Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

25 septembre 2020

Arles, les rencontres de la photographies - Une histoire française

Denoyelle_Arles les rencontre de la photographieOuvrage de Françoise Denoyelle.

Quatrième de couverture - Des rencontres entre un petit groupe de photographes en 1970 à un million de visites en 2018, c’est toute une saga de la photographie qui s’inscrit sur les terres arlésiennes. À l’origine, Lucien Clergue, photographe, Jean-Maurice Rouquette, conservateur, Michel Tournier, écrivain, militent pour la reconnaissance de la photographie, choisissent le festival pour se faire entendre. Ce ne fut pas sans combats, broncas et fêtes jusqu’au bout de la nuit. Des photographes les plus célèbres (Ansel Adams, Manuel Álvarez Bravo, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Don McCullin, Gisèle Freund, André Kertész, Josef Koudelka, Sergio Larrain…) aux moins connus d’alors (Sophie Calle, Thibaut Cuisset, Alain Fleischer, Gao Bo, Nan Goldin, Françoise Huguier, Annette Messager, Martin Parr, Sophie Ristelhueber…), qui rejoindraient ensuite les cimaises des musées, les Rencontres de la photographie ont accompagné bien des parcours, ouvert leur programme à d’autres continents, essaimé leurs expositions et leur savoir-faire jusqu’en Chine. Pour retrouver le fil conducteur de cinquante ans d’histoire à travers une multitude d’expositions, de projections, de colloques, de prix, d’ateliers… l’historienne Françoise Denoyelle a consulté les archives, interrogé de nombreux témoins. Un retour sur une histoire de femmes et d’hommes, sur l’émergence de nouvelles générations, de nouveaux regards, de nouvelles pratiques, de nouveaux rapports à la production d’images des années 1980 puis 2000 jusqu’à nos jours, alors que l’argentique laissait place au numérique avant que ne s’impose l’ère du smartphone. 5 entretiens ponctuent cette histoire, avec les témoignages de Jean-Maurice Rouquette, Christian Caujolle, Jane Evelyn Atwood, Clément Chéroux, Sam Stourdzé. Chacun apporte son point de vue sur des moments et des aspects clefs du festival. Respiration magnifique, en 13 photographies inédites, la déambulation arlésienne de Bernard Plossu raconte un autre Arles, celui des Arlésiens, un autre festival, celui d’instants réservés au flâneur des bords du Rhône, au festivalier en quête d’une fraîcheur salvatrice sur la route poussiéreuse vers la plage de Beauduc.

Pourquoi je me contente de la quatrième ? Parce qu’elle dit bien mieux que moi de quoi il est question !

Avec ce superbe ouvrage, j’ai découvert que Michel Tournier est un des initiateurs de ce festival arlésien. Mon Michel est décidément partout ! Mais ce n’est pas le sujet… Je n’ai jamais mis les pieds à Arles, mais au travers du texte de Fabienne Denoyelle, je vois à quel point cette ville est un écrin, lieu de création autant que d’exposition, pour un art tout récent qui se réinvente déjà sans cesse. « Ainsi bouillonne Arles. Carte blanche pour écrire un livre. Liberté rare, cascade d’obligations ». (p. 12) Beaucoup de noms illustres (photographes, responsables des Rencontres, lauréats des prix, etc.) traversent ce livre. J’avoue n’en connaître presque aucun.

Quelle passionnante histoire que celles des Rencontres ! Elle est présentée avec clarté et passion par l’autrice. Cela fait beaucoup d’informations d’un coup pour la totale ignorante que je suis ! Mais je me suis attardée avec beaucoup de plaisir sur les photographies de Bernard Plossu dont j’ai eu la chance d’admirer quelques œuvres dans la galerie de la librairie Place Ronde.

Je vous laisse avec celle-ci, joliment intitulée Camargue.

Denoyelle_Arles les rencontre de la photographie_1

Ouvrage lu dans le cadre du Prix Écrire la photographie, organisé par Place Ronde.

Posté par Lili Galipette à 08:00 - Mon Alexandrie - Lignes d'affrontement [5] - Permalien [#]
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Commentaires sur Arles, les rencontres de la photographies - Une histoire française

  • Arles est une ville incroyable. C'est tout petit et on peut y rester 3 jours avec plein de choses à y faire (en temps normal, sans le festival). J'aime beaucoup le festival de la photo, j'y vais depuis quelques années mais l'été est une saison terrible, où tu découvres que 32 degrés c'est beaucoup plus supportable que 38, et où il y a plein de monde. C'est un marathon annuel, un rite, où l'on mange beaucoup de glace heureusement !

    Posté par nathalie, 25 septembre 2020 à 10:45 | | Répondre
    • TROP CHAUD !!!

      Posté par Lili Galipette, 25 septembre 2020 à 13:07 | | Répondre
      • Même pour les Marseillais, c'est trop chaud, alors je pense que tu te contenteras d'Arles en hiver qui est déjà magnifique.

        Posté par nathalie, 26 septembre 2020 à 16:53 | | Répondre
  • Même commentaire que Nathalie . J'adore Arles, c'est un rendez vous tous les ans qui m'a manqué cette année. Et le centre ville est délicieux, les sites, les petites terrasses, et la librairie Actes Sud

    Posté par Marilyne, 26 septembre 2020 à 09:26 | | Répondre
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