Lundi soir, il semble que j’ai interrompu une petite sieste réparatrice. Vous avez su me le faire comprendre très clairement. Quand Betsy Kanes m’a dit que vous étiez un homme très occupé, je ne pensais pas que la sieste était au nombre de vos activités.

-       Puis-je me permettre de répondre à une attaque si injuste ?

Quel sourire ! Que cet homme est séduisant ! Kate éprouve soudain l’envie de passer sa main sur les belles épaules musclées de cet homme si beau ! Perdue dans un flou de pensées coquines, elle n’entend pas que David continue de parler.

-       Kate, mes justifications ne vous intéressent donc pas ?

-       Je vous écoute, mais je doute que vous puissiez me convaincre.

-       Stephen m’a dit que vous vous connaissiez. Ce charmant garçon est atteint par une des leucémies les plus agressives qu’il m’a été donné de voir depuis que je pratique ce métier. Lundi dernier, j’ai passé ma journée à effectuer des tests pour trouver un remède efficace et au prix d’un travail ininterrompu, j’ai trouvé ce remède. Je n’ai pas fait de pause, travaillant plus de treize d’affilée. Vous comprendrez qu’après une telle journée, je n’avais plus beaucoup de réserves de patience.

-       Je suis désolée, je n’avais pas pensé que…

-       N’en parlons plus. Je vous laisse, je dois me préparer pour mon prochain passage.

David s’éloigne, des images de Kate plein la tête. Ce petit bout de femme capable de dire ses quatre vérités au premier venu mérite son admiration. Elle n’a rien des infirmières falotes qu’il a l’habitude de côtoyer. Et Kate est très jolie, vraiment délicieuse.

Et Kate est furieuse. Furieuse contre elle-même. Elle s’est ridiculisée face à un homme qui lui plaît beaucoup. Difficile après ça de faire sa conquête.

Grace a rejoint Kate et s’inquiète de son air triste.

-       Que se passe-t-il mon enfant ?

-       Je crois que j’ai été injuste avec votre fils. Et je doute qu’il ait envie de me fréquenter à nouveau.

-       Ne vous inquiétez pas. David est un homme intelligent. Et il a de bons yeux ! Venez avec moi, nous allons écouter les musiciens.

Mortifiée, Kate avance à la suite de Grace dans la foule. Voilà pourquoi les rêves ne deviennent jamais réalité… il ne faut pas les sortir des livres.

Chapitre 8

            La fête bat son plein. Les musiciens ont remporté un franc succès. Kate n’a pas quitté David des yeux. Si beau dans son kilt, si fort et séduisant, il a tout l’air de ces Highlanders qui ont fait la fierté et l’histoire du pays.

            Maintenant, un orchestre local joue des romances à la mode et des airs endiablés sur lesquels les danseurs se retrouvent et s’affrontent.

            Grace a quitté la fête, fatiguée mais elle a enjoint Kate de s’amuser encore un peu. Kate est restée mais, assise sur un banc dans un coin de la piste de bal, elle sirote tristement une chope de bière. Soudain, son cœur s’emballe. Elle vient d’apercevoir David de l’autre côté de la piste. Il lui sourit et la regarde. D’un pas félin et décidé, il se rapproche d’elle. Un sourire enjôleur sur ses lèvres sensuelles, il tend la main à Kate.

-       Que diriez-vous d’une danse avec le docteur grognon ?

Vaincue par le magnétisme du beau médecin, Kate se lève et suit David sur la piste. L’orchestre joue un air doux qui se prête aux rapprochements. Fermement, David pose une main sur la hanche droite de la jeune femme et capture le bras de sa partenaire, bien décidé à ne pas laisser d’espace entre eux.

Kate ferme les yeux et se laisse langoureusement mener par la musique et la poigne réconfortante de David. Elle oublie le temps, il lui semble qu’elle danse depuis toujours dans les bras de cet homme, si beau, si chaud et dont l’odeur virile l’enivre.

