Des galipettes entre les lignes

Chroniques littéraires.

01 juin 2015

Pilules bleues

Roman graphique de Frederik Peeters. L’auteur raconte sa relation avec Cati, divorcée et mère d’un adorable petit garçon, tous deux positifs au HIV. « Lui et moi n’avons plus droit ni à l’exception, ni à l’insouciance… C’est terrible pour un enfant, non ? » (p. 82) C’est donc l’histoire d’un amour sous trithérapie, d’un amour qui ne flanche pas et d’un amour qui garde le sens de l’humour même quand la maladie s’impose comme un gros rhinocéros blanc au milieu de la pièce. « Je me suis dressé comme un... [Lire la suite]
Posté par Lili Galipette à 08:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

30 mai 2015

Loin de la foule déchaînée

Roman de Thomas Hardy. Bathsheba Everdene est une jeune fille d’une grande beauté. « Le sourire qui se dessinait au coin de la lèvre présageait pour l’avenir bien des cœurs brisés ou conquis. » (p. 11) Quand elle hérite de la ferme de son oncle, elle décide d’en prendre la tête et de la gérer à sa manière, sans intendant. Indépendante, déterminée et profondément honnête, elle dédaigne les jeux et les minauderies qui devraient la mener au mariage. « Chose étonnante, le flirt était bien loin de sa pensée, quoique sa... [Lire la suite]
Posté par Lili Galipette à 08:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
27 mai 2015

Captain Carotte et son fabuleux zoo club

Bande dessinée de Roy Thomas (scénario) et Scott Shaw (dessins). Un étrange rayon s’abat sur Terre : les humains frappés se comportent alors comme leurs ancêtres simiesques. C’est une mission pour Superman ! Mais en cherchant à localiser la source du rayon, il se retrouve dans une autre dimension, à Gnou York, sur une Terre peuplée d’animaux. Sur cette planète aussi, le rayon fait des ravages. Mais cinq animaux lambda, touchés par les débris d’une météorite, développent de super pouvoirs : voici Captain Carotte,... [Lire la suite]
Posté par Lili Galipette à 08:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :
26 mai 2015

La mort d'Olivier Bécaille et autres nouvelles

Nouvelles d’Émile Zola. La mort d’Olivier Bécaille – Il ne bouge plus. Il ne respire plus. Il ne voit plus. C’est certain, Olivier Bécaille est mort. Et pourtant, il entend tout ce qui se passe dans la chambre. « La mort n’était donc pas le néant puisque j’entendais et que je raisonnais. » (p. 13) Il suit les préparatifs de son enterrement et entend le chagrin de sa jeune épouse. Alors, est-il vraiment mort ? Nantas – Monté à Paris et dévoré d’ambition, Nantas est certain de faire fortune. Mais les portes ne s’ouvrent... [Lire la suite]
Posté par Lili Galipette à 08:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
23 mai 2015

Madeleine Ferrat

Roman d’Émile Zola. Pour échapper à un tuteur trop pressant, Madeleine Ferrat s’échappe et se donne à un jeune homme. Pendant un an, ils vivent ensemble jusqu’au jour où Jacques part en Cochinchine, laissant Madeleine seule et perdue. « Peu à peu, elle accepta sa position. Son esprit se salissait à son insu, elle s’habituait à la honte. » (p. 64) Elle rencontre alors Guillaume de Viargue, jeune noble à la nature faible, avide de tendresse. Ensemble, ils s’apaisent et s’offrent un réconfort mutuel, finissant même par... [Lire la suite]
Posté par Lili Galipette à 08:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
22 mai 2015

Le scarabée d'or, suivi de La lettre volée

Nouvelles d’Edgar Allan Poe. Le scarabée d’or – Legrand vit presque reclus sur l’île de Sullivan, en Caroline du Sud, avec le nègre Jupiter pour compagnie. Son ami, le narrateur, s’inquiète des sautes d’humeur du jeune homme, anciennement riche et désormais ruiné. Quand Legrand trouve un scarabée à la carapace dorée, il est certain que sa fortune est faite. « Je ne doutais pas que Legrand n’eût le cerveau infecté de quelqu’une des innombrables superstitions du Sud relatives aux trésors enfouis, et que cette imagination n’eut été... [Lire la suite]
Posté par Lili Galipette à 08:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

21 mai 2015

La Pleurante des rues de Prague

Récit de Sylvie Germain. « Et le livre qui suit, n’étant composé que des traces de ses pas, s’en va lui aussi au hasard. » (p. 17) La narratrice évoque une femme, une boiteuse qui apparaît parfois dans les rues de Prague. « Mais comment rédiger une chronique des déambulations d’une inconnue qui ne surgit que par intermittence dans l’espace du visible ? » (p. 18) Cette inconnue sans visage, aux sanglots infinis, convoque la présence d’autres souffrants, disparus ou perdus. La Pleurante des rues de... [Lire la suite]
Posté par Lili Galipette à 08:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
20 mai 2015

Le singe, suivi de Le chenal

Nouvelles de Stephen King. Le singe - Ce singe musicien à la mécanique cassée, Hal pensait s’en être débarrassé. « Il l’avait en horreur, cette peluche douce, râpée par endroits. […] Ce n’est pas possible que tu sois là, murmura-t-il. Je t’ai jeté dans le puits quand j’avais neuf ans. » (p. 13) Et pourtant, le vieux jouet est bien là, au grenier. Hal sait qu’à chaque fois que le singe fait battre ses cymbales, un malheur se produit. Il ne laissera plus le jouet s’en prendre aux siens. Le chenal - Stella n’a jamais... [Lire la suite]
Posté par Lili Galipette à 08:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
19 mai 2015

Les ours à la rescousse

Album jeunesse. Racaille, Bastien et Bruno s’amusent tranquillement quand ils apprennent qu’un ourson est en fâcheuse posture dans un arbre : il est accroché à une branche par les bretelles de son pantalon. Vite, les bons amis aident le petit ours à descendre de cet arbre. Ah, ils sont bien courageux ces petits oursons. L’histoire est simple et plaisante, mais il faut surtout s’attarder sur les illustrations. Ne sont-ils pas A-DO-RA-BLES (et je pèse mes syllabes) ces ours en peluche raccommodés avec des morceaux de tissu ?... [Lire la suite]
Posté par Lili Galipette à 08:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
18 mai 2015

Le restaurant de l'amour retrouvé

Roman d’Ito Ogawa. Quand son petit ami la quitte en vidant leur appartement, Rinco perd sa voix. « Ma voix était devenue transparente. » (p. 18) Il ne lui reste qu’une jarre de légumes en saumure, un panier et un cœur brisé. Désemparée, elle retourne dans son village natal, auprès de sa mère qu’elle n’apprécie pas vraiment. Pour reprendre sa vie en main, elle décide de mettre à profit ses talents culinaires et d’ouvrir un restaurant dans l’annexe de la maison familiale. « Mon restaurant, je voulais en faire un... [Lire la suite]
Posté par Lili Galipette à 08:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]