Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

10 mars 2014

Éloge du chat

Hochet_Eloge du chatTexte de Stéphanie Hochet. À paraître le 2 avril 2014.

Le chat est entré dans nos maisons depuis des siècles, mais il n’est pas vraiment domestiqué. « Le chat n’a pas peur des paradoxes. Il est un paradoxe, il n’y qu’à regarder son corps. » (p. 25) Attention, vous qui logez un chat, vous hébergez un fauve à demi-sauvage qui ne tolère votre présence et ne vous laisse la peau sauve que parce que vous le nourrissez. Si possible à heures fixes. « Quelque chose chez le chat fait de lui un être naturellement dominant. » (p. 28)

Le chat règne sur nos cœurs d’humain en mal de beauté et de pouvoir. « Le félin nous apprend que la vraie flexibilité est une qualité triomphante qui lui permet d’être par ailleurs paresseux, jouisseur, voluptueux… » (p. 34) Mais si nous aimons le chat, c’est aussi, simplement, irrémédiablement, parce qu’il a conquis nos cœurs et qu’à sa manière si particulière, il nous aime. « Nous le gardons près de nous pour le bonheur qu’il nous donne. Pour l’amour. Le chat est amour. » (p. 92)

Stéphanie Hochet parle avec tendresse de ce fauve apprivoisé qu’est le chat. Son texte est un hommage aux textes qui ont célébré le greffier et aux films qui ont immortalisé Rominagrobis. Le chat est une icône de mode qui griffe les clichés et balaie les conventions d’un coup de queue rageur, mais distingué. Le texte de Stéphanie Hochet est fin et intelligent, comme un chat.

J’ai lu cette courte réflexion féline le sourire aux lèvres. À chaque situation, je voyais ma minette, mon adorable Bowie que j’aime tant, qui parfois m’exaspère, mais toujours m’attendrit et me chavire. Ma minette est belle. Elle est gracieuse. Elle est aussi rondouillarde, mais elle est sublime. « Le gros chat n’est pas n’importe quel gros. Si le gros chien ou l’homme gras nous paraissent sympathiques et nous attendrissent, le chat enveloppé inspire la crainte révérencieuse. » (p. 67) Si je croyais à la réincarnation, je prierais pour revenir sous la forme d’un chat.

Merci aux éditions Léo Scheer et à Stéphanie Hochet pour l’envoi de ce livre. Nous étions félins pour l’autre !

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [8] - Permalien [#]
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Commentaires sur Éloge du chat

    Oh !!! je le veux, je le veux, je le veux : le livre et le chat.....

    Posté par Mamanous, 10 mars 2014 à 08:56 | | Répondre
  • Ma tigresse de salon et moi aimons beaucoup ton article!

    Posté par Melusine1701, 10 mars 2014 à 09:19 | | Répondre
  • Très beau jeu de mots ! Ta Bowie est magnifique ! Quant au livre, je le lirai, c'est certain !

    Posté par Lydia B, 10 mars 2014 à 20:53 | | Répondre
    • Bowie est magnifique, elle le sait et elle en joue, la filoute !!!

      Posté par Lili Galipette, 11 mars 2014 à 10:18 | | Répondre
  • Ha ha ha, excellent ton jeu de mots final !!! Tu es très en forme ! Je n'en ai pas hélas mais je les adore, j'en ai eu... un câlin à ta Bowie, quelle star !

    Posté par Asphodèle, 16 mars 2014 à 13:38 | | Répondre
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