Peu à peu, la piste se vide. L’orchestre semble ne jouer que pour eux. Perdu dans la mélodie douce, David éprouve avec ravissement le contact du corps de Kate contre le sien. La jeune femme est plus petite que lui. Sa taille est fine mais son corps est fait de rondeurs que David trouve fort à son goût. Peu attiré par les silhouettes filiformes, il leur préfère les courbes gourmandes des femmes qui ne prêtent pas l’oreille aux sirènes de la mode.

Kate lève les yeux vers David. Elle rencontre le regard brûlant de l’homme qui hante ses rêves depuis toujours. Insensiblement, leurs visages se rapprochent et sur les dernières notes de la mélodie, Kate et David échangent un premier baiser fait d’étoiles et de promesses. Si David a enfin trouvé une épaule sur laquelle se reposer, Kate a trouvé son prince charmant.

Posté par Lili Galipette à 15:20 - Mon Boudoir - Lignes d'affrontement [27] - Permalien [#]
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Commentaires sur Harlequinades 2010

    Tu as sûrement été déçue par la "collection blanche" mais je pense que nous, nous ne serons pas déçues par ta nouvelle qui s'annonce passionnante !! Quel homme ce David !!!

    Posté par vilvirt, 01 août 2010 à 17:58 | | Répondre
  • @ Vilvirt

    Merci pour tes encouragements!
    Une suggestion pour faire progresser l'intrigue?

    Posté par Lili Galipette, 01 août 2010 à 18:00 | | Répondre
  • Kate arrive chez se logeuse. Sur la cheminée, la photo d'un bel étalon (pardon, d'un homme) est mise en valeur dans un cadre argenté.
    Présentations... blabla.. c'est mon fils chéri, il est médecin..
    oh? je suis infirmière...

    Kate et David n'ont pas les mêmes horaires de garde à l'hôpital. Ils ne se voient pas ! Mais ils vont tomber amoureux... eh oui !

    Quand il rentre de sa garde, elle se lève, ll l'aperçoit dans le couloir en nuisette transparente ultra-sexy. Blablas... fantasmes...

    A la soirée, Kate le voit enfin ! Le voyant jouer avec dextérité de la cornemuse, ele s'imagine les doigts du beau docteur jouant sur elle...

    Mais maman Tennant a l'oeil et n'apprécie guère ce petit manège. Son fils est docteur, une simple infirmière n'est pas assez bien pour lui.

    La suite ? au prochain épisode selon ce que tu choisiras...

    Posté par clara, 01 août 2010 à 18:15 | | Répondre
  • Alors, pour moi ce sera : de l'érotisme (pour rattraper la déception des collections "blanche" et "Rouge Passion années 80 !), de l'exotisme (même si ça va s'avérer délicat dans un hôpital...), des slips léopards (sans quoi nos héros ne sont pas tout à fait des héros !) et bien sûr des miracles, des guérisons fantastiques et des progrès scientifiques complètement absurdes et irréalistes - milieu médical oblige ! Tu vas avoir de quoi broder avec tout ça !!

    Posté par vilvirt, 01 août 2010 à 18:23 | | Répondre
  • mon commentaire a été avalé?

    Posté par clara, 01 août 2010 à 18:43 | | Répondre
  • Vos commentaires

    @ Clara: héhéhé!!! Tu m'inspires et coïncidence, tu as évoqué un point que je voulais aborder!
    Ton commentaire avalé? Je ne comprends pas.

    @ Vilvirt: érotisme, exotisme, miracle, je note le tout!

    Posté par Lili Galipette, 01 août 2010 à 18:54 | | Répondre
  • Bravo! Excellent début! J'adore!!! Je vais m'y mettre aussi!! Bonne journée! et... on se voit bientôt alors?!

    Posté par Martine, 03 août 2010 à 11:39 | | Répondre
  • @ Martine

    Je travaille d'arrache-pied sur la suite!
    Oui, apparemment, rencontre très prochainement!!!

