Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

16 avril 2013

La tour sombre

Cycle romanesque en huit tomes de Stephen King.

Cliquez sur les couvertures pour lire mes billets sur chacun des tomes.

Tour_sombre_1_Pistolero  Tour_sombre_2_Trois_cartes  Tour_sombre_3_Terresperdues  Tour_sombre_4_magie_et_cristal

Tour_sombre_5_Loups_de_la_Calla  Tour_sombre_6_Chant_de_Susannah  Tour_sombre_7_Tout_sombre  Tour_sombre_8_CleDesVents

De Stephen King, jusqu’à l’année dernière, je n’avais lu que Shining. À l’époque, j’étais une toute jeune adolescente et j’avais découvert ce roman dans une tente, par une nuit de tempête lors d’un séjour familial en camping. Partageant la tente avec un frangin facétieux et un brin sadique, je m’étais bien promis de ne plus jamais ouvrir un roman de Stephen King. OK pour voir les films adaptés de ses livres, derrière un gros lapin en peluche, mais au diable ses romans ! En début d’année, après en avoir entendu tant de bien, j’ai décidé de lire Cœurs perdus en Atlantide. Grand bien m’en a pris : ce roman m’a profondément séduite et c’est lui qui m’a donné envie de lire la saga de La tour sombre. En effet, la première partie de Cœurs perdus en Atlantide met en scène un personnage du grand cycle de King.

Stephen King a commencé à écrire cette œuvre gigantesque quand il était étudiant, dans les années 1970. Il l’a achevé en 2008. « Jamais je ne me suis pris pour un de ces auteurs qui se gargarisent en disant qu’ils ont anticipé chaque scène et chaque retournement de l’intrigue, mais je n’ai jamais non plus écrit de livre qui me vienne aussi naturellement. Il me monopolise complètement depuis le premier jour. » (p. 506 du tome 6) Il écrit également ceci : « La Tour sombre est ma ‘super-histoire’, mon gros œuvre, aucun doute là-dessus. Quand je l’aurai finie, j’ai bien l’intention d’y aller tout doux. Peut-être même de prendre ma retraite pour de bon. » (p. 519 du tome 6) Mais au fil des romans, on sent que l’emprise de cette histoire fait souffrir l’auteur, en tout cas qu’elle le domine. « Je ne suis que la putain de secrétaire de Roland de Gilead. » (p. 507 du tome 6) Encore heureux pour ses lecteurs qu’il n’ait pas tout envoyé paître, qu’il ne se soit pas libéré de cette emprise !

Stephen King a imaginé ce cycle en se fondant sur un vers d’un poème de Robert Browning : « Le Chevalier Roland s’en vint à la Tour noire. » Et voilà la première référence que l’on peut identifier dans cette œuvre qui est un palimpseste d’œuvres très classiques ou parfaitement décalées. En vrac, on retrouve Le magicien d’Oz, les légendes arthuriennes, Harry Potter, Star Wars, de nombreux poètes anglais et américains, etc. « Les références de King à la Tour sombre sont presque systématiquement cryptées, et […] parfois elles n’ont même aucun sens. » (p. 594 du tome 7) Et l’auteur fait aussi référence à ses propres romans : La Tour sombre semble être un point convergent de toute son œuvre. Dans une interview, l’auteur l’a déclaré sans ambages : « La Tour sombre est la Jupiter du système central de mon imaginaire. » Dernière source de référence, et non des moindres, c’est la propre vie de Stephen King. Dans le tome 6, j’ai été bouleversée de voir l’auteur décrire sa lutte contre son alcoolisme et se servir de son personnage pour prendre conscience de son mal. Stephen King fait également du terrible accident qui faillit lui coûter la vie un ressort des aventures de Roland de Gilead.

