Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

10 avril 2013

Le manuscrit des parfaits – Chroniques limousines

Manuscrit_des_parfaitsRoman de Julien Deslembre. Illustrations de Michaël Bettinelli.

1034, Limoges. Le moine Adémar est tourmenté par ce qu’il considère être sa plus grande faute. Depuis des années, il falsifie des écrits pour modifier l’histoire de Saint-Martial. « Je sais […] que la véritable histoire est le partage de quelques-uns seulement, que le peuple se repose sur le travail de chroniqueurs comme moi. Je connais le pouvoir de l’écrit. Qu’y a-t-il donc de condamnable à relater ce qui aurait dû se passer, plutôt que ce qui s’est passé, lorsque ceci est mal ? » (p. 35 & 36) Mais c’est autre chose qui vient bouleverser sa vie : les hérésies se multiplient, notamment celle des cathares et l’évêque Jourdain de Larron est bien décidé à les éradiquer, en commençant par Jean, un hérétique étrange qui fascine Adémar.

1324, Gimel dans le Limousin. Bernard Gui est grand inquisiteur et il traque un manuscrit mystérieux, bien décidé à éliminer les dernières poches de résistances hérétiques.

1794, Limoges. Le citoyen Alexandre Lonelet est un jeune avocat que la vie ennuie, voire dégoute. Quand Nathan, son frère jumeau, disparaît, Alexandre découvre l’existence de l’Église Jumelle et du manuscrit d’Adémar de Chabannes. Alors que la Terreur déferle sur Paris et que la religion semble vivre ses dernières heures, un mystère vieux de sept siècles va enfin être révélé.

Décidément, les thrillers sur fond de complot religieux, ça ne me plaît vraiment pas du tout ! Des cathares pendant la Révolution française ? Mais oui, et des Martiens sur le tombeau du Christ, tant qu’on y est ! Bon, je me calme… Ce roman n’est pas déplaisant et il se lit bien et vite, mais pour ma part, je ne prête pas foi à la théorie proposée. L’intrigue aborde des réflexions intéressantes sur les fondements de la foi et les vérités théologiques. Mais il y a trop de surnaturel : oui, je crois à la résurrection du Christ, mais pas à la réincarnation de Pierre, Paul ou Jean.

Je retiens une phrase aux allures d’avertissement : « En ces temps où l’écrit était rare, le dernier mot restait toujours à celui qui avait su le coucher sur le papier. » (p. 10)

Posté par Lili Galipette à 07:00 - Mon Enfer - Lignes d'affrontement [13] - Permalien [#]

Commentaires sur Le manuscrit des parfaits – Chroniques limousines

  • Bon, tant pis...

    Posté par Lydia B, 11 avril 2013 à 20:08 | | Répondre
    • Désolée... et je l'ai fini, hein, quand même !

      Posté par Lili Galipette, 11 avril 2013 à 20:12 | | Répondre
      • Mais tu n'as pas à être désolée. Tu connais l'adage : les goûts et les couleurs...

        Posté par Lydia B, 11 avril 2013 à 20:25 | | Répondre
        • Voui, mais bon, je préfère aimer les cadeaux qu'on me fait.
          (Sinon, le muscat est tooooooop ! )

          Posté par Lili Galipette, 11 avril 2013 à 20:27 | | Répondre
          • Tu ne vas pas te forcer non plus !!! Bon, tant mieux pour le muscat alors !

            Posté par Lydia B, 11 avril 2013 à 20:30 | | Répondre
  • Zut ! J'ai raté ça !

    Encore un truc qui dit n'importe quoi sur ces pauvres cathares, si je comprends bien... On ne leur aura rien épargné à ceux-là ! Comme si ça ne suffisait pas de les avoir brûlés vifs !

    Posté par JL, 24 avril 2013 à 08:58 | | Répondre
    • Attention, la miss Lydia a bien aimé...

      Posté par Lili Galipette, 24 avril 2013 à 09:44 | | Répondre
      • Bé ouai, mais bon : ça n'empêche pas que les pauvres Bons Chrétiens ("cathare" n'existait pas pour eux, c'est une appellation catholique) ont été mis à toutes les sauces, comme les templiers d'ailleurs, et que la plupart de ces sauces sont aigres.
        Je viens d'en voir un autre, de bouquin, dont je tairai le titre par charité chrétienne, qui tout en présentant l'auteur comme "historien" affiche une magnifique et monumentale erreur historique à la première ligne du texte de la quatrième de couv' !

        Mais ça ne m'énerve plus depuis longtemps, en fait...

        Posté par JL, 24 avril 2013 à 10:01 | | Répondre
      • Ben oui mais parce que j'ai vraiment pris ça comme un roman, une fiction, pas comme quelque chose de vrai.

        Posté par Lydia B, 24 avril 2013 à 17:00 | | Répondre
        • Oui, c'est sûr qu'il faut voir ça comme une fiction.

          Posté par Lili Galipette, 24 avril 2013 à 18:48 | | Répondre
  • Le bouquin est un thriller. L'auteur prend des personnages ayant réellement existé et les fait évoluer pour en faire un roman d'aventures. Libre à chacun ensuite d'aller faire des recherches.

    Posté par Lydia B, 24 avril 2013 à 18:53 | | Répondre
    • Oui, je comprends qu'on puisse voir les choses ainsi. Et ça ne me pose pas de problème particulier.

      C'est juste que lorsqu'il est question d'histoire, moi, je peux pas... Des cathares sous la Révolution, ça suffit à me faire tomber le bouquin des mains !

      Posté par JL, 24 avril 2013 à 23:12 | | Répondre
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