Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

21 avril 2012

L'enfant noir

Enfant_noirRécit autobiographique de Camara Laye.

Ceci est le récit de l’enfance et de la jeunesse de l’auteur. Enfant, il a entendu les légendes sur le petit serpent noir qui protège sa race et qui parle à son père pendant la nuit. Il a vu son père forger les métaux et façonner l’or. « Toujours, je l’ai vu intransigeant dans son respect des rites. » (p. 33) Entre Tindican, à la campagne, et Kouroussa, à la ville, il a grandi, il a appris les traditions et les contes. Camara sait qu’il que la magie existe et il ne cherche pas à l’expliquer. Son père et sa mère en sont pétris et l’utilisent avec puissance et sagesse.

Camara fait des apprentissages de grande importance. Il y a la circoncision qui le fait homme et le sépare de l’enfance et de sa mère. « Des hommes ! Oui, nous étions enfin des hommes, mais le prix en était élevé ! » (p. 142) Puis il y a l’école française, le collège technique et, bientôt, la France. « Il fallait que le désir d’apprendre fût chevillé au corps, pour résister à semblable traitement. » (p. 85) Peu à peu déraciné de son village, puis de son pays, Camara s’européanise subtilement.

Je n’ai pas vraiment pris de plaisir à cette lecture. Ce récit autobiographique m’a vaguement ennuyée et les descriptions de l’Afrique noire et de ses rites n’ont pas sauvé ce texte. On découvre un Islam mêlé de grigri et de magie, de superstitions et de sagesse. La langue est française, mais l’esprit du texte est africain et on lit des expressions et des tournures grammaticales désuètes ou inédites. L’oralité prime et la phrase s’adapte au souffle. C’est une lecture que l’on peut faire à voix haute, pour saisir le rythme des mots. Mais dans l’ensemble, je ne retiens pas grand-chose de cette lecture très rapide.

Posté par Lili Galipette à 12:00 - Ma Réserve - Lignes d'affrontement [6] - Permalien [#]

Commentaires sur L'enfant noir

  • Je l'avais lu au collège ou au lycée. Tout comme toi, il ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable.

    Posté par Lydia, 21 avril 2012 à 12:49 | | Répondre
  • @ Lydia

    Une de mes amies a le même sentiment...

    Posté par Lili Galipette, 22 avril 2012 à 13:07 | | Répondre
  • Idem donc, une déception ...

    mais pour le coup il faudra que je te prête Amkoullel l'enfant peul, ça c'est de la vraie littérature ! Oui je sais, je dois te prêter plein de livres ... tant pis !

    Posté par missbouquinaix, 24 avril 2012 à 10:25 | | Répondre
  • @ missbouquinaix

    Nan, pas de prêts !!! PITIÉ !!! Laisse-moi d'abord lire tous les prêts que j'ai en attente, pleaaaase !!

    Posté par Lili Galipette, 24 avril 2012 à 11:03 | | Répondre
  • Une lecture intéressante mais elle me laissera pas un souvenir impérissable...

    Posté par La plume..., 30 avril 2012 à 15:03 | | Répondre
  • @ La plume et la page

    Je crois que c'est décidément le maître mot !

    Posté par Lili Galipette, 30 avril 2012 à 15:59 | | Répondre
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