Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

25 octobre 2013

Un endroit où se cacher

Oates_Endroit_ou_se_cacherRoman de Joyce Carol Oates. Épreuves non corrigées.

Jenna a 15 ans. Elle se réveille à l’hôpital après un terrible accident de voiture qui a vu périr sa mère. En conflit ouvert avec son père, elle refuse de s’installer chez lui et préfère suivre sa tante Caroline. Le drame a rendu Jenna méfiante et dure. « Après l’accident, pas question de me remettre à aimer quelqu’un. Pourquoi ? Parce qu’ils s’éloignent à tire-d’aile, vous laissant seule. Trop risqué. » (p. 34) Au-delà de la douleur physique, il y a la colère et la rage, l’envie de se convaincre qu’elle n’a besoin de personne. « Après l’accident, mes blessures resteraient secrètes, je l’avais décidé. Et on ne me ferait plus jamais mal, je l’avais décidé. » (p. 67) Casquette vissée à la tête, attitude fermée, abus de médicaments et de drogues, Jenna veut annihiler ses remords et ses idées noires. Hélas, elle s’attire la sympathie de Trina, une toxique jeune fille au comportement dangereux.

Ce roman est destiné à un public plus jeune que celui que Joyce Carol Oates vise d’ordinaire, mais le style est bien présent, la plume toujours aiguisée. Toutefois, cette histoire me fait l’effet d’un roman de jeunesse ressorti des tiroirs. Il y manque la sombre puissance que j’aime tant dans les autres textes de cette auteure. Et la fin est bien trop optimiste à mon goût, comme si l’auteure n’osait pas ou craignait de choquer. Bref, je ne me suis pas ennuyée et ce roman ne m’a pas déplu, mais je n’en garderai pas un souvenir très marqué.

Posté par Lili Galipette à 18:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [5] - Permalien [#]

Commentaires sur Un endroit où se cacher

  • Ca fait deux fois que je bute sur ses romans avec "les Mulvaney", puis "petit oiseau tombé du ciel", je ne sais pas si ce sont les mots mis en italiques qui me perturbent car j'avais aimé Délicieuses pourritures mais il y a quelque chose qui ne me convient pas... Je vais attendre avant de réessayer !

    Posté par Asphodèle, 25 octobre 2013 à 19:25 | | Répondre
    • Roh, "Nous étions les Mulvaney" est magnifique !!!

      Posté par Lili Galipette, 25 octobre 2013 à 19:37 | | Répondre
  • S'il manque cette "sombre puissance" (ton expression s'adapte à merveille à son style), ce n'est plus du Joyce Carol Oates, Je pense que j'aurais eu la même réaction que toi.

    Posté par Lydia B, 26 octobre 2013 à 12:07 | | Répondre
    • Je deviens très exigeante avec les auteurs que j'aime !

      Posté par Lili Galipette, 26 octobre 2013 à 12:20 | | Répondre
      • Ça me paraît normal.

        Posté par Lydia B, 26 octobre 2013 à 13:26 | | Répondre
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