    Posté par Lili Galipette, 03 août 2010 à 18:01 | | Répondre
  • Héhé, effectivement cette collection blanche m'a tout l'air d'être assez soft
    De mon côté j'ai opté pour la collection Azur, billet bientôt sur mon blog, ensuite j'attaquerai mon oeuvre...^^

    Pour ce qui est de la tienne, je suggère que la logeuse soit en fait un logeur qui n'est autre que le docteur !!!
    Ben quoi, il est forcément riche, il doit avoir une villa et une "chambre d'amis" dont il ne sait que faire ^^
    Il aura eu une femme autrefois qui a perdu la vie dans des circonstances tragiques et qui, oh quel hasard, ressemblait trait pour trait à Kate ^^

    Posté par Cynthia, 03 août 2010 à 21:20 | | Répondre
  • @ Cynthia

    Je note tes idées! Mais en fait, la logeuse est bien une femme, la mère du docteur!
    Et David ressemble en fait au héros des histoires que Kate adorait étant enfant...
    Je vois que nous sommes sur la même longueur d'ondes!
    Hâte de lire ton oeuvre!!!!

    Posté par Lili Galipette, 03 août 2010 à 21:35 | | Répondre
  • pour ma part, gros fantasme sur le kilt....

    Posté par Liliba, 04 août 2010 à 09:53 | | Répondre
  • @ Liliba

    Et moi donc!!!!

    Posté par Lili Galipette, 04 août 2010 à 18:14 | | Répondre
  • J'avais loupé ce billet!!!

    Pourtant, ça pourrait me donner des idées...

    Posté par DF, 08 août 2010 à 20:28 | | Répondre
  • @ DF

    Rédaction en souffrance... Mais je finirai!
    Et j'attends de lire ton oeuvre!!

    Posté par Lili Galipette, 08 août 2010 à 20:31 | | Répondre
  • je n'ai pas d'idée, là, tout de suite.. mais peut-être que Rose ou Jake pourraient intervenir ?!

    Posté par amanda, 08 août 2010 à 21:23 | | Répondre
  • @ Amanda

    Je note, je note...

    Posté par Lili Galipette, 08 août 2010 à 21:43 | | Répondre
  • Génial ! Bravo Lili !!!!

    Posté par clara, 09 septembre 2010 à 21:22 | | Répondre
  • @ Clara

    J'envoie ton cadeau très vite!

    Posté par Lili Galipette, 09 septembre 2010 à 21:56 | | Répondre
  • @ J'ai noté : Daniel mettra un kilt à notre prochaine rencontre, chouette )

    Posté par Liliba, 10 septembre 2010 à 14:42 | | Répondre
  • Génial. La dernière phrase est sublime. Bravo !!!!

    Posté par Liliba, 10 septembre 2010 à 14:44 | | Répondre
  • @ Liliba

    Merci!
    J'ai fait aussi soft que le bouquin que j'ai lu...

    Posté par Lili Galipette, 10 septembre 2010 à 15:30 | | Répondre
  • Coucou Madame Lili Galipette,
    Je vois que l'histoire se construit doucement... Bravo !
    Pour la suite, je verrais bien intervenir un personnage ennemi du Docteur. Un plombier polonais prénommé Dalek qui manie le débouche-évier comme personne...
    A bientôt.

    Posté par Mr Kiki, 12 septembre 2010 à 09:11 | | Répondre
  • @ Mr Kiki

    Un plombier polonais prénommé Dalek? avec un débouche-évier?
    Je note l'idée... pourquoi ne pas donner à la suite de cette histoire un ton franchement décalé?
    Merci de votre passage!

    Posté par Lili Galipette, 12 septembre 2010 à 15:26 | | Répondre
  • Ah mais nooooooooon... David, il est à moi (et des fois à Fashion)!!!

    Mais je plussoie la proposition de Mr. Kiki!!! ))

    Posté par Karine:), 14 septembre 2010 à 01:53 | | Répondre
  • @ Karine:)

    Le beau Dr Tennat est une reprise d'un personnage trouvé chez Mr Kiki. Il est à tout le monde!

    Posté par Lili Galipette, 14 septembre 2010 à 08:40 | | Répondre
  • Digne d'un harlequin... l'humour des inconnus en plus

    Posté par herisson08, 17 septembre 2010 à 22:35 | | Répondre
  • @ Hérisson08

    Un double compliment!

    Posté par Lili Galipette, 19 septembre 2010 à 20:56 | | Répondre
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