Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

19 janvier 2013

Interview de Sophie Adriansen - Louis de Funès

Il y a quelques jours, je vous présentais l'excellente biographie de Louis de Funès par Sophie Adriansen. L'auteure a eu la gentillesse de répondre à quelques questions. Mais commencez par regarder la bande annonce du livre.

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Dans tes mots, j’ai ressenti une grande indulgence, voire une grande tendresse, pour cet acteur. Quel est ton premier souvenir lié à Louis de Funès ?

Je ne sais plus si j’ai d’abord vu Le Corniaud ou Les Aventures de Rabbi Jacob ; mais mon premier souvenir est de façon certaine Louis de Funès jouant dans un film de Gérard Oury. Et ces rediffusions sont des madeleines de Proust : des soirées en famille, au moment des fêtes de fin d’année… avec de grands éclats de rire. Louis de Funès en agace certains par son jeu – moi pas : c’est donc sans aucun a priori sur le personnage que j’ai abordé le « sujet » de Funès…

Louis de Funès en général espagnol dans Mission à Tanger d’André Hunebelle (1949), l’un de ses premiers films

Comment t’es-tu documentée ? Es-tu partie de zéro ou s’agit-il d’un sujet que tu connaissais et maîtrisais déjà ? Et as-tu découvert des films de Louis de Funès ?

Je connaissais l’acteur de Funès, j’ai découvert Louis, l’homme qui se cache derrière. Pour ce faire, je suis revenue à la source, en me plongeant non pas dans les analyses a posteriori de son parcours et de sa personnalité, mais dans les témoignages directs de ceux qui l’ont côtoyé, et dans la presse d’époque. Et cela m’a effectivement donné l’opportunité de découvrir ou redécouvrir des pépites dans le début de sa filmographie : des scènes formidables, des personnages improbables dans des films à sketchs, Louis de Funès donnant la réplique à Louis Jouvet ou à Luis Mariano…

Louis de Funès braquant le caissier d’une banque (Jean-Claude Brialy) dans Tu ne déroberas point, un sketch du film Le Diable et les dix commandements de Julien Duvivier (1962)

Louis de Funès s’accrochant avec Michel Serrault sur la route des vacances dans Nous irons à Deauville de Francis Rigaud (1962)

 

Quel est le film de Louis de Funès que tu préfères ? Et lequel voudrais-tu absolument nous faire découvrir ?

Quelle question difficile ! Impossible de me limiter à un seul, je n’y arrive pas. Il y a des films que j’adore parmi ses grands succès, comme Le Grand Restaurant, Les Grandes Vacances, Oscar, Le Tatoué, L’Homme orchestre ou encore, avant cela, La Traversée de Paris. Mais j’ai également beaucoup d’affection pour Ni vu ni connu et Nous irons à Deauville, qui sont d’ailleurs deux films dans lesquels Jeanne de Funès apparaît, pour Le Gentleman d'Epsom et Faites sauter la banque, pour Poisson d’avril qui marque la rencontre de Louis de Funès avec Bourvil ou encore pour La Belle Américaine, où de Funès tient le double rôle de jumeaux. Cela fait douze ! Mais rappelons que la filmographie de de Funès compte près de 150 films…

Louis de Funès braconnier et ses animaux dans Ni vu ni connu d’Yves Robert (1958)

Louis de Funès restaurateur face à Jean Gabin et Jean Lefebvre dans Le Gentleman d’Epsom de Gilles Grangier (1962)

Jetons un œil sur ton actualité. Fin 2012, ton roman jeunesse, J’ai passé l’âge de la colo, est paru aux éditions Volpilière. Peux-tu nous dire quelques mots sur les premiers pas de ton livre ?

Les premiers retours sont très positifs et me touchent beaucoup. D’abord, parce que les enfants, qui sont tout de même ma première cible, semblent s’attacher particulièrement aux personnages. Plusieurs petites filles, notamment, ont relu le livre après une première lecture. Et ensuite parce que les adultes aussi prennent a priori du plaisir à revivre cette semaine de colonie de vacances. Leur âme d’enfant n’est sans doute pas partie bien loin… et c’est une très bonne chose !

Et finissons avec ta prochaine parution, Quand nous serons frère et sœur, aux éditions Myriapode : quelques mots pour nous allécher ?

Quand nous serons frère et sœur est l’histoire de Louisa, une trentenaire qui se croit seule au monde depuis que sa mère est morte (elle n’a jamais connu son père). Elle apprend un jour que son père lui a laissé un héritage conséquent. Mais celui-ci est soumis à une condition : qu’elle vive un mois avec… son frère, dont elle ignorait totalement l’existence. Et ce frère s’avère être son exact contraire en termes de personnalité et de mode de vie. Le mois de vie commune s’annonce donc agité !

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Sophie, merci pour cette interview et pour les morceaux choisis que tu m'as proposés ! N'hésitez pas à découvrir cette très bonne biographie ou à visiter le blog de Sophie !

Posté par Lili Galipette à 09:00 - Mon Boudoir - Lignes d'affrontement [4] - Permalien [#]
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Commentaires sur Interview de Sophie Adriansen - Louis de Funès

  • Eh bien moi, il me tarde de recevoir mon livre. Vers le 24 selon Amazon mais en général, comme ils sont rapides, je pense le recevoir un peu avant.

    Posté par Lydia, 19 janvier 2013 à 14:57 | | Répondre
  • Une biographie intéressante, mais je ne connais pas vraiment les films de Louis de Funès ... en tout ça donne envie de les voir tous !

    Et le prochain roman de Sophie a l'air alléchant ...

    Posté par missbouquinaix, 19 janvier 2013 à 18:11 | | Répondre
  • Félicitations Sophie, du beau travail qui donne vraiment envie de feuilleter cet ouvrage.

    Posté par marie garnier, 20 janvier 2013 à 16:03 | | Répondre
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