J’ai vraiment aimé la façon dont Stephen King mêle les codes du western et de la chevalerie, du roman d’aventures et de la fantasy. Il fait évoluer ses personnages dans un univers à la fois magique et mécanisé, dans un temps qui semble futur au regard de la dégradation de technologies que nous utilisons actuellement, un peu dans la mouvance steampunk. Cette lecture m’a enchantée et je ne suis pas prête de l’oublier ! Vous étonnerai-je en vous disant que j’ai d’ores et déjà prévu de lire bien d’autres romans de cet auteur ?

Et avec cette lecture au long cours, je signe une nouvelle participation au Défi des 1000 orchestré par Daniel Fattore.

Tome 1 : 255 pages ; Tome 2 : 512 pages ; Tome 3 : 580 pages ; Tome 4 : 862 pages ; Tome 5 : 663 pages ; Tome 6 : 524 pages ; Tome 7 : 952 pages ; Tome 8 : 284 pages. Soit un total de 4632 pages !

D_fi_des_1000

Posté par Lili Galipette à 07:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [21] - Permalien [#]
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Commentaires sur La tour sombre

    Eh bien ! Félicitations !

    Posté par Critéïne, 16 avril 2013 à 10:17 | | Répondre
  • Ah ah, j'imagine bien la nuit horrible dans la tente, avec Shining et le frangin maléfique! Ca a dû être un pur bonheur!!

    Posté par La Lyre, 16 avril 2013 à 11:14 | | Répondre
  • Waouh bravo ! Je n'ai lu que le premier tome. J'avais beaucoup aimé et j'étais partie pour lire la suite mais à l'époque King ne l'avait pas encore terminée ( il n'y avait que 3 tomes de sortis si je me souviens bien ). Du coup, ça m'a découragée ... et puis le 2ème tome n'avait pas réussi à m'accrocher autant que le premier et je ne l'ai même pas fini

    Posté par Aaliz, 16 avril 2013 à 19:02 | | Répondre
    • J'ai adoré le tome 2 !! N'hésite pas à reprendre cette série.

      Posté par Lili Galipette, 16 avril 2013 à 19:39 | | Répondre
  • Un jour je m'y attaquerai !

    Posté par DeL, 16 avril 2013 à 21:23 | | Répondre
  • Chevalerie ? Légendes arthuriennes ? Ouh !!! Mais c'est que tu me fais baver là. Et pourtant, je n'ai jamais été attirée par ses romans. Mais il ne faut jamais dire "jamais", n'est-ce pas ?

    Posté par Lydia B, 17 avril 2013 à 16:28 | | Répondre
    • Hihi, j'ai attendu la toute fin pour dégainer l'arme absolue !!
      Bon, je modère un peu mes propos : la chevalerie apparaît vraiment à partir du tome 4. Avant, c'est plutôt l'aspect pistolero à la Clint Eatswood qui prime.

      Posté par Lili Galipette, 17 avril 2013 à 17:28 | | Répondre
  • C'est bien de nous faire une petite analyse des huit tomes ! Tu me fais envie, je crois que je la lirai un jour !!! Le souvenir de la tente fait partie de ceux qui restent à vie dans la mémoire !!! Ha les frangins !!!

    Posté par Asphodèle, 22 avril 2013 à 10:48 | | Répondre
  • Tu me donnes envie de les lire! Je vais les mettre dans ma LAL, histoire d'y revenir, quand j'aurais réussi à baisser un peu ma pal!

    Posté par Accalia, 28 avril 2013 à 13:38 | | Répondre
  • Tu as vu que c'était sorti en BD ?

    Posté par Lydia B, 10 mai 2013 à 12:18 | | Répondre
    • Oui, mais je suis un peu sceptique...

      Posté par Lili Galipette, 10 mai 2013 à 12:50 | | Répondre
      • En fait, je viens de le voir sur Babelio car Lehane-Fan a commenté le tome 1. Visiblement, il a aimé.

        Posté par Lydia B, 10 mai 2013 à 13:22 | | Répondre
  • Bon, affaire à suivre !

    Posté par Lili Galipette, 10 mai 2013 à 15:35 | | Répondre
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