Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

01 août 2012

Zanzaro Circus : Windows du passé surgies de l'oubli

Zanzaro_circusRoman de Jack-Alain Léger.

Quatrième de couverture : En fanfare, Zanzaro, le clownesque auteur de livre, nous invite à le suivre dans le cirque qu’aura été sa vie. On y croise Françoise Sagan, Liz Taylor, Viva Superstar et Derrida. On y souffre avec lui les peines, mais aussi les joies, que lui vaut sa maladie : la psychose maniacodépressive. Comme autant de pop-up surgis sur un écran d’ordinateur, des bribes du passé s’imposent à son souvenir. Et l’on se réjouit de son sens de la dérision. Et on l’accompagne sur la piste d’une vie tout entière consacrée à l’art : à la musique, à l’écriture, à la musique de l’écriture.

J’ai abandonné ce livre à la page 99 sur 201. J’avais fait la moitié du chemin, j’aurais pu achever ma route. Mais je suis sortie épuisée de la logorrhée assommante de l’auteur. Sa parole folle, emballée comme un dragster sous acide, a eu raison de mon attention, de mon intérêt et de ma patience.

L’auteur parsème son propos d’expressions, de mots ou de phrases en anglais. D’ordinaire, j’aime le métissage et les textes cosmopolites. Mais là, sans raison peut-être, je reproche à Jack-Alain Léger une attitude de poseur un peu vaine et particulièrement agaçante. « La devise de ma mère, anglaise par son père, son élégance : ne pas peser, ne pas s’imposer, ne pas s’appesantir, avoir le désespoir gai, se retirer juste avant le heurt, se souvenir que la gloire est le deuil éclatant du bonheur, en rire, en rire de peur, glad to be unhappy ! comme chante Billie Holiday. » (p. 24) Apparemment, l’auteur n’a pas fait sienne cette devise. Je n’ai pas ressenti cette légèreté névrosée qu’il prône.

Jack-Alain Léger joue avec le texte et avec la page en changeant brusquement de police ou de casse. Le but est clair : ne se soumettre à aucune norme, refuser la routine, provoquer la surprise. Certaines parties sont intitulées « aria » ou encore « récitatif » : l’hommage à la musique est palpable. Il y a de la mélodie dans l’ADN de l’auteur, mais je n’ai pas su lire cette portée, ni suivre les notes. Anyway, the show must go on ! Mais ce sera sans moi.

Pour lire des avis plus positifs, je vous invite à visiter les sites de Daniel Fattore et de Bibalice.

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Enfer - Lignes d'affrontement [7] - Permalien [#]

Commentaires sur Zanzaro Circus : Windows du passé surgies de l'oubli

  • Si tu as calé en route, je pense que j'aurais du mal à le démarrer ! Les extraits que tu nous montres ont l'air "fatigants" !!!

    Posté par Asphodèle, 01 août 2012 à 08:39 | | Répondre
  • Mouais, bon, ma PAl te remercie ! Encore un qui ne menacera pas de la faire s'écrouler !

    Posté par Lydia, 01 août 2012 à 08:43 | | Répondre
  • @ Asphodèle

    À petite dose, ça passe, mais tout le roman est sur ce souffle. J'ai fait de l'hyperventilation !

    Posté par Lili Galipette, 01 août 2012 à 09:56 | | Répondre
  • @ Lydia

    A ton service !!

    Posté par Lili Galipette, 01 août 2012 à 09:57 | | Répondre
  • Ha ha ! Avec la chaleur j'imagine l'état de tes neurones bouillonnants !!! Trop d'images tuent l'image !

    Posté par Asphodèle, 01 août 2012 à 10:03 | | Répondre
  • ça me rassure... je pensais être la seule à avoir baissé les bras...

    Posté par Liliba, 04 novembre 2012 à 10:05 | | Répondre
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